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Adolphe TURC (1917-1969)

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    Adolphe, Emile, Marcel-Marie TURC naquit le 22 novembre 1917, à Angers, paroisse Sainte Madeleine, diocèse d'Angers, département du Maine-et-Loire. Né dans une famille d'horticulteurs, il avait un frère et deux sœurs. Il fit ses études primaires à l'école paroissiale de la Madeleine, puis ses classes secondaires au collège de Mongazon où il resta dix ans. En octobre 1935, il se dirigea vers le grand séminaire d'Angers où il resta jusqu'en 1938. Il fit alors son service militaire. Puis ce fut la guerre de 1939, durant laquelle il échappa de peu à la captivité.

     

    Le 1 octobre 1940, il entra acolyte au séminaire des Missions Étrangères. Ordonné prêtre le 29 juin 1942, agrégé à la Société des Missions Etrangères le 15 septembre 1942, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de Pakhoi. Dans l'impossibilité immédiate de rejoindre sa mission, en raison de l'état de guerre, il fut nommé vicaire à Saint Serge d'Angers où il s'occupa des jeunes gens, patronage et troupe scoute. En 1945, l'armée le rappela quelques temps pour l'accueil des prisonniers. Enfin, le 23 mars 1946, il s'embarqua à Marseille sur le "Moncay".

     

    En mai 1946, M. Adolphe Turc arriva à Pakhoi, situé à l'extrême sud-est de la Chine et au nord du Tonkin. Il se mit à l'étude de la langue chinoise, puis, pendant plus de six mois, il assura seul le service du district de la Sainte Trinité, son titulaire, M. Jégo, malade, étant parti se soigner à Hong-Kong. Au retour de ce dernier, il fut mis à la tête du district de Vatak, une région en bordure de mer, mais, en 1947, infestée d'éléments communistes. Dans cette région peu touchée par le christianisme, il développa un dispensaire grâce auquel, écrit-il, il est "connu comme le loup blanc", il organisa des compétitions sportives pour les jeunes, et visita souvent ses chrétiens un peu délaissés pendant la guerre.

     

    Avec l'installation du régime communiste, son dispensaire fut fermé, il lui fut interdit, en 1951, de s'absenter de nuit de son village. En 1952, il eût de forts ennuis durant plusieurs mois; incarcéré pendant plusieurs jours, remis en liberté, puis expulsé, il arriva à Hong-Kong le 28 décembre 1952, où il passa cinq mois à refaire sa santé. Vers mai 1953, il fut affecté à la mission du Cambodge.

     

    À Phnompenh, il exerça son ministère auprès des chinois, des eurasiens et des européens à la paroisse du Sacré-Cœur. Il devint aumônier scout, assura divers cours d'instruction religieuse au Lycée Descartes. Vers le mois d'août 1954, il fut chargé de l'aumônerie militaire, et des causeries du dimanche à radio Phnompenh.

     

    Arrivé en France, le 12 août 1955, pour prendre son congé régulier, M. Turc, embarqué à Marseille le 11 avril 1956, arriva à Saïgon le 30 avril 1956, mais il ne pût trouver de moyen de locomotion pour rejoindre Phnompenh où, le lendemain, Mgr. Raballand recevait la consécration épiscopale des mains de Mgr. Lemaire.

     

    Rentré dans sa mission, M.Turc fut alors envoyé à Kompong-Thôm, chez M. Venet, chez qui il passa sept mois, afin de s'initier à la langue kmère. En septembre 1956, il fut nommé professeur au séminaire-collège St.Joseph à Phnompenh, pour y enseigner les mathématiques. A Noël 1957, il se rendit au port de Kompong-Som en construction; il obtint un terrain et bâtit une église. En 1959, il reprit ses cours au séminaire à Phnompenh, s'occupant aussi de cinéma, et gardant des relations avec ses anciens élèves et leurs parents.

     

    Du 2 avril 1964 au 18 septembre 1964, il prit un second congé régulier, et en profita pour s'arrêter en Israel, et faire visite des Lieux Saints. Il reprit son travail au séminaire. Le 22 juin 1967, il fêta ses vingt-cinq ans de sacerdoce. Enfin du 6 juin 1968 au 20 septembre 1968, il prit son troisième congé en France.

     

    À son retour, il se mit à l'étude de la langue viêtnamienne à Banam, à la communauté des Frères de la Sainte Famille. Puis il seconda d'abord, et remplaça ensuite M.Pierre Rapin à Trapéang-Svay Phlous, sur le Mékong.

     

    Le 9 juillet 1969, après la célébration de la messe, il fut pris de violentes douleurs à la poitrine. M. Vuilliez, son plus proche voisin averti, arriva. M. Turc semblait aller mieux, il plaisanta même, et tout à coup, il s'effondra.

     

    Son corps fut ramené à la grosse chrétienté de Banam où les obsèques présidées par Mgr Lesouef, eurent lieu le 11 juillet 1969 à 9h.30, en présence de Mgr Ramousse, de Mgr Tep-Him, de MM. Itcaïna, Assistant du Supérieur Général, Claudel, Supérieur. Régional, et de nombreux prêtres et fidèles, et beaucoup de jeunes.

     

    Références bio-bibliographiques

    CR 1947 p. 124. 1948 p. 60. 1949 p. 68. 1954 p. 56. 1961 p. 56. 1962 p. 69. 1963 p. 79. 1965 p. 85. 1966 p. 108. 1967 p. 77.

    BME 1948 p. 42. 43. 47. 183. 1949 p. 45. 181. 305. photo p. 505. 1950 p. 687. 1951 p. 311. 377. 441. 1952 p. 645. 770. 771. 1953 p. 120. 627. 901. 1954 p. 481. 794. 1027. 1955 p. 545. 904. 906. 1011. 1956 p. 576. 659. 1957 p. 116. 968. 1958 p. 458. 1959 p. 639. 1960 p. 469.

    EPI 1964 p. 234. photo p. 255.

    Enc.PdM. 13P4 - 16P4.

    R.MEP 1963 n° 127 p. 41.

    EC1 N°  426. 432. 444. 531. 539. 584. 598. 742. 746.

    EC2 N° 10P289. 309 - 23/C2.

     

     

    • Numéro : 3667
    • Pays : Chine Cambodge
    • Année : 1946