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Jean SOUMIREU (1877-1944)

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    Jean SOUMIRIEU naquit le 3 novembre 1877, à Lourdes, diocèse de Tarbes, département des Hautes-Pyrénées. Une de ses sœurs fut religieuse visitandine.

     

    Le 15 septembre 1897, il entra, laïque, au séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré le 23 septembre 1898, minoré le 22 septembre 1900, sous-diacre le 21 septembre 1901, diacre le 22 février 1902, ordonné prêtre le 22 juin 1902, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de la Mandchourie Méridionale (Moukden) qu'il partit rejoindre le 30 juillet 1902.

     

    Arrivé dans sa mission, Mgr. Choulet l'envoya faire sa formation missionnaire dans la fervente chrétienté de San-tai-tse, au sud-ouest de Moukden, auprès de M. Alfred Caubrière, qui venait de restaurer la résidence et l'église criblées par les obus et les balles, lors des évènements "Boxers" de 1900.

     

    Sa formation à la vie apostolique achevée, M. Soumireu fut nommé à Niou-tchouang (New-Tchwang), au nord-est de Ing-tze. En 1907, succédant à M. Marie-Paul Maillard appelé au Séminaire, il prit la direction du district de Hai-tcheng, composé uniquement de chrétientés nouvelles. En 1908 il construisit une résidence pour le missionnaire et des maisons d'écoles pour la jeunesse, et, en 1909, une église près de la gare de Ta-che-tsiao, ville située à l'embranchement où la voie ferrée quitte le sud mandchourien pour se diriger vers Ing-tse. Les travaux achevés, c'est dans cette localité plus centrale pour atteindre les différentes stations missionnaires et où les nouveaux chrétiens étaient nombreux, qu'il se fixa. En 1911, ce district comptait 1.236 néophytes.

     

    En 1923, M. Soumireu était titulaire du district de Hou-ai-teu ou Tapa-kia-tse, situé en territoire mongol, sur les frontières de la Mandchourie septentrionale, à plus de 500 lys de Moukden; il n'avait guère de rapports qu'avec les confrères de la mission de la Mandchourie septentrionale, dont plusieurs résidaient à proximité de Hou-ai-teu, tandis que lui-même était à deux journées de son plus proche voisin de Mandchourie méridionale. Ses chrétiens étaient dispersés en cinq stations.

     

    Le 25 octobre 1923, il fut frappé d'une attaque d'apoplexie; à peu près remis, accompagné de M. Lacroix, il partit pour Pékin, vers mars 1924 afin d'y suivre un traitement médical qui le soulagea et lui permit de rentrer à son poste vers juin 1924. En 1933, il surmonta un crise de sciatique et de rhumatisme articulaire qui l'iavait immobilisé pendant deux mois.

     

    Après avoir pris sa part de souffrances et de privations occasionnées par la guerre, M. Soumireu rendit son âme à Dieu, à An-sin-tai, le 13 septembre 1944.

     

     

     

    Références biographiques

     

    AME 1902 p. 327. 1905 p. 251. 1910 p. 181.

    CR 1902 p. 82. 301. 302. 1909 p. 69. 1911 p. 59. 1923 p. 44. 1925 p. 35. 1933 p. 47. 1947 p. 358.

    BME 1924 p. 244. 387. 1925 p. 165. 1933 p. 952. photo p. 727. 1948 p. 8.

    EC1 N° 439.

    • Numéro : 2650
    • Pays : Chine
    • Année : 1902