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Martin HODY (1714-1796)

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    [194]. HODY ou HODY (DE), Martin, signait toujours Hody­ ; son acte de naissance porte « fils de Jean de Hody, conseiller du roi et lieutenant général au bailliage de Labourd, et de Marie-Martine de Lasson ». Il naquit à Saint-Jean-de-Luz (Basses-Pyrénées) le 12 juillet 1714. Il fut archidiacre dans le diocèse d’Aix, et supérieur du séminaire d’Arles.

    Le 17 août 1751, il prit rang parmi les directeurs du Séminaire des M.-E., et voici par ordre de dates sa nomination aux fonctions qu’il remplit­ : 5 juin 1752, procureur des missions­ ; 19 mai 1756 et 24 janvier 1760, supérieur du Séminaire des M.-E.­ ; 31 janvier 1763 et 20 février 1766, procureur des missions­ ; 23 avril 1769, économe du Séminaire­ ; 13 janvier 1772, supérieur de la maison. L’archevêque de Paris assista à cette dernière élection, selon l’ordre du roi Louis XV signé le 3 janvier précédent. Le supériorat de Hody cessa le 17 mai 1775. Pendant ces différentes périodes, son attitude sur la question des Lettres patentes et du Règlement général de la Société fut assez variable (Voir DAVOUST).

    Le 28 juillet 1779, il fut nommé procureur du Séminaire­ ; le 24 janvier 1783 et le 17 juillet 1786, assistant­ ; de nouveau supérieur le 15 janvier 1790 (et non 1789) jusqu’en 1792, ou plus exactement peut-être jusqu’à sa mort, puisque aucun autre supérieur ne fut élu jusqu’en 1805.

    Ce dernier supériorat fut agité par les troubles de la Révolution­ ; Hody eut plusieurs fois à répondre aux commissaires qui vinrent perquisitionner dans le Séminaire. Il refusa de prêter le serment à la Constitution civile du clergé. En septembre 1792, il se réfugia à Amiens. Il revint à Paris, sans doute vers la fin de 1795, et logea d’abord dans une maison de la rue de Sèvres. Il mourut le 11 octobre 1796, soit au Séminaire, soit dans une demeure voisine. « Il n’a pas eu un moment d’inquiétude, raconte Bilhère. La paix, la confiance, l’abandon entier à la volonté de Dieu ont consacré tout le temps de sa maladie. » Il fut enterré dans la crypte de l’église des M.-E. « On lui a fait des obsèques solennelles et on a chanté avec la plus grande édification, il y avait beaucoup d’ecclésiastiques. »

    Comme la plupart des supérieurs du Séminaire des M.-E. pendant le XVIIe siècle, il avait été supérieur de l’Institut du Saint-Enfant Jésus (Dames de Saint-Maur), et en 1784, il avait, de concert avec la supérieure générale, sœur Marie-Dorothée Aldebert, adressé une supplique à l’archevêque de Paris, afin d’obtenir du roi des Lettres patentes pour cet Institut.

    Notes bio-bibliographiques. — Bull. rel. Bayonne, 1896, p. 20.

    Vie de M. Daguerre, pp. 117, 194, 202, 288. — Hist. de l’Inst. de Saint-Maur, pp. 89, 103 et suiv., 600. — Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Les miss. cath. dans l’Inde, Tab. alph. — Le Sém. des M.-E. pend. la Révol., pp. 4, 14, 27 et suiv., 36, 40. — La Franc. pont., ii, p. 737.

    Collect., 13 sept. 1760­ : n° 1776­ ; 28 mars 1775­ : n° 1082­ ; 10 mai 1775­ : n° 296.

    • Numéro : 194
    • Pays : France
    • Année : None