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Louis TREMBLEAU (1874-1912)

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    Louis-Clair-Alexis-Victor Trembleau appartenait au diocèse d’Orléans. Sa mort est une grande perte pour la Mission de Coïmbatore. A défaut de renseignements plus complets, nous reproduisons, sur notre regretté Confrère, les lignes suivantes écrites par Mgr Roy.

    « Dans l’espace de quelques jours, un vaillant et saint missionnaire, dans la fleur de l’âge et de l’expérience, à 38 ans, vient de m’être enlevé par la mort.

    M. Louis Trembleau, directeur et professeur de théologie morale au Grand Séminaire provincial de Pondichéry, s’est endormi du sommeil des justes, à l’hôpital Sainte-Marthe de Bangalore, le 25 novembre 1912, à 5 heures du matin. Il a été emporté par une phtisie galopante.

    « Jamais il n’avait eu une santé bien robuste ; mais cela ne l’empêchait pas de travailler très fort. C’était un généreux, s’attachant à tout travail dont on le chargeait, avec joie et amour, et s’en occupant avec impétuosité et acharnement. Il avait une volonté de fer pour faire la volonté de Dieu, qu’il reconnaissait en celle de ses supérieurs. Il a travaillé jusqu’au dernier moment et il est mort, pour ainsi dire, debout, puisque c’est Mgr l’Archevêque de Pondichéry qui lui commanda de quitter son cours de théologie pour aller à l’hôpital. Là il n’eut que quelques jours à souffrir.

    « Mgr l’Archevêque et M. le Supérieur du Séminaire m’ayant fait connaître l’état de santé de notre cher Missionnaire, j’allai, accompagné de M. le Procureur, le voir à Bangalore. Il en fut bien touché et m’en remercia avec effusion. Mais ma présence l’impressionnant beaucoup et l’affaiblissant à cause de l’émotion qu’il en ressentait, je n’y restai que deux jours et je revins à Coïmbatore le 22 novembre.

    « Il a eu tous les soins possibles entre les mains des dévouées Religieuses de l’hôpital. Il avait la visite des Confrères autant qu’il le désirait. Il est mort muni des sacrements de la sainte Eglise, qu’il a tant aimée. Il n’a été que 12 ans en mission, mais il a fait un dur travail, ne se reposant même pas pendant les vacances, ou plutôt trouvant son repos dans le ministère des âmes. Comme les véritables apôtres, il voyait du bien à faire partout et à tous. Il aimait beaucoup, et sur la surface de la terre l’amour des âmes est puissant. Il est indispensable dans un apôtre. »

     

     

    • Numéro : 2487
    • Pays : Inde
    • Année : 1900