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Henri VIALLET (1906-1998)

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    Je suis né sous une belle étoile, comme en témoigne le certificat de la mairie de Beaufort sur Doron, Savoie, le 8 décembre 1906, à 4 h.du matin, le huitième et dernier enfant de mes parents, paysans montagnards, dans un petit coin des Alpes, appelé Beaufortain, extension du massif granitique du Mont-Blanc, aux pieds d'une haute colline couronnée par un vieux château fort, avec un sanctuaire dédié à N.D. des Châteaux.

     

    C'est sur cette hauteur que le Père d'Alzon (A.A.) ouvrit son premier alumnat, avec 6 petits garçons qu'il compara, à la messe d'ouverture, aux 6 cruches d'eau de Cana. L'un d'eux était le frère de mon père qui devait devenir le P. Maxime A.A. et qui devait mourir jeune, quelques mois après sa soeur cadette, Oblate de l'Assomption. (Tous deux morts, est il écrit, en odeur de sainteté.)

     

    Dans cette vallée de Savoie, labourage et pâturage étaient encore comme au temps de Sully "les deux poumons du pays". On travaillait dur, mais sans précipitation et sans machine, et, l'hiver, on pouvait causer et rire tous ensemble, à la veillée, sous la grande lampe, en famille ou avec les voisins, après avoir fait, sans manquer, la prière du soir, tous à genoux .

     

    Heureux Temps ! Il fut, tout à coup, assombri en 1918. Cette année là, au mois de mai, une de mes soeurs, étudiante, mourut d'une méningite, à l'âge de 15 ans, et un de mes deux frères au front tomba sur le champ de bataille de Belgique, lors d'une des dernières offensives qui devaient provoquer l'armistice. Après la guerre, une terrible épidémie se répandit en Europe, appelée "grippe espagnole". Notre maison devint un hôpital. Mon père en fut la première victime à l'âge de 51 ans , et ma soeur ainée, la deuxième, à l'âge de 25 ans. De 10 que nous étions, nous ne nous retrouvâmes que 6. Que de larmes ont coulé, mais toujours dans la prière et l'espérance

     

    Dans ces vallées des Alpes, au mois de juin, on fait monter les troupeaux sur les hauts alpages, au dessus des forêts de sapin, face aux glaciers. C'est là qu'un beau jour, deux prêtres que nous connaissions bien, le supérieur et un professeur du petit séminaire que l'on venait de rouvrir, après la guerre, vinrent nous voir. Ils me proposèrent de venir les rejoindre au mois d'octobre, dans cette institution. J'acceptai, et c'est ainsi que je devins petit séminariste.

     

    Le petit séminaire de Tarentaise, appelé "Institut Saint Paul" était situé au bord de l'Isère, entre Albertville et Moûtiers, dans une localité, appelée "Beau Séjour". La maison fut toujours pour moi, un vrai beau séjour. J'y partais avec tant de joie à la rentrée, que j'en revenais pour les vacances. J'y trouvais mon frère Odilon qui était en terminale et qui devait être ordonné prêtre en 1928. Il fut longtemps curé de paroisse et ma mère eut le courage et la satisfaction de collaborer avec lui jusqu'à la fin de sa vie, à l'âge de 88 ans. Ensuite, il devint aumônier du Carmel de Chambéry.

     

    Quant à moi, je partis avec 4 camarades de classe, pour le grand séminaire de Belley, car le diocèse de Tarentaise n'avait pas de grand séminaire, en ce temps là. Je ne devais y rester que trois ans.

     

    Comme on avait besoin d'un professeur de 5ème au petit séminaire, on m'y rappela, et je dus m'improviser enseignant. C'est alors, surtout à l'occasion de visites de missionnaires qui venaient nous parler, avec projections, de leurs missions, que l'idée me vint de partir moi aussi.

     

    Quand j'en parlais à mon évêque, il me dit : "Inutile d'y penser, le diocèse a trop besoin de prêtres. " Pendant mon service militaire chez les chasseurs alpins d'Annecy, j'avais connu un aspirant M.E.P., Henri Ollivier de Lyon qui devait partir un jour pour la Chine, et mourir après quelques années d'apostolat. Il me conseilla d'en écrire à Mgr. de Guébriant. C'est ce que je fis. Sa réponse fut : "Priez, méditez, consultez, et, si vous êtes bien décidé, "confortare et esto vir", refusez le sous-diaconat tant que vous n'aurez pas reçu la permission désirée. C'est par le sous-diaconat qu'en ce temps, on était incardiné. Mon évêque me proposa alors de travailler 2 ans dans le diocèse, après j'aurais la permission de partir, si j'en avais encore l'envie. C'est ce que je fis, suivant le conseil de Mgr. de Guébriant, et c'est ansi que je suis arrivé prêtre à la rue du Bac, en 1932, ayant reçu l'ordination sacerdotale à Moûtiers, le 5 juillet 1931.

     

    Retourner au séminaire et revivre dans ce milieu, après avoir vécu 2 ans en dehors, fut pour moi une grande épreuve. Pendant plusieurs mois, j'eus un cafard noir. Les seules éclaircies dans cette nuit étaient pour moi les lectures spirituelles de Mgr. de Guébriant.

     

    Enfin, ce fut l'appel pour le départ, en 1933. Les aspirants ne rêvaient qu'à la Chine, mais ce fut l'Inde qui fut mon lot. Nous étions 21 jeunes missionnaires sur le bâteau et ne manquions pas de faire oratoire chaque soir sur le pont. Nous étions 4 pour l'Inde, dont Maurice Quéguiner, notre futur supérieur général. Ma Mission était Pondichéry. Je n'y arrivai pas sans difficulté.

     

    On nous avait dit qu'on pourrait obtenir le visa nécessaire, non seulement à Paris, mais aussi au consulat anglais de Colombo. Je ne sais pourquoi j'avais choisi cette alternative. Mais nous arrivâmes à Colombo un dimanche : consulat fermé, et le père qui était venu de Bangalore nous chercher, avait déjà pris nos tickets pour le train qui, le soir même, devait nous transporter au nord de Ceylan.

     

    Comme je n'allais qu'à Pondichéry, je pensais naïvement que je passerais inaperçu. Mais la police était sur le ferry-boat qui transporte les voyageurs de la côte cingalaise à la côte indienne. "Vous ne pouvez pas débarquer en Inde, me dit-on ; puisque vous n'avez pas de visa pour Ceylan, vous ne pouvez pas y retourner." Je restai donc prisonnier sur le ferry-boat, condamné à faire la navette entre les deux côtes, pendant que mes compagnons débarquaient allègrement en Inde. C'était le début de la mousson du nord-est, un vrai temps de déluge ; je pouvais me croire dans une arche ; ce n'est pas les corbeaux qui manquaient ; quant à la colombe, elle m'arriva le lendemain, sous la forme d'une dépêche, réponse à celle que l'on avait envoyée à Madras et portant le visa désiré. Comme je me précipitais, voyant le train sur le quai, l'officier anglais me dit , en un français qui valait bien mon anglais : "vous avoir plein de temps" !.

     

    À Pondichéry où Mgr. Colas m'attendait avec impatience, le bon père Dequidt accepta d'ajouter à ses nombreuses occupations de vicaire général, manager de la presse et aumônier de la congrégation des "Soeurs Bleues", celle de m'enseigner le tamoul.

     

    Après trois mois, je fus envoyé à Chandernagor : un établissement français près de Calcutta, qui faisait partie du diocèse de Pondichéry. Il s'agissait simplement de tenir compagnie au nouveau missionnaire qu'on y envoyait. J'y restais 6 mois et en profitai pour aller jusqu'au Sikkim où je retrouvais le P. Quéguiner. Le P.Eléazar venait de le quitter et le P. Gratuze régnait à Padong, sous le contrôle de Mgr.Douënel, le préfet apostolique. Quel bon temps nous avons passé ensemble !

     

    Je fus rappelé pour occuper mon premier poste missionnaire à Anilady, une paroisse de nouveaux chrétiens qu'une chanson décrivait comme il suit : "Du sable et des rochers/des gens sans nourriture/des diables par milliers..." Un vieux missionnaire, le P. Godec m'y attendait à l'ombre d'une immense église dont le dôme s'apercevait de loin. Il l'avait construite lui-même avec quelques maçons, à ses frais, en 18 ans, tout en baptisant à droite et à gauche. Il s'agissait pour moi, de continuer l'étude du tamoul dont je ne savais pas lourd. J'arrivais à me faire comprendre, mais je n'arrivais pas à comprendre les gens. Je m'occupais surtout des petites écoles dispersées à travers le district. Il n'y avait pas de route en ce temps là, et la bicyclette était inutilisable sur les chemins sableux ; mais, le P.Godec m'avait acheté, pour 300 roupies, à Bangalore, un cheval qui trottait, et même galopait magnifiquement.

     

    Un jour, visitant une école dont maitres et élèves étaient partis en pélerinage, je m'aperçus que le jardin de l'école avait soif. Je tirai sur la corde du puits pour en extraire quelques seaux d'eau. J'en gardai une petite blessure à la main droite qui s'envenima au point que je dus faire une visite à l'hôpital de Pondichéry. Je devais y rester plus de 6 mois, immobilisé sur le lit. On n'arriva pas à arrêter l'infection. Je devins un sac de pus qu'on ne pouvait pas localiser,- fièvre jour et nuit- .

     

    Mgr. Colas ne manqua jamais, quand il était à Pondichéry, de venir à l'hôpital dire le bréviaire à mon chevet. Le jour de la fête de la Sainte Trinité, il me donna le sacrement des malades. Le lendemain, comme on sonnait un glas à la cathédrale, le P.Hougard, dans son église, voisine de l'hôpital, pensa que c'était de moi qu'il s'agissait et dit la messe pour le repos de mon âme.

     

    Cependant, un beau jour, on arriva à faire des ouvertures et le pus sortit. La fièvre tomba, mais j'étais incapable de me tenir debout. Les médecins demandèrent qu'on me renvoyât en France, pour me refaire un sang neuf..C'est ainsi qu'en 1936, je reprenais le bâteau.

     

    En France, après quelques mois en Savoie, le Père Robert, alors supérieur, me demanda d'être aumônier par interim, d'un grand pensionnat de jeunes filles, tenu dans la banlieue parisienne par les "Dames des Oiseaux". J'obtins ensuite la permission d'aller en Angleterre apprendre l'anglais. Je ne devais y rester que 4 mois.

     

    De Pondichéry, une lettre m'arriva me disant que le Père Guillerm, supérieur du collège de la mission, comptait sur moi, pour la rentrée des classes. C'est ainsi que, de retour à Pondichéry, je devins professeur de français, pendant 3 ans. Heureusement, j'avais à porter secours à un vieux prêtre indien, curé d'une paroisse voisine de Pondichéry : Reddiarpaleam. Il y avait dans cette paroisse, un gros village de quelques 2.000 chrétiens harijam, avec une nombreuse jeunesse qui était enchantée d'avoir un jeune père pour s'occuper d'elle. Quand le vieux père indien se retira, on me demanda de prendre sa place.

     

    À Reddiarpaleam, j'eus de grosses difficultés. La grande nef de l'église où se trouvait l'harmonium, était réservée aux chrétiens de caste qui n'étaient guère plus de 500. Je demandai à la jeunesse que je connaissais de se grouper autour de l'harmonium pour chanter ; car tous ces jeunes harijam chantaient très bien. Les chrétiens de caste en furent offensés et les deux tiers d'entre eux cessèrent de venir à l'église. Après trois ans, pour faciliter leur retour, je suggérai à Mgr. Colas de leur donner un nouveau curé. C'est ce qu'il fit, et je fus envoyé à Gingy, autrefois la capitale d'un petit royaume dont les cipayes de Pondichéry escaladèrent les remparts. Je ne devais y rester que 11 mois. J'avais à peine visité tous les coins de la paroisse en compagnie d'un brave catéchiste, qu'on me demanda de prendre la direction du petit séminaire St Agnès, à Cuddalore. En quittant le petit séminaire St. Paul en Tarentaise, je m'étais félicité de franchir les murs d'une institution pour un apostolat au large, et voilà qu'il me fallait réintégrer les murs d'une semblable institution. C'est donc le coeur gros que je dis adieu à Gingy.

     

    Je trouvais à Cuddalore, au milieu d'une trentaine de grands garçons, le Père Chételat, un prêtre suisse, qui, après avoir été chargé de l'animation missionnaire dans le Jura bernois, avait décidé de payer de sa personne, et avait débarqué sur la côte du Coromandel, à l'âge de 50 ans. Avec lui, était le Père indien Marc Copu qui, après 5 ans, devint vicaire général de Pondichéry, puis évêque auxilaire et finalement le premier Archevêque indien d'Hyder-Abad. Si c'était avec un coeur gros que j'étais venu à St. Agnès, je m'attachai tellement à cette petite communauté que c'est avec un coeur plus gros encore que je la quittai, 17 ans plus tard. Elle a laissé en moi, un inoubliable souvenir, et c'est toujours une joie pour moi de revoir des anciens de St.Agnès, -leaders ou écclésiastiques- ; parmi ces derniers : un cardinal et trois évêques.

     

    Si, au moins, c'était dans la brousse que j'étais envoyé ! Mais c'était de la paroisse N.D. des Anges, la paroisse blanche, comme on l'appelle encore sans raison, dont il s'agissait ! Heureusement, on m'y associa le Père Roland qui la connaissait et connaissait aussi le genre de ministère qu'il lui fallait. Avec lui, la tâche ne fut pas trop difficile et devint même attrayante. Après deux ans, voyant que mon vicaire pouvait suffire au travail, sans moi, et mieux que moi, je me décidai de revoir la France, après 26 ans.

     

    Je repris donc le bâteau en 1963, et, passant par Rome où je reçus la dernière bénédiction pascale du pape Jean XXIII, je traversai les Alpes. Je revis mon frère prêtre et deux soeurs qui me restaient, dont l'une au Carmel de Chambéry. Je fis connaissance avec un nombre considérable de neveux et nièces, petits-neveux et petites-nièces. Une nièce que j'avais baptisée avant de partir, était maintenant au Carmel d'Ars.

     

    C'est pendant ce séjour en France qu'il m'arriva de rencontrer le Père Rossignol, alors supérieur du grand séminaire St. Pierre à Bangalore. Il était venu en congé lui aussi, et avait probablement obtenu, avant de partir, de Mgr. Ambrose, le nouvel archevêque indien de Pondichéry, la permission de me harponner pour le grand séminaire. J'ajoutai imprudemment "la seule chose que je pense avoir, c'est une profonde affection que Dieu m'a mise au coeur pour les séminaristes". Sur quoi, le P. Rossignol répliqua "avec ça, vous êtes déjà, au moins 75/100 qualifié." J'étais accroché, et c'est ainsi qu'à mon retour de France, je pris le train pour Bangalore.

     

    Au grand séminaire St. Pierre, on me fit enseigner le latin, puis je fus chargé d'un petit cours de spiritualité pour les séminaristes de 1ère année ainsi que de l'examen particulier qui existait encore, en ce temps. Puis, je devins vice-recteur avec charge spéciale de la communauté des philosophes, jusqu'à ce que la direction complète du séminaire fut confiée aux prêtres indiens.

     

    C'est encore au séminaire que je suis à 80 ans. Je n'enseigne plus. J'ai encore deux conférences spirituelles à assurer par semaine et la direction spirituelle –comme on dit encore ici – des séminaristes qui s'adressent à moi. Pour combien de temps encore ? A la grâce de Dieu, "de Dieu riche en miséricorde". A mon âge, on n'est plus bon à grand chose, mais on peut encore souffrir et prier et ce n'est pas rien.

     

    Prier pour tant de jeunes que j'ai connus et aimés. Ceux qui sont devenus pêcheurs d'hommes et se tiennent fermes dans leur barque... ceux qui ont fait naufrage, afin que le Seigneur, dans sa miséricorde, ne permette pas qu'ils se noient .

     

    Je ne pourrai jamais suffisamment  ici-bas, rendre grâce au Seigneur et sa miséricorde est mon seul espoir. Ma reconnaissance à tous ceux et celles qui, depuis mon baptême, en furent les instruments, aux prêtres français et indiens qui furent mes compagnons dans le ministère sacerdotal.

     

    23-4-1987

     

    P.S. À la fin de l'année scolaire 1989-90, au début d'avril, j'ai cherché refuge dans un coin du bâtiment dû à l'initiative de Mgr. Augustin Colas, le dernier archevêque français de Pondichéry. Bâtiment construit  pour prêtres âgés ou malades dans l'enceinte de l'hôpital Ste Marthe à Bangalore. Il porte le nom de "St. Augustin's Quarters. J'y occupe la chambre où vécut et mourut le Père Amédée Chételat, qui, pendant 17 ans, fut mon compagnon au petit séminaire St. Agnès à Cuddalore

     

    Ayant bientôt 84 ans et étant assailli par un asthme têtu, j'ai pensé qu'il était temps, avec la permission de mon évêque et du supérieur régional, de me réfugier quelque part, là où je gênerai le moins possible, en attendant que le Seigneur, dans sa miséricorde, veuille bien m'appeler.

     

    Ecrit :

    -pour répondre à l'invitation de notre Supérieur Régional,

    -pour épargner un casse-tête à celui qui sera chargé de la chronique,

    -pour rendre grâce à Dieu "riche en miséricorde".

    Autobiographie.

     

     

    Le 27 décembre 1997, M. Henri Viallet, fils de Maxime et Avocat Sophie, fut conduit à l'hôpital Ste Marthe à Bangalore. Il avait 41° C de fièvre. Il avait été tant de fois hospitalisé et avait déjà reçu sept fois le sacrement des malades. Le 2 janvier 1998, au matin, il souffrait de l'asthme mais n'était pas sous oxygène. Parlant de sa mort possible, il répétait sa totale confiance en Dieu, maintes fois exprimée : " Ô mon Dieu, que ce soit quand Vous voudrez ! Où Vous voudrez ! Comme Vous voudrez ! Pourvu que ce soit dans votre saint amour !..."

     

    Le dimanche 4 janvier 1998, il comprenait, bien qu'il ne puisse plus parler. Son supérieur régional venu lui rendre visite vers 10 heures du matin, lui ayant dit que c'était la fête de l'Epiphanie, la fête des Missions Etrangères, il fit "oui" de la tête. Il fut transféré peu après, en CCU (Coronary Care Unit) ; c'est dans ce service de l'hôpital Ste Marthe qu'il s'éteignit, le dimanche 4 janvier 1998, à 15h05.

     

    Sur l'enveloppe contenant son testament, il avait écrit à la date du 27 août 1993 : "Bury this body anywhere...do not worry about it... I request just one thing : remember me at the altar..." Mais Mgr. Michael Augustine demanda que soit ramenée à Pondichéry, la dépouille mortelle de M. Henri Viallet. C'est ce dernier en effet, qui avait accueilli au petit séminaire le futur archevêque de Pondichéry, ainsi que le futur cardinal Lourdousamy, et bien d'autres encore .

     

    À la messe de ses obsèques célébrées le mardi 7 janvier 1998, à 17 heures, il y avait trois archevêques, un évêque et quelques deux cents prêtres plus un grand nombre de religieuses, ainsi qu' une importante foule de chrétiens. Voici comment M. Henri Viallet aimait présenter un résumé de sa vie :.." Ma vie ? Ce fut : 7 ans à Pondichéry, 17 ans au petit séminaire de Cuddalore, 27 ans au grand séminaire de Bangalore !.."

     

     

     

     

    • Numéro : 3481
    • Pays : Inde
    • Année : 1933