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Casimir VACHER (1861-1888)

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    M.Casimir-Siméon Vacher naquit à Talencieux ( Ardèche), le 26 février 1861. Dieu lui donna dès son enfance un tuteur et un modèle dans son frère aîné, prêtre, et actuellement curé de Sarras, au diocèse de Viviers. Il lui fit faire une partie de ses études, et se chargea de lui pendant toutes ses classes .« Dès sa tendre enfance, nous écrivait ce digne frère, en apprenant la mort de son pupille, je l’avais consacré à Marie. C’est elle qui l’avait voulu prêtre, c’est par sa puissante intercession qu’il avait été appelé au sacerdoce, et même à la belle vie de missionnaire. Elle a voulu l’appeler près d’elle, le jour de son Immaculée Conception. Je vois là encore un signe de sa toute puissante protection envers lui. Qu’elle en soit mille et mille fois remerciée ! »

    Entré, le 17 août 1881, au Séminaire des Missions-Étrangères, M.Vacher y suivit le cours complet des études philosophiques et théologiques. Ordonné prêtre le 27 septembre 1885, il fut destiné à la Cochinchine Occidentale, où il arriva dans les premiers jours de 1886. Trois mois à peine après son arrivée en mission, il fut placé au Séminaire de Saïgon. Le P.Thiriet, Provicaire et Supérieur lui rend ce témoignage, que « cette charge, contraire à ses goûts, il l’a toujours replie en conscience, et même  avec joie et bonne humeur. Le P. Vacher était, avant tout, un homme d’ordre et de devoir. Sa douceur et son affabilité lui avaient acquis l’estime et l’affection de tous ses confrères et de tous les élèves.Il semblait promettre de longs et excellents services, quand il fut atteint d’un terrible accès de fièvre typhoïde, qui l’emporta en moins de quinze jours, malgré les soins empressés dont il fut l’objet. Pendant les huit ou dix derniers jours, il fut presque continuellement dans le délire. Il put toutefois se confesser, dans un moment de calme. Il rendit sa belle âme à Dieu, vers 11 heures du matin, le samedi 8 décembre, fête de l’Immaculée-Conception de la Sainte Vierge. On peut croire que sa bonne Mère du ciel voulut lui accorder cette faveur, en récompense de la singulière dévotion qu’il eut toujours pour Elle : il ne manquait jamais, chaque samedi , d’offrir le Saint Sacrifice de la messe en l’honneur et aux intentions de Marie-Immaculée.

    « Ne pouvant travailler directement à la conversion des païens, il offrait, en compensation , de ferventes prières pour cette œuvre. On trouve dans son testament cette page significative : « Comme je n’ai réellement rien fait jusqu’ici pour le salut des âmes, et que je ne ferai peut-« être pas grand’chose, tout le reste du temps que le bon Dieu  m’accordera de vivre, je veux « compenser, ou plutôt faire ce que je pourrai pour contribuer quelque peu à la conversion des « infidèles. C’est pourquoi je veux qu’après ma mort : Tout ce que j’aurai, soit consacré d’une « manière immédiate  à la conversion des infidèles, c’est-à-dire. 1o Que l’on donne l’argent en « ma possession pour faire et entretenir des catéchumènes. 2o Que l’on vende les objets qui « m’appartiennent pour en consacrer le prix à la même cause. Je dispose ainsi de mes affaires, « parce que j’estime meilleur de consacrer mon argent au salut des âmes, que de l’employer à « faire dire des messes pour moi. Si je reste plus longtemps en purgatoire, tant pis, je serai « plus content d’entrer en Paradis, même tard, si une âme doit en retirer la grâce du baptême « et le salut éternel.»

     

    • Numéro : 1683
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1885