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Maurice QUÉGUINER (1909-1977)

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    Né le 11 juillet 1909 à Ploujean (Finistère), diocèse de Quimper.

    Études secondaires au collège de Pont-Croix.

    Études ecclésiastiques :

    Grand séminaire de Quimper : 1927 - 1928.

    Missions Étrangères : 1928 - 1932.

    Prêtre le 29 juin 1932.

    Parti pour le Sikkim le 17 septembre 1933.

    À Kalimpong : 1933 - 1937.

    Passe à Mysore : 1937.

    À Mysore: 1937 - 1939.

    À Chikmagalur: 1939 - 1941.

    À Ootacamund : 1941.

    Procureur et Vicaire général de Mysore : 1941 - 1948.

    Représentant des Missions de l’Inde au Conseil central : 1948 - 1950.

    Unesco : 1952 - 1960.

    Diverses Missions au titre de l’Unesco :

    Nommé 4e assistant le 1er novembre 1957

    Supérieur général : 6 août 1960.

    Réélu le 1er août 1968.

    Cesse sa fonction : 12 août 1974.

    Se retire à la Procure de Rome.

    Décédé le 2 septembre 1977.

     

    Lors du décès du Père Maurice Quéguiner, ancien Supérieur général de la Société des Missions Etrangères de Paris, une brochure a été publiée mettant en lumière les principales étapes de sa vie et tout ce que la Mission en Asie et dans le monde lui doit.

    Nous n’allons donc reprendre ici que les points qui nous permettent de le situer dans l’histoire de la Société et des missions.

    La Rédaction

     

     

    Enfance et études

     

    Maurice QUÉGUINER est né le 11 juillet 1909 à Ploujean, au diocèse de Quimper, d’une famille profondément chrétienne. Il était l’aîné de six frères et sœurs. Son enfance se passa à Morlaix, où son père était contremaître dans une entreprise de travaux publics. Maurice fréquenta d’abord l’école tenue par les Sœurs Blanches, puis l’école Saint-Joseph. A 12 ans, le recteur de la paroisse l’orienta vers le petit séminaire de Pont-Croix où, d’emblée, il prit et conserva la première place ; à la fin de ses études secondaires, il remporta deux médailles d’or (dissertation philosophique et instruction religieuse) au concours des collèges ressortissant à l’Université catholique d’Angers, puis le premier prix du concours de la « Drac » où s’affrontaient les sélectionnés de toute la France.

     

    Mais il rêvait de consacrer sa vie au Seigneur et, en octobre 1927, il entra au grand séminaire de Quimper ; il y devint très vite l’âme d’une petite équipe de séminaristes qui avaient découvert son dynamisme. Il s’agissait bien, pour Maurice, de se donner totalement au Seigneur et c’est pour réaliser plus pleinement cet idéal qu’en septembre 1928 il entra au séminaire des Missions Etrangères de Paris.

     

    Comme à Pont-Croix, il y fit de fortes études, ne se contentant pas des cours et des manuels, mais lisant beaucoup, comme il le fera toute sa vie. Ordonné prêtre le 29 juin 1932, il reçut sa destination pour la Mission du Sikkim, mais il dut, pendant un an, rétablir une santé brisée par un travail intense et ce n’est que le 22 septembre 1933 qu’il embarqua, en compagnie de 19 autres nouveaux missionnaires, sur le paquebot « Athos II » qu’il quittait à Colombo le 9 octobre ; de là, traversant l’Inde du sud au nord, il arriva au Sikkim, le 30 octobre 1933.

     

     

    Inde : Sikkim et Mysore

     

    Sa première tâche fut l’étude des langues, anglais et népalien. Très vite, il fut en mesure d’assurer l’enseignement de la Bible aux grandes élèves de l’école des Sœurs de St-Joseph de Cluny fréquentée par les enfants de la société anglaise, de la famille royale du Sikkim et des hautes classes thibétaines, puis d’aider le Préfet apostolique dans l’administration de la chrétienté de Kalimpong, peu nombreuse mais très vivante. Le Père Quéguiner eut dans ces divers milieux une grande influence et quarante ans après son départ, son souvenir y est encore vivace.

     

    Le Père Quéguiner ne resta en effet au Sikkim que peu de temps ; cette mission ayant été confiée aux Chanoines de St-Maurice, il reçut une nouvelle destination pour le diocèse de Mysore, au sud de l’Inde, où il arriva au début de 1938. Pendant un an, il fut vicaire du Père Feuga à la cathédrale de Mysore, puis il fut chargé de la paroisse de Chikmagalur qu’il dut quitter pour celle d’Ootacamund lors de la division du diocèse en 1940. Ces changements exigèrent de lui l’étude des langues tamoule et kanara. Le Père Feuga, devenu évêque de Mysore, qui avait eu l’occasion de remarquer les qualités du Père Quéguiner, le choisit, dès 1941, comme vicaire général et procureur du diocèse. Pendant sept ans, il fut vraiment le bras droit de son évêque, le secondant avec intelligence et en parfaite harmonie à développer le diocèse. Une de leurs principales préoccupations fut l’implantation d’écoles primaires et secondaires tant en ville que dans les villages. Pour couronner tout cet édifice scolaire et pour atteindre les élites, ils fondèrent, en 1946, le Collège universitaire Ste-Philomène. Cette activité en faveur de l’éducation tant des masses que des élites valut au Père Quéguiner d’être choisi comme membre du Conseil Exécutif et du Sénat de l’Université de Mysore et membre du « Mysore City Improvement Trust Board ». C’est dire l’influence et l’estime qu’il s’était acquises auprès des autorités de l’Université d’Etat, des membres du Gouvernement et du Maharaja de Mysore avec qui il entretenait des relations d’amitié. Mais au souci de pénétrer les élites, il joignit celui d’évangéliser les petits et les pauvres ; il encouragea l’apostolat des religieuses dans les villages et contribua à l’établissement de plusieurs centres de catéchuménat et à la construction de petites églises et d’écoles dans ces centres.

     

     

    UNESCO

     

    Après quinze années de vie missionnaire au Sikkim et à Mysore, le Père Quéguiner revint à Paris en 1948, choisi par les Evêques des MEP en Inde pour les représenter au Conseil central de la Société. Mais ce qui fut alors pour lui un sacrifice allait lui donner l’occasion d’exercer plus pleinement ses dons au service, non seulement de la Société des MEP et des Missions, mais de l’Eglise universelle.

     

    À son travail au sein de l’administration centrale de la Société s’ajouta bientôt celui de directeur de la revue « Missionnaires d’Asie » dans laquelle, pendant dix ans, il publia de nombreux articles et éditoriaux qui le firent rapidement connaître dans les milieux qui s’intéressaient aux Missions. Sa connaissance des religions de l’Inde lui permit d’écrire, outre des articles de qualité sur la religion des Sikhs, l’Hindouisme et le Jaïnisme, un ouvrage intitulé « Introduction à l’Hindouisme » (Ed. de l’Orante, Paris, 1958). Sa collaboration fut sollicitée par plusieurs revues et il écrivit plusieurs chapitres de « l’Histoire universelle des Missions catholiques » publiée par Mgr Delacroix (Ed. Grund, Paris, 1956-1958).

     

    Parallèlement à ces travaux, dès 1950, à la demande de Mgr Roncalli, alors Nonce apostolique à Paris et premier observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’UNESCO, le Père Quéguiner mit ses connaissances et son expérience en matière d’éducation au service de la Délégation du Saint-Siège à l’UNESCO. Il souhaitait que la campagne d’éducation de base et d’alphabétisation entreprise par l’UNESCO obtienne l’attention et la collaboration des catholiques et il écrivit dans ce but un opuscule très apprécié sous le titre « Education de base : préoccupations catholiques et initiatives de l’UNESCO ».

     

    En 1953, le Pape Pie XII le nomma Conseiller ecclésiastique du Centre International de Coordination auprès de l’UNESCO. A ce titre, il participa à la délégation du Saint-Siège aux Conférences générales de l’UNESCO, notamment à Montevideo en 1954 et à New-Delhi en 1956, ainsi qu’aux Séminaires UNESCO de Messine et de Bombay (1953). Il eut ainsi l’occasion de collaborer avec diverses organisations catholiques internationales et avec la Conférence qui les rassemble, participant aux activités de celle-ci en différents pays : France, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse et surtout à Rome où il contribua à la création d’un organisme de liaison entre les O.I.C. et les Missions.

     

    Ces multiples activités le mirent en relation avec de nombreuses personnalités religieuses, chrétiens et non-chrétiens, ainsi que du monde de la culture et de la politique, avec lesquelles il noua des liens de compréhension, d’estime et d’amitié.

     

     

    Supériorat général

     

    Assistant général de la Société des Missions Étrangères depuis 1957, le Père Quéguiner en fut élu Supérieur général par l’Assemblée de 1960 puis réélu pour un nouveau mandat par celle de 1968. Dire ce que fut, pendant les quatorze années de son supériorat, son activité au service de la Société des MEP, de ses membres et des missions dans lesquelles ils travaillent serait en quelque sorte retracer l’histoire de la Société elle-même pendant cette période. Il mit en effet son empreinte sur tout ce qui a marqué la vie de la Société, soit par son action et ses initiatives personnelles, soit par les directives, les conseils ou les encouragements qu’il donnait à chacun. Il a assumé toutes les joies et les épreuves de la Société et de ses membres, leurs difficultés et leurs espérances. Il les voulait au service, comme il l’était lui-même, de l’Eglise et de sa mission. C’est cette volonté qui inspirait les décisions qu’il eut à prendre et les préoccupations majeures de son supériorat.

     

    Parmi ces dernières, il faudrait mentionner particulièrement le rappel et au besoin la défense de l’actualité et de l’urgence de la mission, en même temps que la nécessité d’adapter celle-ci aux conditions présentes – les vocations missionnaires – la formation des missionnaires et leur dynamisme apostolique dans la fidélité à leur vocation et aux directives de l’Eglise – le resserrement des liens de la Société avec le Saint-Siège et avec l’Église de France, ainsi que la collaboration avec les autres Instituts missionnaires. Sur chacun de ces points, on pourrait citer maintes initiatives qu’il prit lui-même, auxquelles il participa ou qu’il encouragea.

     

    Ces préoccupations apparaissent aussi à travers les « Lettres communes » qu’il adressait à tous les membres de la Société, les rapports qu’il faisait parvenir au Saint-Siège, les articles qu’il écrivait pour telle ou telle revue. Ce qui caractérise ces documents, c’est leur densité doctrinale jointe à une perception précise des réalités, l’équilibre entre l’ouverture aux adaptations nécessaires et la fidélité aux vérités de toujours et à l’enseignement de l’Eglise.

     

     

    Toute la Mission

     

    Aussi bien, ses préoccupations ne se bornaient pas aux problèmes qui se posaient à lui dans sa fonction de Supérieur d’une Société missionnaire ; son horizon s’étendait à la totalité de la mission de l’Eglise. A cet égard, on peut dire qu’il fut un missionnaire de la lignée d’un Mgr de Guébriant, dont il était d’ailleurs le disciple. Avec un style différent, bien sûr, et dans un autre contexte, il fut comme lui un homme d’Eglise, un missionnaire, qui, tout en consacrant l’attention voulue aux questions particulières qu’il lui incombait de résoudre, portait plus loin son regard, réfléchissant sur la Mission aujourd’hui, sur les exigences d’adaptation, sur son avenir. Qu’il suffise de citer, à titre d’exemple, l’article, remarquable de lucidité, de sûreté doctrinale et d’équilibre, qu’il écrivit pour la revue « Seminarium » : « Présent et avenir de la Mission ». (Seminarium, Rome, 1973).

     

    Parce qu’il se sentait solidaire et en une certaine mesure responsable de la Mission universelle de l’Eglise, il considérait de son devoir de communiquer aux autorités romaines et au Saint-Père lui-même les informations et les observations qui lui paraissaient mériter leur attention, soit par des rapports écrits, soit au cours des visites que chaque année il faisait à Rome où l’étendue de son information et la sûreté de son jugement étaient appréciées. Le crédit dont il jouissait lui valut d’être nommé, par privilège spécial, par le Pape Paul VI, « Père Conciliaire » aux troisième et quatrième sessions de Vatican II, puis Consulteur du Secrétariat pour les non-chrétiens (de 1964 à 1973) et Consulteur de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples (de 1968 à sa mort). Il fut également élu par l’Union des Supérieurs généraux pour participer au premier Synode des Evêques en 1967. Outre cette collaboration officielle au service de l’Eglise universelle, le Père Quéguiner apportait aussi un concours discret à l’autres organismes de la Curie romaine, en particulier la Secrétairerie d’Etat, la Congrégation pour l’Education catholique, la Commission Justice et Paix, le Secrétariat pour l’Union des Chrétiens, etc... Plus qu’aux éloges qu’il reçut pour les services rendus, il était sensible aux amitiés nées de cette collaboration dans une confiance et une estime réciproques, un égal amour de l’Eglise et un égal souci de la servir.

     

    Après l’Assemblée de 1974 qui lui donna un successeur dans la charge de Supérieur général, il alla résider à la procure de la Société à Rome et l’on pensait qu’il pourrait longtemps encore mettre ses connaissances et son expérience au service de l’Eglise. Le Saint-Siège lui confia en effet plusieurs missions occasionnelles : (observateur au 3e Congrès de l’Union latine, Venise 1975 – membre de la délégation du Saint-Siège au Colloque œcuménique de Trente, 1975) et le nomma, à la fin de cette même année Assistant ecclésiastique de Caritas Internationalis.

     

     

    Maladie et mort

     

    Mais déjà, en juillet 1975, il avait dû subir une grave intervention chirurgicale. Il semblait s’en remettre normalement lorsque, dans les premiers mois de 1977, il commença à ressentir de vives douleurs et, dès ce moment, ses forces déclinèrent rapidement. Au prix d’un grand effort, il voulut cependant participer aux travaux de Caritas Internationalis jusqu’à la fin de juin : il était alors épuisé. Rentré en France au début de juillet, il y fut immédiatement hospitalisé. Malgré les soins dévoués dont il fut l’objet, il s’éteignit le 2 septembre, après plusieurs semaines d’intenses souffrances, laissant l’exemple d’une vie toute donnée au service de Dieu et de l’Eglise. Quelques jours avant sa mort, le Saint-Père, informé de sa douloureuse épreuve, lui fit parvenir par l’entremise du Cardinal Villot, Secrétaire d’Etat, un télégramme l’assurant de sa prière et de sa paternelle bénédiction. Ce fut sans doute sa dernière joie sur la terre, avant d’entrer dans la joie du Seigneur.

     

    Ses obsèques furent célébrées le 7 septembre dans la chapelle des Missions Etrangères, présidées par le cardinal Marty, Archevêque de Paris, entouré de plusieurs évêques et de nombreux prêtres, avec la participation d’une assistance nombreuse, émue et recueillie, parmi laquelle, avec les membres de sa famille et de la Société des Missions Etrangères, étaient présents de nombreux amis de l’Inde, de l’Unesco, de Caritas Internationalis. D’éminentes personnalités, parmi lesquelles les cardinaux Bertoli, Benelli, Gantin, Rossi, Garrone, Mgr Lourdusamy.... voulurent exprimer leur estime, leur amitié pour le Père Quéguiner et s’associer au deuil de la Société.

     

    Dans l’homélie qu’il prononça au cours de la Messe, le Père Roncin, Supérieur général, évoqua la physionomie spirituelle du Père Quéguiner telle qu’elle apparaissait à travers sa vie et son action : « Toute sa vie a été illuminée par la foi, une foi dont il a assumé les exigences pour lui-même et dont il fut le témoin fidèle devant ses frères... Sa foi rayonnante était pour lui source d’exigences, exigences surtout de vérité... Pour lui, la vérité a un visage : celui du Christ Jésus, et il savait le trouver dans son Eglise. Aussi, il fut, comme prêtre et missionnaire, l’homme de l’Eglise, le serviteur de sa mission universelle. Il a aimé profondément l’Eglise ; certes, il n’en ignorait ni les faiblesses ni les lourdeurs humaines ; sa connaissance de l’histoire de l’Eglise et des Missions le mettait à l’abri des illusions. Mais sa foi lui montrait dans l’Eglise Dieu à l’œuvre au cœur de l’histoire des hommes... Serviteur de l’Eglise, il a vécu intensément les événements de l’Eglise universelle. Pour lui, « Vatican II a été et demeure le plus grand événement missionnaire des temps modernes, car jamais, d’un seul coup, l’Eglise n’avait annoncé le Christ aux hommes avec tant d’ampleur, de clarté et de force ». Les voyages de Paul VI à travers le monde et spécialement celui qu’il fit en Asie et en Océanie en 1970 sont aussi pour lui des événements missionnaires de première importance et il était profondément reconnaissant au Saint-Père de rappeler à l’Eglise l’urgence et la nécessité de la mission parmi les peuples non chrétiens. Les responsabilités du Père Quéguiner l’ont amené à vivre au diapason du monde et particulièrement de l’immense continent asiatique. Voyages incessants auprès de ses confrères dispersés dans les pays d’Asie, préoccupations constantes au sujet de situations missionnaires souvent précaires, souci continu de nous maintenir dans la fidélité à l’Evangile et à notre vocation missionnaire, telle fut sa façon de servir la mission de l’Eglise pendant les quatorze années de son supériorat. Dans la ligne de notre tradition missionnaire, il voulait que nous soyons pleinement d’Eglise. Enracinés dans nos diocèses d’origine, insérés dans les Eglises qui nous accueillent, créant des liens de communion entre les Eglises, formant comme un pont entre l’Europe et les peuples du monde, il voyait les missionnaires comme des artisans d’unité et de paix ; cette image du missionnaire, il la vivait déjà en lui-même. Pendant les 45 années de sa vie missionnaire, il a tissé des relations nombreuses entre gens de toutes cultures et de toutes religions ; il a ouvert des chemins entre les hommes et entre les Eglises, mais en lui, tous ces chemins convergeaient vers le Christ dont il était le serviteur. Serviteur de Jésus, le Père Quéguiner mettait le sacerdoce au centre de sa vie missionnaire. Pour lui, de même que la mission de l’Eglise est inséparable du mystère du Christ et qu’elle est le prolongement de l’incarnation rédemptrice du Fils de Dieu, son sacerdoce n’était pas un adjectif, quelque chose d’ajouté à sa vie missionnaire ; il était sa façon propre d’être missionnaire : Parole de Dieu méditée et accueillie dans la prière pour être transmise et vécue dans son authenticité, Eucharistie offerte chaque jour pour édifier le Corps du Christ et amener l’Eglise à sa perfection.... »

     

    • Numéro : 3478
    • Pays : Sikkim Inde
    • Année : 1933