Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Louis THOMAS (1867-1938)

Add this

    [1965]  THOMAS Louis, Marie, César, naquit le 20 juillet 1867 à Chamoux, dans le diocèse de St Jean de Maurienne (Savoie). Entré laïc au Séminaire des Missions Étrangères le 13 septembre 1887, il fut ordonné prêtre le 27 septembre 1891 et partit le 29 octobre suivant pour le Setchuen oriental.

     

    En 1899, M. Thomas aide le Père Claval dans la direction du Petit Séminaire, lequel en 1901 compte 40 élèves signalés pour leur ferveur et leur bon esprit. En 1903, le compte-rendu de cette maison de formation sise à Tien-Tche donne exactement la même note.

     

    Il en va de même en 1904, alors que l'établissement compte 51 élèves répartis en six cours et soumis à peu près à la même méthode de formation que les élèves des Petits Séminaires de France. Le Père Claval, supérieur, sait du reste allier la douceur à la fermeté.

     

    En 1910, le Père Thomas dirige le district de Py-Chan et s'applique notamment à rénover la station de Tsin-Mou-Kouan, qui se ressent encore de ses origines protestantes. En 1912, il reçu un groupe d'adorateurs dont il tint à éprouver la sincérité. En 1916, il dénonce chez les chrétiens de Py-Chan un certain esprit frondeur, sceptique et très susceptible, qui s'est développé depuis la proclamation de la république ainsi que l'amour du jeu, surtout parmi les veuves et les vierges.

     

    En 1926, il prêche la retraite au couvent du Sacré Coeur à l'occasion des voeux de 4 novices de cette Congrégation chinoise, qui compte alors 60 religieuses. Après avoir passé plusieurs mois au Japon, retenu par la maladie au cours de ses vacances, il rentra le 27 avril 1932 à Chungking, bien rétabli, impressionné par les témoignages de charité, de fraternelle attention dont il avait été l'objet de la part de ses confrères du Japon. Il reprit dès lors sa place comme aumônier de l'hôpital.

     

    En 1933, il ressentit de nouveau ses douleurs. En 1937, il lui fallut renoncer à tout ministère, quitter le Carmel et se retirer à l'hôpital, où sans se plaindre et avec une souriante résignation, il supporta les terribles souffrances d'un mal incurable. Mais c'est à l'évêché, après avoir reçu l'Extrême Onction, qu'il mourut, le 12 décembre 1938, dans sa 72ème année, après 47 ans de labeur apostolique en Chine.

     

    Références bibliographiques

    AME 1892 p. 436. 1910 p. 267. 271. 320. 1939 p. 41. 202.

    CR 1891 p. 239. 1899 p. 110. 1901 p. 96. 1904 p. 95. 1910 p. 188. 1916 p. 68. 1927 p. 233. 1932 p. 79. 1933 p. 66. 1938 p. 56. 236. 320.

    BME 1923 photo p. 33. 1925 p. 772. 1926 p. 246. 495. 1931 photo p. 868. 1932 p. 39. 452. 1936 p. 45. 115. 1937 p. 718. 1938 photo p. 536. 1939 p. 43. 120.

    EC1 N°  392.

    • Numéro : 1965
    • Pays : Chine
    • Année : 1891