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Ambroise TISSOT (1879-1972)

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    [2777] TISSOT Ambroise, Clovis, naquit à Megève, dans le diocèse d'Annecy, le 26 avril 1879. Il fit ses études secondaires à Évian puis ses études ecclésiastiques en partie à Annecy, en partie aux Missions Étrangères où il entre minoré le 10 septembre 1902. Prêtre le 26 juin 1904, il fut destiné à la Mission de Hung-Hoa (Haut Tonkin). Il quitta la France le 3 août 1904 pour gagner sa mission.

     

    Après l'étude de la langue, Mgr. Ramond l'affecta à la paroisse de Hoang-Xa. Il y resta jusqu'en 1906.

     

    C'est alors que le P. Tissot fut envoyé à Nghia-Lô. C'est un poste situé dans la Haute Région, vers le Nord de la Mission. C'est une vallée assez fermée, difficile d'accès, peuplée de Vietnamiens et de Thaïs. Le P. Tissot fut un des premiers à s'occuper de ces derniers dont il apprit la langue. Après un congé en 1920-1921, il rejoignit son poste. En 1925, il fut victime d'un accident : il fut saisi par un éléphant sauvage et projeté en l'air. Il retomba sur la tête.

    Cet accident n'eut pas de suites granves, mais c'est de ce jour qu'il crut avoir sa célèbre révélation sur le dogme de la Ste Trinité. Ses vues sur la question, son acharnement à les défendre déterminèrent ses supérieurs à le renvoyer en France, en 1930. Il se rendit d'abord à Montbeton puis il se retira à Megève dans sa famille. Il assurait dans sa paroisse un petit ministère, surtout au confessionnal.

     

    Il revint à Montbeton le 14 janvier 1949; il ne devait plus quitter la maison jusqu'à sa mort. Pendant plusieurs années, il travailla dans le parc... tout en poursuivant ses "spéculations théologiques". En 1964, il fut gravement malade et entre la vie et la mort pendant près de 40 jours. Sa forte constitution lui permit de surmonter cette maladie. Il se rétablit. Ce ne fut qu'un répit, car en 1967, il fut paralysé des deux jambes. Dès lors, il ne sortit plus de sa chambre. Il se portait relativement bien. Vers le milieu de 1971, sa santé se détériora sérieusement. Après avoir reçu le sacrement des malade, il se sentit mieux pendant quelques semaines. Mais en décembre, lui-même avouait : "C'est la fin qui approche". Le jour de Noël, il essaya encore de chanter "Minuit, chrétiens". Le 1er janvier 1972, il remercia beaucoup les confrères venus lui offrir leurs voeux. Le 2 janvier, il s'éteignit "comme une lampe qui manque d'huile". Il avait près de 93 ans.

     

    Pendant les dernières années de sa vie, alors qu'il était réduit à l'inaction totale, il a constamment gardé sa bonne humeur, toujours souriant, ne se plaignant jamais.

    Il est inhumé dans le cimetière de Montbeton.

     

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1904 p. 318. 1909 (art.) p. 327. 1923 p. 112. 1924 p. 112.

    CR 1904 p. 292. 1908 p. 357-358. 1910 p. 162. 1911 p. 150. 1912 p. 187. 1913 p. 202. 1915 p. 96. 1916 p. 113. 114. 1918 p. 67. 1919 p. 72. 1922 p. 95. 1924 p. 85. 1925 p. 93. 1926 p. 100. 1939 p. 119. 1954 p. 85.

    BME 1922 p. 39. 1924 p. 118. 184. 332. 398. 1927 p. 445. 1939 p. 61. 1959 p. 279.

    EPI 1962 p. 87.

    EC1 N° 653. 740.

    NS 49/C2.

    • Numéro : 2777
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1904