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François FOURNEUVE (1888-1959)

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    [3065] FOURNEUVE Marie, François, Emmanuel, naquit le 21 janvier 1888 à Clermont-Ferrand, en la Paroisse de Notre-Dame du Port, dans le Puy de Dôme. Il fit ses études à "Massillon", à Clermont, puis au Collège de Courpière ; il passa ensuite une année au Grand Séminaire de Clermont. Entré au Séminaire des Missions Etrangères le 10 septembre 1906, il est tonsuré le 20 septembre 1907, minoré le 27 septembre 1908, sous-diacre le 18 décembre 1909, diacre le 12 mars 1910, prêtre le 24 septembre 1910 et il part le 10 novembre de la même année pour le Tonkin occidental (Hanoï).

     

    En 1911, il débute à Ngoc Lu. Mais en 1913, il est affecté à l'évangélisation des montagnards "Muong", chez lesquels Dong Chay sera bientôt son poste central. Il y restera jusqu'à son expulsion par les Viêtminh en 1945, sauf quelques stages à l'hôpital ou à la clinique Saint Paul à Hanoï, pour traiter fièvres ou diabète.

     

    Dire la somme d'abnégations et de privations nécessaires à qui veut partager la vie de ce populations primitives, dans une région malsaine et privée de route, est chose impossible. De plus, dans son apostolat, le missionnaire doit affronter les résistances de la superstition et du paganisme ancestral, des sorciers et des notables. Cependant, le succès couronne ses efforts, et jusque vers 1928, il arrive à baptiser plus de 150 catéchumènes chaque année dans ses diverses stations : à Dong Chay, il a une communauté de plus de 700 fidèles. Les difficultés ne manquent pas : des persécutions sévissent, qui font des martyrs, mais aussi des apostats, dont quelques uns cependant reviennent d'une façon quasi-miraculeuse.

    Après 1928, on assiste à une crise : le nombre des baptêmes annuels ne dépasse guère 50, et souvent ne l'atteint pas. Les causes en sont sans doute le nombre des fidèles qui accaparent le temps du pasteur, et puis la fermentation des esprits, le réveil nationaliste, la pénétration communiste. Avec la guerre, l'occupation japonaise et communiste, c'est l'arrêt. En 1945, le Père Fourneuve doit quitter ses Muongs et vient se réfugier à Hanoï.

     

    À Hanoï, le Père devint chapelain et assura un ministère de confesseur. En 1950, devant le danger croissant des Viêtminh, il fut évacué sur Saïgon, avec d'autres anciens ; son absence ne dura que 4 mois.

     

    En 1954, c'est le commencement de la liquidation ; son état de santé requiert d'ailleurs une opération. Il prend l'avion pour la France, où il arrive le 28 juin. Il entre aussitôt à l'hôpital ; guéri, il se retire à la maison du repos de Voreppe.

     

    Là, il fut un animateur, toujours disposé à causer, assidu à la radio. Mais ses pensées retournaient sans cesse à sa Mission, à ses Muongs, tombés sous l'emprise communiste et privés de toute liberté.

     

    Il est mort le 19 avril 1959 à Voreppe.

     

     

    Références biographiques

    AME 1911 p. 53.

    CR 1910 p. 300. 1917 p. 78. 1918 p. 18. 19. 1919 p. 65. 223. 1920 p. 47. 1921 p. 69. 1922 p. 89. 1923 p. 103. 104. 1926 p. 95. 1927 p. 89. 92. 1928 p. 96. 1929 p. 127. 1930 p. 146. 147. 1934 p. 126. 1936 p. 116. 1938 p. 120. 1947 p. 219. 220. 1952 p. 32.

    BME 1922 p. 241. 1926 p. 573. 1930 p. 211. 1932 p. 461. 1933 p. 936. 1935 p. 198. 360. 436. 808. 1938 p. 78. 212. 213. 214. 215. photo p. 253. 1939 p. 426. 1940 p. 620. 1941 p. 719. 723. 1948 p. 56. 1949 p. 591. photo p. 440. 1950 p. 393. 1951 p. 125. 360. 1952 p. 34. 262. 1953 p. 193. 194. 582. 1954 p. 573. 785. 899. 1959 p. 553.

    EC RBac N° 561. 660.

     

     

     

     

     

    • Numéro : 3065
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1910