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Jean-Baptiste VACHAL (1812-1851)

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    [465]. VACHAL, Jean-Baptiste, naquit le 6 décembre 1812 au hameau de Coyral, commune de Saint-Merd-de-Lapleau (Corrèze), fit ses études à Servières, d’où il passa au grand séminaire de Tulle. Dans ces deux maisons, il se montra d’une réserve si grande, qu’on lui donna le surnom de Taciturne. Prêtre le 24 juin 1838, il fut nommé vicaire à Neuvic-d’Ussel.

    Il arriva au Séminaire des M.-E. le 4 août 1841­ ; il en partit le 27 avril de l’année suivante pour le Siam. Il travailla à Bangkok. Au début de 1844, il fit un voyage à Xieng-mai, obtint une audience du roi, qui lui accorda la permission de séjourner dans la ville et d’y construire une maison­ ; mais dès qu’il commença à prêcher l’Evangile, le prince changea de sentiments et lui prescrivit de quitter son royaume. Il était de retour à Bangkok au mois de mai de la même année.

    Atteint de la fièvre des bois en 1845, il se rendit à Macao, et en 1846 au Yun-nan. Pendant trois ans, il visita les chrétientés du nord-est­ ; en 1849, il fut envoyé dans le district du Yong-chan-lien composé de 200 à 300 fidèles, mais où se manifestait un mouvement de conversions. Il fit au mois de septembre 1850 un voyage dans le sud de la province, trouva à Mong-tse quelques chrétiens, se rendit à Kai-hoa fou, et s’installa dans une pagode de cette ville, puis dans le village de Che-ngai-kio, et enfin à Pa-ka-tang, à 12 lieues de Kai-hoa.

    Dénoncé comme prédicateur d’une religion étrangère et perverse, il fut arrêté par le sous-préfet de Ouen-chan, conduit au tribunal de Kai-hoa, frappé de 80 soufflets et de 40 coups de rotin­ ; c’était le 17 janvier 1851. Quelque temps après, il fut laissé plusieurs jours sans nourriture, et mourut dans la prison de Kai-hoa, dans la nuit du 11 avril 1851.

    Les opinions diffèrent sur la cause de sa mort­ : les uns disent qu’il fut étouffé avec une toile imprégnée de poussière de chaux­ ; les autres, qu’il fut empoisonné­ ; enfin, d’autres, qu’il mourut de la fièvre. Son corps, enterré à Kai-hoa, fut rapporté à Yun-nan fou en 1880, par un missionnaire, M. Pourias. Le catéchiste qui accompagnait Vachal, et qui comme lui fut emprisonné et frappé, se nommait Ien­ ; il était originaire de Sa-lien dans le Kien-tchang.

    Peu de temps après que fut connue la nouvelle de sa mort dans la Corrèze, Mgr Berteaud, l’évêque de Tulle, se rendit à Saint-Merd-de-Lapleau, et avec cette éloquence poétique, qui était une des caractéristiques de son talent, il exalta le courage de l’ouvrier apostolique mort pour la foi.

    Notes bio-bibliographiques.

    C.R., 1899, p. 134.

    A. P. F., xviii, 1846, pp. 48, 75­ ; xxiv, 1852, p. 261.

    M. C., v, 1873, Sa mort en prison, p. 179.

    — Sem. rel. Tulle, 1913, p. 334.

    — Am. de la Rel., clvii, 1852, p. 195­ ; Ib., Sa mort, p. 309.

    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Souvenirs, ii, pp. 166, 170, 221. — Descrip. du roy. Thai, ii, p. 290, — Vie de Mgr de Marion-Brésillac, pp. 69 et suiv. — Lett. du Bx Th. Vénard, pp. 229, 264.

    • Numéro : 465
    • Pays : Thaïlande Chine
    • Année : 1842