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Albert TOURNIER (1876-1940)

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    [2591] TOURNIER Albert, Marie, Joseph est né le 18 septembre 1876 à Coupiac (Aveyron) dans le diocè­se de Rodez. Après ses études se­condaires il entre au séminaire des Mis­sions Etran­gères le 16 septem­bre 1896. Il reçoit les ordres mi­neurs le 23 sep­tembre 1899, le sous-diaconat le 22 septembre 1900, le diaconat le 2 mars 1901, l'ordination sacerdotale le 23 juin 1901, et quitte la Fran­ce le 31 juillet 1901 à des­ti­nation du Se-tchoan oriental. Arrivé à Shanghai au mois de septembre 1901, on lui donne d'abord l'aspect d'un chinois, en lui coupant les cheveux et en lui mettant une fausse tresse, puis pendant 50 jours il remonte le Fleuve Bleu sur une jonque, avant d'arriver à Chung-king, sa desti­na­tion finale. Pendant une année il s'initie aux ru­diments de la langue chinoise, puis est nommé res­ponsable de la chrétienté de Ly-chan. Le Père Tournier doit alors faire face à une forte propagande protestante, mais devant leur insuccès les zélateurs protestants se re­ti­rent, et il peut évan­géliser sa région sans trop de dif­fi­cultés. Le message de l'évangile est bien reçu par les non-chrétiens, et chaque année quelques dizaines de nouveaux catéchumènes viennent grossir le nombre de ses fidèles. Nommé curé de Ta-tsiou en 1910, il s'y manifeste comme un pasteur zèlé, appliquant scru­puleusement les directives du dé­cret "Quam singulari" et encourageant les enfants à la communion fréquente. En 1920, il est chargé de la chrétienté de Su-ting, mais après quelques mois d'activité pastorale dans ce poste, il tombe malade et doit prendre un long repos. En 1926, il est nommé curé de Ying-tchang: dans cette paroisse, il accorde une priorité à l'éducation des en­fants en développant les écoles, et à la formation chré­tienne des adultes en leur donnant chaque semaine des cours de religion. En 1932, la maladie l'oblige à aller se faire soigner à Hong-kong, puis en France. Revenu en Chi­ne après son congé, il est nommé à Chung-king, où il remplace le Père Mann comme aumonier du Carmel, et s'occupe en même temps d'une paroisse de néo­phytes, située près du Petit Séminaire, dans la pro­che ban­lieue de Chung-king. Prédicateur apprécié, il est souvent appelé aussi à donner des retraites dans les communautés religieuses de la ville. En 1938, il ac­cepte de rem­pla­cer le Père Bétin et de prendre en charge le poste de Kiang-pé, mais l'année suivante sa santé fragile l'obli­ge à se retirer définitivement à Chung-king. C'est là qu'il il meurt le 3 janvier 1940.

    Références biographiques

    AME 1901 p. 268. 1910 p. 267, 272. 1912 p. 130.

    CR 1901 p. 278. 1904 p. 98. 1905 p. 66. 1906 p. 83. 1910 p. 89. 1911 p. 81. 1912 p. 100. 1915 p. 60. 1928 p. 50. 1932 p. 79. 1937 p. 49. 1939 p. 50. 1940 p. 148.

    BME 1925 p. 232. 1926 p. 496, 505. 1929 p. 234. 1932 p. 39. 1933 p. 284. 1934 p. 199. 1937 p. 274. 1938 p. 329, 536, 537. 1940 p. 152. CE1  n° 236, 254, 255, 416.

     

    Bibliographie

    BME 1926 p. 433-439 : Impressions et souvenirs.  1937 p. 622-625, 1938 p. 79-82 : La prédication individuelle aux paiens.

    • Numéro : 2591
    • Pays : Chine
    • Année : 1901