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Frédéric SIDOT (1854-1936)

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    Frédéric-Napoléon Sidot naquit à Paris le 24 mai 1854. Ses contemporains l’ayant précédé depuis longtemps dans l’éternité, tout détail nous échappe sur sa jeunesse et ses débuts en mission. Il arriva à Saïgon le 1er février 1878 et fut envoyé à Cai-mon pour l’étude de la langue annamite. Un an après, il était nommé vicaire à Mac-bat, quelques mois plus tard à Cai-bông, où il demeura dix années consécutives. En août 1889, il fut appelé à diriger la paroisse de Biên hoa, et moins d’un an après, on eut besoin de lui comme aumônier de l’Hôpital militaire de Saïgon.

    En 1902, M. Boutier, curé de la Cathédrale construisait la belle église de Cho-dui ; il fit appel à la compétence de M. Sidot pour la surveillance et l’exécution des travaux. Quand l’église fut achevée en avril 1905, Mgr Mossard replaça M. Sidot, curé de Biên-hoa où cette fois il resta quinze ans. Légèrement fatigué au début de 1920, il alla passer quelques mois de repos à Phan-thiêt. En mai de cette même année, il fut nommé curé à Dalat. Dalat n’était alors qu’à son début comme station d’altitude et comme paroisse ; jusque-là, seuls les missionnaires qui montaient se reposer au petit Sanotarium, dû surtout à la générosité de M. Couvreur et de Mgr Mossard, assuraient le service religieux à une population catholique très clairsemée. Un an après, la paroisse du Cap Saint-Jacques demandait un titulaire, ce fut M. Sidot qui le devint et qui le resta jusqu’à sa mort, le 12 janvier 1936.

    M. Sidot fut, toute sa vie, un modèle de fidélité aux exercices de piété ; malgré sa vue très affaiblie et l’épuisement par la maladie, il a voulu réciter son bréviaire jusqu’au dernier jour. Il a toujours témoigné un profond respect pour ses Supérieurs et fait preuve d’une scrupuleuse docilité aux ordres qui lui étaient donnés.

    Mgr Dumortier sachant ce confrère très gravement malade, envoya au Cap un missionnaire pour le ramener à l’infirmerie du séminaire, afin qu’il pût recevoir plus facilement les soins que nécessitait son état. Mais le bon missionnaire préférait rester chez lui où il se trouvait bien. Toutefois, pensant que le désir de son Supérieur était peut-être un ordre, il demanda seulement quelques jours pour se préparer, et promit d’aller à Saïgon le lundi suivant. A cette fin il se fit confectionner des habits, mais dans la nuit du samedi au dimanche, il partait pour le grand et dernier voyage. Assisté de son vicaire, M. François Khân, qui lui était tout dévoué et du Docteur qui fut plein de sollicitude pour lui.

    M. Decoopman, procureur de la Mission, chanta la messe des funérailles le lundi matin, et Mgr Dumortier donna l’absoute le soir avant la conduite du corps au cimetière du Cap Saint-Jacques. Toutes les notabilités civiles et militaires du poste se joignirent aux missionnaires, aux Frères des Ecoles Chrétiennes, aux Religieuses françaises et annamites, aux chrétiens européens et indigènes pour accompagner le vénéré Confrère jusqu’à sa tombe que M. l’Administrateur-Maire du Cap avait bien voulu placer au milieu du cimetière de la ville.

     

     

     

     

     

     

     

     

    • Numéro : 1352
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1877