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Pierre HAILLEZ (1846-1881)

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    M. Pierre-Frédéric Haillez naquit le 23 août 1846, à Nederbrakel, dans le diocèse de Gand, en Belgique. Sa famille s’étant fixée dans le diocèse de Cambrai, il y fit ses études et y reçut la première tonsure. Pendant trois ans il remplit les fonctions de professeur au collège ecclésiastique de Saint-Amand, qu’il quitta pour entrer au Séminaire des Missions Étrangères, le 6 octobre 1873. Ordonné prêtre le 23 septembre 1876, il partit le 30 novembre de la même  année pour la Birmanie septentrionale.

    Après quelques mois passés auprès de son Vicaire apostolique, M. Haillez fut envoyé dans la ville de Bhamo pour travailler à l’évangélisation des sauvages qui habitent les montagnes limitrophes de la Chine. Il accepta cette pénible et périlleuse mission avec bonheur et, dès le début de sa carrière, il montra le courage et toutes les autres qualités d’un Missionnaire consommé. « Vous dire combien j’aimais ce cher Confrère, nous écrit son Évêque, et combien je suis sensible à sa perte, serait chose impossible ! Je l’avais fait mon Provicaire, et lui avais confié l’administration de cette partie de mon Vicariat. Pendant tout le temps qu’il a passé en Birmanie, je n’ai jamais eu que des éloges à lui adresser. »

    Mais à Bhamo le climat est meurtrier et le ministère auprès des sauvages est pénible. Aussi, depuis neuf ans qu’il existe, ce poste a coûté la vie de cinq Missionnaires. M. Haillez en est aujourd’hui la sixième victime. Atteint comme ses Confrères de la fièvre des bois, il est mort le 17 août, à 11 heures du matin, dans les sentiments de la foi la plus vive et de la résignation la plus parfaite. « Si grande est notre douleur, écrit Mgr Bourdon, à la perte d’un Confrère bien-aimé, grande aussi est notre consolation en songeant aux admirables dispositions qu’il a manifestées en ses derniers moments. Tant qu’il a eu connaissance, il a offert sa vie et sa mort pour la conversion de nos pauvres païens. Il a sollicité lui-même et reçu tous les sacrements que l’Église administre aux mourants. Il s’est confessé trois fois avec des sentiments de foi et de contrition que j’envie pour moi à mon dernier jour. Son désir de s’unir une dernière fois à Jésus fut exaucé ; il put recevoir deux fois la sainte Communion. Jusqu’à la fin, même dans son délire, insensible à tout ce qui l’entourait, il n’a pas cessé de répéter les noms bénis de Jésus, Marie et Joseph et de presser sur ses lèvres son crucifix, et il est mort dans ce baiser d’amour. »

     

     

     

     

     

    • Numéro : 1305
    • Pays : Birmanie
    • Année : 1876