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Louis FERRAND (1898-1951)

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    Louis, Marie, Charles, Augustin FERRAND naquit le 21 août 1898 à Beaufort-en-Vallée, diocèse d'Angers, département du Maine-et-Loire. Après ses études primaires, à l'âge de onze ans, il entra en sixième à Mongazon où il fit d'excellentes études secondaires, et se classa parmi les tout premiers de son cours. En octobre 1916, il entra au grand séminaire d'Angers. Un an plus tard, il partit  soldat. Cité et décoré, il fut blessé le 25 août 1918. Après sa démobilisation, il reprit le cours de ses études théologiques. Ordonné prêtre le 29 juin 1923, il fut nommé professeur-surveillant de division au collège de Mongazon où il travailla pendant deux ans.

     

    Le 11 septembre 1925, il entra au séminaire des Missions Etrangères. Le 23 juin 1926, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de Pakhoi, qu'il partit rejoindre le 20 septembre 1926. Il embarqua à Marseille le 24 septembre 1926..

     

    Arrivé dans sa mission, il s'initia à la langue chinoise, mais en raison du départ pour la France de M.Grégoire, surmené par un labeur intensif au séminaire et très éprouvé par le climat, M. Ferrand fut nommé au petit séminaire en 1927. Tout en étudiant la langue, il fut chargé de la surveillance des enfants, de l'enseignement du chant, et de la direction des cérémonies. Mais à Pakhoi en cette période fort troublée, c'était le temps des cortèges, des menaces, des appels au peuple contre les étrangers et les missionnaires, et de la profanation de leurs cimetières.

     

    En janvier 1929, M. Ferrand quitta son poste au petit séminaire, et fut mis à la tête du vaste district de Shekshing où il remplaça M. Genty.appelé à Pakhoi. Deux mois plus tard, en raison de sa santé déficiente, M.Ferrand partit au sanatorium de Béthanie, puis il demanda à rentrer en France. Il arriva à Marseille le 24 octobre 1929, sans être agrégé définitivement à la Société. Invité au bout de un an à repartir, il donna sa démission.

     

    De 1930 à 1936, M. Ferrand, sans être réinscrit dans l'Ordo d'Angers, fut nommé vicaire à Toutlemonde, dans ce diocèse. Ensuite, Il repartit en mission au titre de "prêtre libre", et vers la mi-juin 1936, il arriva à Hué comme professeur au Collège de la Providence. En plus de son travail ordinaire d'enseignant, il apporta une aide appréciée et active à M. Darbon, curé de la paroisse française à Hué, et directeur du cercle militaire St. Louis. En juin 1938, il alla visiter le vicariat apostolique de Kontum. A la fin de l'année scolaire 1938-39, il partit travailler dans cette mission dirigée par Mgr. Jannin. Celui-ci demanda la réintégration de M.Ferrand dans la Société, mais en 1940,  Paris refusa pour "instabilité".

     

    En mars 1945, avec les autres confrères de la mission, il fut d'abord interné par les japonais, dans le probatorium de la mission à Kontum, puis conduit à Nhatrang et placé en résidence surveillée.en cette dernière ville. Après la défaite japonaise, le "Viêtminh" prit le pouvoir en août 1945. Le 21 janvier 1946, Nhatrang fut dégagé; Mgr. Sion, vicaire apostolique de Kontum retrouva son évêché, le 25 juillet 1946,. En octobre 1946, M. Ferrand se rendit à la clinique St. Paul, à Saïgon, pour refaire sa santé, espérant remonter à Kontum sous peu. En réalité, il dut rentrer en France où il arriva le 20 janvier 1947. Il reçut alors, en raison de son dévouement, la médaille de la Reconnaissance Française.

     

    M. Ferrand  se soigna et se reposa à Beaufort-en-Vallée, dans l'espoir de revenir dans sa mission au début de 1949. En attendant, installé chez lui à Beaufort, mais rattaché officiellement à Beaupréau, on lui demanda de faire connaitre les missions et la Société des Missions Etrangères par des conférences, des prédications, des rencontres. En 1950, il fut réadmis comme membre de la Société, au titre de la mission de Kontum.

     

    Après un séjour à la clinique Saint Claude à Angers, vers la fin du mois de janvier 1951, par suite d'une grave hypertension due à l'état de ses reins, Il rentra chez lui, mais pour peu de temps. Il fut de nouveau hospitalisé dans cette clinique où, après six jours de longues souffrances, il décéda, le vendredi 13 avril 1951, au petit matin, assisté à ses derniers instants, par M. Cressonnier.

     

    Ses obsèques eurent lieu le lundi 16 avril 1951, dans l'église de Beaufort-en-Vallée.

     

     

     

     

     

    Biographie

     

    Ch. MENARD. Dans la joie de servir. Le P. Louis Ferrand    M.E.P.

    Imprimé à Angers, 1954 - 232 pages

    Exprime bien le raysonnement du P. Ferrand.

     

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1926-27 p. 497. 1929 p. 200.

    CR 1926 p. 81. 167. 1928 p. 89. 1929 p. 116. 120. 1932 p. 322. 1939 p. 142. 143. 155. 1951 p. 185.

    BME 1926 p. 520. 772. 1927 p. 51. 512. 1929 p. 243. 493. 1936 p. 596. 753. 1937 p. 63. 447. 661. 653. 885. 1938 p. 485. 551. 771. 776. 848. photo p. 403. 1939 p. 144. 213. 513. 575. 580. 1948 p. 110. 312. 1949 p. 55. 1950 p. 592. 1951 p. 203. 320.

    EC1 N°  111. 116. 185. 186. 337. 492. 496. NS. 61P85.

     

     

    • Numéro : 3318
    • Pays : Chine Vietnam
    • Année : 1926