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François HALLER (1912-1969)

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    Né le 29 juillet 1912, à la Tour-de-Peilz (Suisse).

    Études secondaires au Collège Saint-Michel de Grenoble.

    Entré aux Missions Étrangères de Paris en 1930. Ordonné prêtre le 5 juillet 1936. Parti pour la mission de Séoul en septembre 1936.

     

    Postes occupés :

    1936-1938, étude de langue et ministère à Séoul. 1938-1949, professeur au grand séminaire de Séoul.

    1949-1950, professeur au grand séminaire de Paris.

    1950-1957, troisième assistant du Supérieur général et supérieur du Séminaire. A la demande des confrères de Corée, il démissionne en août 1957.

    1957-1967, supérieur régional de Corée. Sa santé était déjà plus que déficiente. Il avait déjà été opéré en 1960. 1967, retour en France pour opération chirurgicale. Mais le cancer avait tout envahi. Il veut à tout prix rentrer en Corée. Départ pour la Corée le 13 décembre 1968.

    Décédé à Taejon le 31 mai 969.

     

    Témoignage

     

    La mort du Père François Haller

    Notre Père Haller a terminé son calvaire le 31 mai, à 8 h 20 du soir. Ses forces déclinaient de plus en plus et nous nous attendions à le voir terminer son chemin sur la terre, mais ce n’est que le 31 au matin qu’il a commencé à ne plus avoir toute sa tête et à ne plus pouvoir parler. Il disait des membres de phrase plus ou moins incohérents. La seule phrase correcte qu’il ait dite, c’est :  « Vous prêchez un converti ». En effet, je lui avais parlé tranquillement, alors que nous étions seuls et il s’était endormi. C’est en se réveillant qu’il a dit cela.

    Le plus extraordinaire c’était son sourire : dans une demi-conscience, il continuait à sourire, comme il l’avait fait pendant toute sa maladie.

    Les confrères étaient en retraite jusqu’au vendredi avant sa mort et venaient de repartir chez eux. A tous ceux qui étaient allés le voir au cours de la retraite, il avait tenu à montrer intérêt et à faire belle figure. Il refusait pratiquement de parler de lui-même et plaisantait avec tous et chacun. Il saluait ceux qui venaient le voir en souriant : « Vous êtes venus voir les ruines de Fanfan. » A un groupe de confrères il parlait de son enflure générale en disant : « Ça me soulève ; c’est comme un overcraft. Il faut bien puisque je dois traverser the channel... »

     

    Il nous a quittés au milieu de l’admiration de tous, chrétiens, confrères français et coréens.

     

    • Numéro : 3573
    • Pays : Corée
    • Année : 1936