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Marie Louis THERMES (1874-1953)

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    [2288] THERMES Marie, Louis, Joseph est né le 21 mai 1874 à Le Mo­nastier (Haute-Loire) dans le dio­cèse du Puy. Il fait ses études pri­maires à Le Monestier et ses é­tudes secondaires à La Chartreuse puis à Monistrol, avant d'entrer en 1892 au Grand Séminaire du Puy. Le 17 janvier 1893, il est admis au Sé­mi­naire des Mis­sions Étran­gères. Ton­suré le 25 septembre 1893, il reçoit les ordres mineurs le 22 sep­tem­bre 1894, le sous-diaconat le 27 sep­tembre 1896, le diaconat le 13 mars 1897 et est or­don­né prêtre le 27 juin 1897. Affecté à la mission du Se-tchoan occidental, il part rejoindre son poste le 28 juil­let 1897. Après l'é­tude de la langue chinoise et l'initiation aux us et cou­tumes du pays, il est chargé successivement des chrétientés de Hopachang et Pa­chow. En 1903, il devient curé de la pa­roisse de Koang-yuen, une paroisse en plein déve­lop­pement, où pendant plusieurs années il va se consacrer avec zèle à la formation des néophytes. En 1912, il est affecté à la mission du Se-tchoan oriental et nommé  curé de Chungking. Mobilisé en 1914 pour la première guerre mondiale, il ne reviendra dans sa mission qu'a­près la fin des hostilités. Il devient alors curé de Penchoui, avant d'être nommé professeur au Grand Sé­minaire de Chung-king. En 1924, alors qu'il vient de prendre sa nouvelle fonction, il a la joie d'accompa­gner son supérieur, M. Claval, pour assister à la con­sé­cration de son condisciple, Mgr Renault, nommé vicaire apostolique de Sui-fu. En 1932, il quitte le Sé­minaire pour reprendre l'apostolat paroissial. Nommé curé de la paroisse Tongkouani, située sur le bord du Yang-tsé, il va administrer pendant 5 ans cet­te chrétienté, qui compte alors environ 600 fidèles. En 1937, M. Marie Thermes devient aumonier des soeurs indigènes du Sa­cré Coeur : il apporte toute son expérience pour guider ces reli­gieuses, spécialisées dans l'enseignement pri­maire, et les encourage dans les nombreuses épreu­ves qu'elles doivent subir, notamment pendant les bom­bardements de 1938. Il reste plusieurs années au service de cette communauté, puis remplace le Père Déléon comme aumonier du Carmel jusqu'en 1948. L'année suivante, l'état fragile de sa santé l'oblige à se retirer à l'hôpital des Soeurs Franciscaines de Marie à Chung-king. Mais le 6 oc­tobre 1951, il doit comme les autres missionnaires quit­ter sa mission, expulsé par le nouveau régime communiste. Après un bref passage à Hong-kong, il s'embarque pour la France où il arrive le 21 novembre 1951. Il se retire alors à la maison de Voreppe, où il meurt le 25 août 1953.

    Références biographiques

    AME 1897 p. 771. 1903 p. 180. 1915-1916 p. 107.

    BME 1924 p. 729, 790. 1940 p. 746, 799. 1948 p. 14. 1951 p. 46, 707, 779. 1952 p. 60. 1953 p. 820.

    CR 1897 p. 277. 1928 p. 48. 1932 p. 79. 1934 p. 49. 1937 p. 53. 1939 p. 51. 1949 p. 30. 1953 p. 80. 1954 p. 87.

    EC 1942 p. 125, 1946 p. 130. EC 1 n° 508, 544.

    MDA 1951 p. 188.

    • Numéro : 2288
    • Pays : Chine
    • Année : 1897