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Louis SOLVIGNON (1922-1992)

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    Louis, Marius, Auguste SOLVIGNON naquit le 15 septembre 1922, à Saint Etienne, paroisse St. Jean-François Régis, anciennement diocèse de Lyon, actuellement diocèse de Saint Etienne, département de la Loire. Il fit ses études secondaires au petit séminaire de la Chartreuse, diocèse du Puy-en-Velay, Haute Loire, et fut incardiné au diocèse du Puy-en-Velay.

     

    Le 11 octobre 1941, M. Louis Solvignon entra au séminaire des Missions Etrangères. Ordonné prêtre le 21 décembre 1946, agrégé à la Société des Missions Etrangères le 18 avril 1947, il reçut sa destination pour le diocèse de Salem, (Inde) qu'il partit rejoindre le 6 mai 1947. Son frère Georges, parti le 14 novembre 1947, fut missionnaire à Hanoï (Viêtnam). Son autre frère, Marc partit pour la mission de Hwalien (Formose), le 28 septembre 1956.

     

    Arrivé dans sa mission, M.Louis Solvignon étudia le tamoul et fit sa formation missionnaire sous la direction de M. Jules Bulliard, à Kovilur, où il séjourna du 2 juin 1947 au 2 septembre 1948. Doué pour les langues, avec une rapidité surprenante, il apprit le tamoul, tel que le parlaient les gens de la rue et des villages, ce qui suscitait l'émerveillement de ces derniers. Du 2 septembre 1948 au 15 mai 1949, il fit un séjour au lycée de Montford, à Yercaud, pour apprendre l'anglais.

     

    Le 15 mai 1949, M. Louis Solvignon fut nommé curé de Kovilur où il resta en charge jusqu'au 5 mai 1950. Le 7 juin 1950, il fut adjoint à M.Gravier pour tenir le poste d'Elathagiri, en l'absence de M.Hourmant. Au retour de ce dernier, en janvier 1951, il fut transféré à Christianpalayam pour soulager M.Nalais dont il prit la moitié de son district. Contraint à un court séjour à l'hôpital Ste Marthe à Bangalore, la Faculté lui recommanda de se restreindre dans l'usage de la parole, du cigare et de la moto.

     

    Vers avril 1952, M. Louis Solvignon, doté d'un remarquable sens pratique et d'une grande adresse manuelle qui allaient de pair avec un contact facile dans les relations humaines, fut nommé directeur de l'Ecole Industrielle, la seule institution de ce genre dans tout le district civil de Salem. En 1953, en vue de l'agrandir et de la développer, il ouvrit un vaste chantier de construction. A l'unique section de menuiserie-ébénisterie, il adjoignit un département de mécanique automobile. Vers octobre 1954, la nouvelle bâtisse était achevée tandis que les anciens locaux avec de belles améliorations venaient d'être remis en état.

     

    En 1955, ayant remis les rênes de l'Ecole Industrielle entre les mains de M.Blons, Louis Solvignon partit en congé en France où il arriva le 18 avril 1955. Le 16 janvier 1956, il s'embarqua à Marseille pour rejoindre sa mission où il reprit la direction de l'Ecole Industrielle.

     

    Vers 1959, l'évêque de Salem, en raison de risques financiers, freina le développement de l'Ecole Industrielle. Après une visite à Marc, son frère cadet, missionnaire à Hwalien, M. Louis Solvignon quitta Salem et rentra en France où il arriva le 28 mai 1960.

     

    À son retour, il prit un ministère pastoral dans le diocèse de Bourges, puis en 1962, dans le diocèse aux Armées. Il fut nommé aumônier militaire le 1 décembre 1962, à BA 136 Bremgarten, affecté au Groupement Aérien mixte à BA 183, Hao, dans le Pacifique, Polynésie, le 1 février 1967, muté au 1er GMS St.Christol, le 1er septembre 1969, muté au 3ème RA à Bordeaux, le 15 septembre 1973, affecté à la BA 113 à Saint Dizier, le 1er août 1980, admis à la retraite, le 14 septembre 1980, nommé aumônier civil à plein temps le même jour, puis aumônier civil desservant le 1er août 1985, il fut rayé des contrôles de l'Aumônerie Civile et de la BA 113 à Saint Dizier, le 15 septembre 1987. En 1990, il fit une visite en Inde.

     

    Incardiné à Lyon, le 11 mars 1967, M. Louis Solvignon, qui avait subi une ablation du larynx, sollicita, quelques semaines avant sa mort, sa réadmission dans la Société des Missions Etrangères. Il désirait... "mourir au milieu des siens, retrouver officiellement son unité d'armes première, garder meilleur contact avec ceux qui sont sur le terrain, prier avec eux et faire un peu fructifier ses souffrances.." Le Supérieur Général lui signifia son accord de principe, mais il ne fut pas possible de donner une suite formelle à cette demande en raison de l'aggravation très rapide de sa maladie.

     

    M. Louis Solvignon décéda à Lyon le 28 novembre 1992, et fut inhumé à (43) Chamalières sur Loire, le 2 décembre 1992.

     

     

     


    Notices biographiques.

    CR 1947 p. 128. 1961 p. 87.

    BME 1948 p. 155, 255. 1949 p. 787. 1950 p. 393. 1951 p. 194-5, 308, 715. 1952 p. 125, 146, 343-4, 485-6, 641, 768. 1953 p. 115, 500, 717-98, 906. 1954 p. 373, 488, 583, 695, 930. 1956 p. 274, 384, 779. 1957 p. 60-2, 379, 658. 1960 p. 470, 542, 641.

    EC1 n° 429-51-2-3, 578-93, 679.

    HIR n° 127, 294.

     

    • Numéro : 3769
    • Pays : Inde
    • Année : 1947