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Jean-Louis SARRAUTE (1653-1687)

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    Note du Père André Marillier

    Jean-Louis Sarraute ( lettre autographe et signature : 18.12.1685, 680 f223-225), missionnaire apostolique, né vers 1653 dans les Landes, est parti de France en 1681. Dans les mêmes conditions que son confrère Gabriel Delavigne, il arrive au Tonkin fin août 1682 et peut se cacher à Kiên Lao (journal, 679 f380; annales, 665 f7 ; Deydier-Bourges 8.1.1683, 651 f227).

     

    Sa rapide maîtrise de la langue tonkinoise étonne les vicaires apostoliques (Deydier-Bourges, 31. 12.1683, 651 f227 ; journal 1687, 681 f29). En novembre 1683, il passe de Kiên-lao à Bùi chu (annales 1683, 665 f24 ; 1684 f33), et l'année suivante dans la province de Thanh Hoa. Il y est recherché. Réfugié dans le Nghê An,  à Phû Den, il va s'y "appliquer à l'instruction des jeunes écoliers et surtout de quelques grands catéchistes choisis pour être ordonnés (annales 1684, 665 f42-43; 1685, f72). Il fait le catéchisme, enseigne les caractères d'Europe à quelques "écoliers", les cas de conscience à des catéchistes et assiste trois prêtres tonkinois de la province (journal 1686, 680 f444, 446; 1687, 681 f29). Il rapporte en détail les guérisons et délivrances des malins esprits obtenues par les prières des chrétiens et suivies de conversions (annales 1685, 665 f82-85).

     

    "Il commença par l'instruction des jeunes gens de l'un et l'autre sexe qu'il gagna si absolument qu'ils venaient régulièrement tous les soirs après leur souper et passaient avec joie quasi toute la nuit soit à entendre le catéchisme soit à apprendre par coeur un gros livre de prières. L'ardeur de ces jeunes gens et leur assiduité à ces exercices excita peu à peu leurs parents de telle sorte qu'ils venaient presque tous entendre le catéchisme et étant de retour dans leurs maisons ils apprenaient eux-mêmes leurs prières de leurs enfants. Il faisait placer les garçons d'un côté dans l'église et les filles de l'autre, en mettant cinq en chaque rang, de telle sorte que le premier ou la première de chaque rang avait intendance sur les quatre autres et avait soin de les faire tenir dans le respect et de leur faire observer une très grande modestie" (annales 1687, 665 f125).

     

    Malade, il est ramené secrètement à la ville royale, où il meurt le 17 février 1687 (journal, 681 f30 ; annales 1687, 665 f124), âgé d'environ trente-quatre ans.

    • Numéro : 83
    • Pays : Vietnam Thailande
    • Année : 1681