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Gustave VANDAELE (1874-1943)

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    Mgr Gustave-Georges-Arsène Vandaele vint au monde à Paris le 27 février 1874. Son père d’origine flamande, exerçait le métier de tailleur. C’est pour bien élever leurs enfants que les parents ont pris à Paris la loge de concierge où ils resteront pendant trente ans. Ils furent bien récompensés de leur foi et des sacrifices qu’ils se sont imposés puisque le Seigneur a choisi un de leurs enfants pour être évêque missionnaire au Tonkin.

     

    Le petit Gustave, après ses études primaires à l’école paroissiale, commença ses études secondaires à l’école des Francs-Bourgeois et les compléta au petit séminaire Saint-Nicolas où il gagna le prix d’honneur en rhétorique en 1894. Chez les Francs-Bourgeois, il faisait déjà partie de l’Académie (groupe d’élite de la maison). Le fait d’appartenir à l’Académie prouve que le jeune Vandaele était un sujet très bien doué. L’école des Francs-Bourgeois s’est toujours glorifiée de Mgr Vandaele dont le nom est inscrit dans les services de l’Amicale des anciens élèves. La rhétorique terminée, il entra au grand séminaire d’Issy où il brilla par son bon esprit, sa piété sincère, son application à l’étude. Toute sa vie, il garda une reconnaissance profonde pour le curé de sa paroisse qui l’avait dirigé vers le sanctuaire et pour ses maîtres de Saint-Sulpice qui l’avaient orienté vers la pratique des vertus ecclésiastiques. Dans les rapports qu’on avait avec lui, on reconnaissait tout de suite l’élève éduqué par ces maîtres si réputés du clergé, en raison de sa retenue dans ses paroles, sa distinction, son amour de la règle et sa grande charité envers tous. Il a fallu que l’appel aux missions retentît bien fort dans son cœur, pour ne pas entrer dans la très méritante Compagnie de Saint-Sulpice. En tout cas au Tonkin comme à Paris M. Vandaele est resté Sulpicien de cœur et a consacré presque toute sa vie à la formation du clergé indigène. Ordonné prêtre au Séminaire des Missions-Étrangères le 25 juin 1899, il fut destiné la même année à la Mission de Hunghoa. Après quelques mois d’étude de la langue à l’évêché et une année de ministère à Yêntâp et à Dobo, sous la direction de M. Chatellier, il fut nommé professeur au petit séminaire de Hà Thach, où il remplit admirablement ses fonctions ; aussi ses élèves eurent à cœur de ne jamais oublier les bons exemples qu’il leur a donnés.

     

    En 1923, Mgr Ramond choisit M. Vandaele pour enseigner la philosophie et remplir la charge de procureur et de curé de la paroisse de Hunghoa, à la place de M. Jaricot rappelé à Paris. Il fut le procureur parfait, toujours aimable avec ses confrères et les prêtres vietnamiens, même à l’occasion des retraites annuelles pendant lesquelles sa patience était parfois mise à l’épreuve. Sa correspondance et ses comptes étaient tenus à jour.

     

    C’est au cours de ses multiples occupations qu’un câblogramme de Rome lui annonça sa nomination de coadjuteur de Mgr Remoud. Le sacre eut lieu à Hunghoa le 8 décembre 1936. Deux ans après, Mgr Ramond donna sa démission à cause de son grand âge, et Mgr Vandaele prit alors la direction de la Mission, mais pendant un laps de temps trop court pour lui permettre de développer les œuvres et mettre à exécution les projets d’apostolat qu’il pensait réaliser.

     

    Une maladie dont il souffrait depuis deux ans lui occasionna un abcès au foie que les médecins jugèrent trop avancé pour tenter une opération. Mgr Vandaele, averti de l’incurabilité du mal, accepta courageusement la volonté de Dieu et alla se préparer à la mort au presbytère de Sontay auprès de son ami, M. Massard, curé de la paroisse. Pendant les trois derniers mois de sa vie, il souffrit sans répit et n’eut jamais une heure de sommeil ; son estomac refusait toute nourriture, ne tolérant que de l’eau de Vichy. Jamais une plainte ne s’échappa de sa bouche, il était toujours aimable et gracieux avec ses visiteurs. Sa dévotion préférée était la dévotion envers la Sainte Vierge et il désirait mourir un samedi ou un jour de fête de la bonne Mère du ciel. Il fut exaucé ; il est décédé le 21 novem­bre 1943, le jour de la Présentation de la Sainte Vierge.

     

    Ses obsèques furent un triomphe. Elles étaient présidées par S. Exc. Mgr Drapier, Délégué apostolique en Indochine et par­ Mgr Chaize, évêque de Hanoi, qui avait été son consécrateur en 1936. Plus de soixante prêtres l’ont conduit à sa dernière demeure. Maintenant Mgr Vandaele repose dans le cimetière de la mission catholique de Sontay auprès de neuf confrères morts avant lui, dont M. Méchet, son compatriote et grand ami. Que du haut du ciel, il protège sa chère Mission de Hunghoa !

     

     

    • Numéro : 2465
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1899