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Charles KAMMERER (1866-1915)

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    [1887]  KAMMERER Charles vit le jour à Massevaux, diocèse de Strasbourg (Masmünster), département du Haut-Rhin, le 16 avril 1866. Entré au Séminaire des Missions Étrangères le 17 septembre 1886, il fut ordonné prêtre le 21 septembre 1889 et partit le 23 décembre suivant pour le Kouang-tong.

    De 1890 à 1896, M. Kammerer travailla dans le district de Long-tcheou où, en 1891, il donna 26 baptêmes d'adultes. En 1892, au prix de bien des difficultés, il réussit à acquérir un terrain près de sa chapelle et à y construire une école. Si le démon contrarie son action, il lui arrive cependant de lui amener des catéchumènes. En 1892, les païens, avec la connivence d'un nouveau sous-préfet, démolirent son école en profitant de son absence. Il s'en suivit un procès qui troubla le pays et arrêta les conversions.

    En 1899, le Père Kammerer est à Pakhoi, où il gère la Procure de l'Ouest de la mission. Il relève alors un grand mouvement de conversions dans son district et a pu administrer 22 baptêmes d'adultes.

    En 1900, la piraterie s'exerce dans la région, mais aidé par le Père Marquis, le Père Kammerer n'en recueille pas moins 91 baptêmes d'adultes. En 1901, à Pakhoi même, les oeuvres se multiplient et accaparent toute l'activité du titulaire. En 1902, il baptise sur place 90 adultes et 97 enfants moribonds. Mais en 1903, le pays ne laisse point d'être toujours à la merci des insurgés.

    En 1905, le Père Kammerer est heureux d'accueillir les Soeurs de St Paul, qui s'installent à Pakhoi, où elles doivent s'occuper de la Sainte Enfance et donner à l'occasion des leçons de français. Les enfants abandonnés ne manquent pas du reste. En 1906, un juste hommage est rendu au dévouement, à l'abnégation des religieuses.

    En 1907, le Père Kammerer dut aller chercher en France le rétablissement de sa santé éprouvée. Rentré à son poste, lui aussi attribue la diminution des conversions au récent massacre des chrétiens de Ling-shan accompagné du pillage et de l'expulsion des rescapés.

    En 1909, il signale comme fait réconfortant la construction d'un orphelinat pour petites filles, qui sont au nombre de 22. En 1910, il donna 72 baptêmes de petits moribonds; mais les mandarins ne répondent toujours aux justes plaintes des chrétiens que par des dénis de justice.

    En 1913, le Père Kammerer note que la France entretient à Pakhoi un consulat, un hôpital et une école ; l'Angleterre de même et une léproserie en plus. Malheureusement le manque de ressources ne permet pas aux Soeurs de St Paul d'accueillir plus de 24 enfants.

    Avant d'avoir pu donner toute la mesure que l'on pouvait attendre de son zèle, le Père Kammerer rendit son âme à Dieu le 17 mai 1915 dans sa 50è année et la 26è de son apostolat en Chine.

     

    Références biographiques

    AME 1890 p. 164. 1926 p. 229.

    CR 1889 p. 255. 1891 p. 127. 1892 p. 145. 146. 1893 p. 148. 150. 1894 p. 167. 1895 p. 390. 1899 p. 163. 317. 1900 p. 130. 1901 p. 125. 1902 p. 140. 1903 p. 121. 124. 1905 p. 115. 1906 p. 118. 119. 1907 p. 155. 1908 p. 119. 1909 p. 128. 1910 p. 126. 127. 1911 p. 112. 1913 p. 163. 1915 p. 280. 1926 p. 89. 1934 p. 108.

    BME 1926 p. 380. 510. 1931 p. 906. 1933 p. 935. 1934 p. 541.

    • Numéro : 1887
    • Pays : Chine
    • Année : 1889