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Louis JOUVE (1872-1945)

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    [2186] JOUVE Louis, Léon, vit le jour le 2 décembre 1872 à Baillargues, diocèse de Montpellier (Hérault). Entré laïque au Séminaire des Missions Étrangères le 15 septembre 1891, il fut ordonné prêtre le 30 juin 1895 et partit le 15 août suivant pour le Setchuen méridional.

     

    En 1897, M. Jouve travaille à Tchang-chan, entre Lou-kiang et Lou-tcheou, à la frontière du Kouy-tcheou. Lors de la persécution de 1899, attaqué en plein jour par une bande de 30 à 40 hommes, il ne dut son salut, ainsi que son catéchiste, qu'à son courage. Il se réfugia alors dans la ville de Lou-tcheou, quitte à voir les mandarins faire retomber sur lui toute la responsabilité de l'affaire.

     

    En 1922, Mgr. Fayolle souligne que depuis son retour du Sanatorium de Béthanie à Hongkong, où il avait dû aller chercher le rétablissement de sa santé, le Père Jouve se maintient bien. En 1924, en rentrant de Tchengtu, où il avait conduit le Père Raison gravement malade, le Père Jouve fut arrêté avec sa barque à Maokiatou et fouillé avec ses compagnons par huit brigands, qui daignèrent lui rendre sa montre mais non ses habits de rechange.

     

    En 1926, c'est de Pen-chan qu'il accompagne Mgr. Renault jusque Tchengtu. En 1927, il est à Nachi, en aval de Suifu. Atteint d'une dysenterie opiniâtre en 1929, le Père Jouve dut gagner Chungking, puis Shanghai et Hongkong. Le 15 mars 1930, il réapparaissait à Chungking avec le Père Blanchard. En 1931, il lui fallut retourner de nouveau à Hongkong pour se soigner, mais le 12 juin il réapparaissait à Suifu.

     

    Du 14 au 16 juillet, à Nachi, il lui fallut entendre les discours virulents contre l'Église Catholique des élèves des écoles de garçons et de filles de Kiang-men, en promenade. Supungki, le chef-lieu de son district, fut aussi le théâtre de manifestations.

     

    En 1932, cependant, il fut appelé à devenir professeur de français à l'École Supérieure de Kiangan, ce qui lui permit d'entrer en contact avec les Intellectuels connus pour leur xénophobie. En 1935, il y eut la Confirmation dans le district de Kiangan et le Père Montillon fut donné comme vicaire au Père Jouve. En 1937, auprès de lui également, le Père Dumont s'en vint faire ses premières armes tout en étudiant la langue et les coutumes chinoises.

     

    En 1939, devenu subitement presque aveugle, le Père Jouve se trouva hors d'état d'administrer son district. Il lui fut impossible de réciter son office et ne put dès lors célébrer la Sainte Messe que difficilement. Il ne laissait point pour autant d'être en bonne santé comme en 1940 lorsque, au nom de ses confrères, Doyen de la Mission, il offrit les souhaits d'usage à Mgr. Renault à l'occasion de la St Louis.

     

    En 1941, il fut témoin des bombardements du 11 août. En 1945, il ne pouvait plus se lever sans le secours d'un infirmier, mais son moral demeurait bon. Parfaitement résigné à la Volonté Divine, il offrait en fin de mai ses souffrances pour la mission. Le 5 juin suivant, Dieu le rappelait à Lui, dans la 73è année de son âge et la 50è de sa vie apostolique, toute passée en Chine.

     

     

     

    Références biographiques

     

    AME 1895 p. 338. 1909 p. 36. 38. 39. 1933 p. 44.

    CR 1895 p. 332. 1899 p. 113. 1906 p. 400. 1917 p. 47. 1922 p. 48. 1923 p. 61. 1924 p. 43. 44. 1926 p. 63. 1929 p. 72. 1937 p. 61. 1939 p. 56. 1947 p. 364.

    BME 1927 p. 374. 1928 p. 443. 1929 p. 621. 680. 1930 p. 370. 1931 p. 594. 748. 1932 p. 852. 1935 p. 47. 118. 1936 p. 279. 1937 p. 585. 1939 p. 49. 1940 p. 689. 1941 p. 711.

    EC1 N° 441.

    • Numéro : 2186
    • Pays : Chine
    • Année : 1895