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François HARNOIS (1869-1933)

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    HARNOIS François, Désiré, Marie, est né le 26 mai 1869 à St Caradec, diocèse de St Brieux (C. du Nord). Entré minoré au Séminaire des Missions Étrangères le 22 septembre 1892, il fut ordonné prêtre le 1er juillet 1894 et partit le 29 août suivant pour Tokyo.

    En 1905, M. Harnois est à Kanazawa où il n'épargne rien pour consoler les 500 prisonniers polonais et les aider à remplir leurs devoirs de chrétiens. Il agit de même avec ceux (142) de Takasaki. Il leur assura leur messe le dimanche et le jeudi, en deux chapelles improvisées par eux avec beaucoup de goût. À Kanazawa même, aidé par le Père Kapfer, il dirigea une pension de famille pour les jeunes étudiants des Collèges de la cité. Par eux, on pouvait escompter la formation d'une atmosphère plus favorable à la Prédication. Maniant volontiers une plume très avertie, il notait alors : "Le Japon, délivré de la guerre, se lance avec frénésie dans toutes sortes d'entreprises. Nombreux sont les jeunes gens, qui demandent qu'on aborde franchement le problème religieux. À Kanazawa, ils écoutent la Doctrine non par simple curiosité, mais avec le soupçon trop vague encore qu'elle leur puisse être utile dans la vie. Quelques uns vont plus loin et apportent aux missionnaires des consolations et des encouragements".

    Dans le premier compte-rendu qu'il donna en 1908, de la paroisse de Tsukiji -paroisse de la Cathédrale alors à Tokyo, dont il avait pris la direction- il souligne que sa première impression a été toute d'édification, et s'il n'a pu conférer que 5 baptêmes d'adultes, qui à coup sûr furent édifiants pendant leur catéchuménat, 7 autres sont en préparation pour le Noël prochain. Par ailleurs, bon nombre de chrétiens se font un pieux devoir de faire dire des messes pour leurs parents ou amis défunts et pour les âmes du Purgatoire. La jeunesse sent mieux la nécessité d'une religion alors que la masse du peuple est dominée d'abord par le souci d'une vie matérielle devenue de plus en plus dure. En 1909, ses nouveaux conseillers de fabrique, pleins de zèle, s'ingénient à attirer les païens à l'église, au moins pour les grandes Fêtes; une Société s'est même formée pour propager les livres de Religion.

    En novembre 1910, le Père Harnois transmit sa succession au Père Beuve et rentra en France. Pendant la guerre de 1914-18, il fut mobilisé pour un temps et occupé au Contrôle Postal à Dieppe. Libéré de toute servitude militaire et retiré au Sanatorium de Montbeton, il mit sa plume diligente au service de ce centre de recueillement, devenu pour beaucoup le Vestibule de l'Éternité et un Foyer de Fraternelle Charité. Lui, qui avait donné aux "Mélanges Japonais", de 1905 à 1910, une généreuse et sympathique collaboration, il fit paraître en 1922 dans le "Bulletin des M.E" de Hongkong, "les impressions d'un convalescent" sur "le Sanatorium de Montbeton" (p.142 à 148), et y inscrivit la réflexion suivante, qui peut être tenue comme le résumé de l'expérience de sa vie à l'intérieur de la Société des M.E. : "La grande science de la vie n'est-elle pas de voir toujours le beau côté des choses ? Supporter la maladie et l'épreuve avec fermeté, croire au Bien et s'y confier."

    Il devait encore continuer sa vie de souffrance et de prêtre une bonne dizaine d'années. C'est en effet le 18 janvier 1933, que le Père Harnois s'endormit dans la paix du Seigneur, dans sa 64è année et la 41è de son sacerdoce.

     

    Références bibliographiques

    AME 1894 p. 196. 1915-16 p. 107. 1933 p. 98.

    CR 1894 p. 305. 1905 p. 8. 1906 p. 13. 1908 p. 273. 1909 p. 6. 1933 p. 256. 381.

    BME 1922 p. 93. 1925 p. 249. 1928 p. 361. 1932 p. 886. 1933 p. 240.

    EC1 N°  37. 78. 251. 260.

     

    • Numéro : 2125
    • Pays : Japon
    • Année : 1894