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Arthur OBIN (1882-1950)

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    Arthur, Émile, Antoine OBIN naquit le 10 février 1882, à Calais, paroisse Notre Dame, diocèse d'Arras, département du Pas-de-Calais.

    Le 16 septembre 1899, il entra laïque, au séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré le 21 septembre 1900, minoré le 27 septembre 1903, sous-diacre le 24 septembre 1904, diacre le 26 février 1905, ordonné prêtre le 29 juin 1905, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de la Mandchourie Septentrionale (Kirin) qu'il partit rejoindre le 16 août 1905.

    En 1907, M. Obin travaillait sous la direction de M.Monestier, et résidait à Léao-tién-tsé, au sud de la ville de Harbine (Karbine). De là, il étendait son action sur les postes de Iuong-tsé-iuen et Kiu-iuen-tchang en grand développement, et visitait ceux qui se trouvaient plus éloignés dans les montagnes. Les catéchumènes étaient nombreux. Pendant plusieurs semaines, il demeura auprès de son confrère M. Louis Priour, malade à Harbine, et le 6 août 1907, l'assista en ses derniers moments.

    En 1908, la résidence habituelle de M. Obin était la ville de A-ché-heu, dont la majeure partie de la population se composait de gens des "Drapeaux", rebelles pour la plupart à la voix de la grâce. Son district comprenait six postes et comptait plus d'un millier de chrétiens. Au centre de son district, ces derniers étaient peu nombreux; les postes des environs, ceux de Kui-Men-tchang et des "Montagnes de l'Est" étaient plus prospères. En janvier 1908, M. Obin reçut la visite de Mgr. Lalouyer; tous deux firent la visite pastorale des nouvelles chrétientés. Les écoles y étaient florissantes, et les chrétiens fidèles à leurs devoirs religieux. Cependant, M.Obin eût à supporter quelques tracasseries mandarinales.

    En 1909, M.Obin eût la joie de découvrir et de ramener à la foi chrétienne une famille composée d'environ 70-80 membres, descendants d'anciens chrétiens. Ceux-ci chassés par la persécution, réfugiés dans un endroit désert autour de Ningouta, y avaient bâti un lieu de culte appelé "Pagode du Dieu du ciel". Conduit à cette pagode, M.Obin y vit un bout de chapelet, un crucifix en os d'environ 20 cms, aux bras cassés, trois petites statues en bronze, représentation probable de la Sainte Famille. Il apprit aussi qu'une autre famille composée de 40 ou 50 personnes, était venue dans ces parages, voilà plus de deux cents ans, et qu'elle venait aussi vénérer la "Pagode du Dieu du ciel".

    En 1912, M. Obin quitta la mission et la Société des Missions Etrangères. Rentré en France, il prit du ministère dans le diocèse de Versailles. Devenu curé de Haravilliers (Val d'Oise anciennement Seine-&-Oise), il demeurait à Berville. C'est là qu'il mourut le 25 octobre 1950. Ses funérailles eurent lieu le 28 octobre 1950. M. Adrien Toudic du vicariat apostolique de Moukden (Ying-Kow) représenta la Société des Missions Etrangères à ses obsèques.


    Notes biographiques

    AME 1905 p. 376. 1911 p. 106.

    CR 1905 p. 289. 1907 p. 90-1, 430. 1908 p. 68-9. 1909 p. 78-9. 1910 p. 72.

    ART (Figaro) 27.10.1950.

     

    • Numéro : 2851
    • Pays : Chine
    • Année : 1905