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Jean-Louis FLORENS (1756-1814)

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    [259]. FLORENS, Jean-Louis, né le 10 avril 1756 à Lagnes (Vaucluse), fut professeur au petit séminaire de Cavaillon, et entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 9 avril 1778. Il est le frère de Florens Esprit Marie, parti en Thailande. Parti de Paris le 8 octobre 1780, de Lisbonne le 28 du même mois, avec sa destination pour le Se-tchoan, il fut, en arrivant, placé à Tsong-king tcheou, et dès qu’il sut un peu la langue, il eut à administrer un district dont les principales chrétientés furent Tsong-king tcheou, Koan hien et Ta-y hien. Lors de la persécution qui causa, en 1785, l’arrestation du coadjuteur Mgr de Saint-Martin et de trois missionnaires, il fut dénoncé, mais réussit à se soustraire aux recherches. En 1786, il fut nommé provicaire et le resta jusqu’en 1789, c’est-à-dire jusqu’au retour du prélat. Il eut alors à diriger une partie des districts du Se-tchoan méridional actuel et quelques chrétientés du Yun-nan. Il fut, croyons-nous, le premier missionnaire du Se-tchoan, qui fit du vin dont on put se servir pour la messe. Il assista au synode tenu par Mgr Dufresse en 1803. Après la mort du coadjuteur Trenchant, en 1806, il fut de nouveau provicaire.

    En 1810, en vertu d’un bref de septembre 1807, il fut nommé évêque de Zéla et coadjuteur de Mgr Dufresse. Après son sacre, qui eut lieu près de Tsong-king tcheou le 29 juin 1810, il retourna dans son district.

    En 1812, Dufresse lui ayant demandé s’il accepterait les fonctions de supérieur du séminaire, laissées vacantes par la mort de Th. Hamel, il répondit­ : « Si vous le jugez à propos, je prendrai cette charge avec le plus grand plaisir, sans avoir égard à mon goût et à mon inclination, persuadé qu’en cela je ferai la volonté de Dieu, ce qui doit être le grand goût et la nourriture exquise des âmes apostoliques. »

    Pendant la persécution qui s’éleva en 1814, il changea souvent d’asile pour échapper aux satellites­ ; un jour, pour le cacher plus sûrement, les chrétiens le firent placer dans un trou creusé sous le foyer d’une cuisine, et dont l’entrée était ménagée sous une marmite­ ; par surcroît de précaution ils allumèrent du feu sur cette cachette. La persécution redoublant de violence, il prit la fuite à travers le Yun-nan, et arriva épuisé dans la mission du Tonkin occidental. Il mourut le 14 décembre 1814 à Yen-duyen-so-ha, chrétienté plus connue sous le nom de So-trai, province actuelle de Ha-dong, et y fut enterré.

    Notes bio-bibliographiques.

    — N. L. E., i, p. 474­ ; ii, pp. 156 et suiv., 171, 176, 181, 344, 381­ ; Ib., Mort de Benoît Sun [Sen], pp. 445 et suiv.­ ; Ib., p. 506­ ; iii, pp. 61, 200 et suiv., 373, 432 et suiv., 470 et suiv., 482­ ; Ib., Notice sur Mgr de Saint-Martin, p. 484­ ; iv, pp. 23 et suiv., 30, 55 et suiv., 70, 252, 269, 344, 379 et suiv., 428, 473 et suiv.­ ; v, pp. 26, 32 et suiv., 44, 52, 89, 100 et suiv., 113, 132, 149­ ; Ib., Sa fuite et sa mort, pp. 175 et suiv.­ ; Ib., pp. 182, 194, 213, 234, 238, 666.

    Nouv. des miss. or. 1787-1788, 2e part., p. 1. — Nouv. des miss. or. 1794-1807, p. 240.

    Hist. gén. miss. cath., ii, 2e part., p. 650. — Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Les miss. cath., p. 226, — Lett. à l’év. de Langres, pp. 220 et suiv., 235, 315, 320. — La Franc. pont., ii, p. 709.


    • Numéro : 259
    • Pays : Chine
    • Année : 1780