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Yves QUIMBROT (1881-1956)

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    Yves, Louis QUIMBROT naquit le 7 janvier 1881, à Janzé, diocèse de Rennes, département d'Ille-et-Vilaine. Après ses études primaires à Janzé, Yves se dirigea vers le Collège Saint Martin à Rennes, tenu par les Eudistes.

    Le 11 septembre 1899, il entra, laïque, au séminaire des Missions Étrangères. Tonsuré le 21 septembre 1900, minoré le 21 septembre 1901, sous-diacre le 27 septembre 1903, diacre le 27 février 1904, ordonné prêtre le 26 juin 1904, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Cambodge qu'il partit rejoindre le 3 août 1904.

    Arrivé dans sa mission, Mgr. Bouchut l'envoya chez M. Gonet à Tralong, province de Rachgia, pour y étudier la langue viêtnamienne. Il y passa les années 1904-1905, et il y fit sa formation missionnaire. Pendant une partie de l'année 1905, il résida à Hoa-Lang, à Phnom-penh, comme aide de M. Tandart, missionnaire chargé de la paroisse de .l'Immaculée Conception. En 1906 et 1907, M. Quimbrot administra les chrétientés de Tam-Hat et de Tan-Lap divisées momentanément du district de Tralong.

    M. Gonet étant décédé à Dau-Nuoc le 30 janvier 1908, M. Quimbrot devint titulaire du district de Tralong qui comptait alors plus de 3.000 chrétiens et il le resta jusqu'en 1929. Pendant cette période, il vit augmenter le nombre des chrétiens. En 1916, Mgr. Bouchut vint bénir la nouvelle église de Tralong; un cérémonie semblable se déroula en 1922, dans une chrétienté de ce même district, à l'occasion de la tournée de confirmation du vicaire apostolique. L'année 1919 fut marquée par de mauvaises récoltes de riz, la famine, et bien d'autres déboires.

    Le 31 juillet 1922, la petite embarcation où avait pris place M. Quimbrot pour traverser le large canal qui passe à proximité de sa résidence à Tralong, chavira. Une fillette, témoin de l'accident réussit à ramener le naufragé sur la berge, le sauvant d'une mort certaine. Huit jours après, cette fillette, mordue par un naja, fut à son tour, sauvée par M. Quimbrot qui lui administra une forte de médicaments "ad hoc". Elle devint chrétienne et fut baptisée la veille de la Pentecôte 1924.

    M. Quimbrot eût l'honneur de recevoir chez lui, les jeunes missionnaires pour l'étude de la langue viêtnamienne et leur formation apostolique; ainsi en fût-il en  1925, pour M.Béquet, et en 1927 pour M. Poisnel. Une de ses grandes joies fut l'ordination sacerdotale, le 16 mars 1929, du P. Quang, originaire de Tralong. Une belle fête, le 2 avril 1929, se déroula dans cette paroisse, en l'honneur du nouveau prêtre.

    Le 29 juin 1929, répondant au désir de Mgr. Herrgott, M. Quimbrot sans hésitation accepta simplement de partir à Camau, où des terres nouvelles étaient mises en culture. Il mena à bonne fin la construction de l'église de Rachnha, et de l'église, du presbytère et de l'école de Camau. Mais en  novembre 1930, un typhon causa d'importants dégâts à tous les bâtiments ; les chrétientés de Caicam, Thoibinh, Baosen, Songongdoc furent annéanties. Sans se décourager, il releva les ruines.

    Pour visiter avec moins de fatigue les chrétiens isolés, ses communautés, et les villages de son district, pour se déplacer plus rapidement sur les arroyos et canaux qui sillonnaient sa région, il installa sur sa jonque un moteur à mazout, et presque toujours il était en tournée. En 1940, il fut nommé vicaire délégué. Fin mai 1940, il se rendit au chevet de M. Larrabure, à Cantho. et l'assista à ses derniers moments, Le 1er Juin 1940, il devint curé de Cantho et chef de ce district.

    Au cours des évènements de 1945, M. Quimbrot fut le seul des missionnaires de Cochinchine à pouvoir rester chez lui. C'est chez lui que les japonais gardèrent, après les avoir soustraits aux mains des "viêtminh" huit religieuses et dix missionnaires français. Ainsi, le 3 octobre 1945, M. Quimbrot accueillit dans sa résidence à Cantho, MM. Raballand, Hans et Landreau conduits et protégés par les japonais et que les évènements politiques et les graves troubles "viêtminh" avaient chassés du séminaire de Culaogien, et amenés captifs à Long-Xuyên et à Chaudoc.

    Vers Juillet 1949, M. Quimbrot rentra en France pour rétablir sa santé, confiant sa paroisse et son district à M. Choimet. De retour dans sa mission, il regagna Cantho. En 1952, il accueillit un grand nombre de réfugiés sortis des zônes contrôlées par le "viêtminh". Le 15 septembre 1954, il fêta à Cantho ses noces d'or sacerdotales, sous la présidence de Mgr. Chabalier qui décéda à Phnompenh le 11 Juin 1955.  Le 20 septembre 1955, le Saint Père détacha du vicariat apostolique de Phnompenh les provinces du Sud-Viêtnam qui lui étaient rattachées et qui constituaient désomais le vicariat apostolique de Cantho, confié au P. Paul Nguyên-van-Binh, prêtre  séculier viêtnamien de la mission de Saïgon.

    M. Quimbrot décéda à Soctrang (Sud Viêtnam)  le 26 juin 1956.

     

    Références biographiques

     

    AME 1904 p. 318. 1913 p. 255. 312.

    CR 1904 p. 292. 1906 p. 183. 1907 p. 224. 1909 p. 194. 1910 p. 205. 1912 p. 227. 229. 1915 p. 115. 1916 p. 138. 1918 p. 87. 1919 p. 87. 1922 p. 118. 1929 p. 163. 1931 p. 188. 1933 p. 178sq. 1936 p. 164. 1953 p. 58. 1956 p. 86.

    BME 1922 p. 378. 576. 1924 p. 463. 1925 p. 55. 1927 p. 58. 1928 photo p. 384. 1929 p. 375. 567. 1931 p. 77. 1939 photo p. 225. 1940 p. 505. 1941 p. 770. 1949 p. 598. 713. 1950 p. 277. 344. 1953 p. 298. 1955 p. 151.

    ECM 1945 p. 254.

    EC1 N°  469. 479. 480. 484. 602.

     

    • Numéro : 2775
    • Pays : Cambodge Vietnam
    • Année : 1904