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Jean FAURE (1852-1895)

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    Mgr Guillon écrivait, à la date du 25 mars : « Aux désastres que la guerre cause dans notre « Mission, il a plu à Dieu d’ajouter une épreuve inattendue et très sensible à notre coeur : « Nous venons de perdre notre cher confrère, M. Faure, décédé le 7 février dernier, à Cha-« ling.

    « Le regretté défunt laisse un grand vide parmi nous ; excellent missionnaire, plein de zèle, « respectueux et soumis envers ses supé­rieurs, aimé de tous ses confrères, à nul autre ne « pourraient mieux convenir ces paroles de la Sainte-Écriture : Transiit benefaciendo... « Dilectus Deo et hominibus. Malgré les dangers de la situation présente, il a voulu demeurer « au milieu de ses chrétiens, prêt, comme le bon Pasteur, à donner sa vie pour ses brebis. S’il « n’a pas versé son sang pour elles, la mort du moins l’a trouvé sur la brèche, fidèle à son « poste de combat.

    « M. Conraux, qui l’a connu plus intimement que tout autre, et qui l’a assisté à ses derniers moments, m’a adressé sur la vie, les tra­vaux et la mort de notre regretté confrère, la notice suivante. »

    « Jean-Auguste-Irénée Faure naquit le 18 octobre 1852, à Saint-Jean de Montorcier, diocèse de Gap.

    C’est là, dans les montagnes des Alpes, dont l’aspect si grandiose pénètre l’âme de la pensée du Tout-Puissant, que s’écoulèrent les 22 premières années de sa vie : M. Faure aimait à en rappeler le doux souvenir.

    Privé de bonne heure de l’affection de sa mère que Dieu avait rappelée à Lui, il trouva au sein de sa famille foncièrement reli­gieuse, tout le dévouement qu’il pouvait désirer et les plus beaux exemples de piété. Ses années de collège s’écoulèrent bien vite « comme un rêve », disait-il lui-même. Cependant sa santé laissait déjà beaucoup à désirer, visitasti eum diluculo ; c’est sans doute ce qui lui valut le privilège d’être nommé infirmier.

    Entré laïque, le 13 septembre 1875, au Séminaire des Missions-Étrangères, il s’acquit aussitôt l’affection de ses supérieurs et de ses confrères. Pendant les trois années qu’il passa à la rue du Bac, tout le monde put admirer sa patience au milieu des maladies qui ne ces­sèrent de l’accabler : fièvres, hépatite, affections cutanées, etc. Mais déjâ la sainte Vierge, en qui il avait une confiance sans bornes, l’avait pris sous sa protection. Elle lui communiquait cette énergie qui ne l’abandonna jamais et lui fit surmonter toutes les difficultés qui sem­blaient devoir être un obstacle à sa vocation apostolique.

    Ordonné prêtre le 21 septembre 1878, la Mandchourie lui échut en partage. Certes, à le voir si faible, si souffreteux, beaucoup de ses confrères ne s’attendaient pas à cette destination qui fut réellement providentielle, comme l’avenir l’a prouvé.

    Un accident survenu inopinément à bord du paquebot qui devait l’emporter, força M. Faure à attendre une quinzaine de jours à Mar­seille. Ce retard lui fournit l’occasion d’aller encore une fois remer­cier Notre-Dame d’Embrun de la grâce qu’Elle lui avait faite en lui permettant de partir pour les Missions. Mais c’était là une infraction à la règle, dont il avait toujours été fidèle observateur ; aussi s’en accusa t-il de suite dans une lettre à M. Péan, qui lui imposa pour pénitence un Ave Maria !

    M. Faure passa quelques semaines à Shang-hai, en compagnie de M. Martinet, et s’embarqua pour Ing-tze. Le fleuve était encore obstrué par les glaces quand le navire arriva à l’embouchure du Leao, le 20 mars 1879 : il fallut stopper. Après cinq jours d’at­tente, M. Faure se fit débarquer par le capitaine, et se mit en route à la recherche de la Procure. Seul, sans guide, ne sachant pas un mot de la langue chinoise, chargé d’une valise et armé d’un parapluie, il parcourut à pied les trois lieues qui le séparaient de ses confrères.

    Mgr Dubail discerna bien vite le nouveau missionnaire : il recon­nut en lui un caractère calme et réfléchi, une énergie de volonté peu ordinaire.

    Ce qu’était M. Faure au début de sa carrière apostolique, il le demeura toute sa vie. Mgr de Bolina l’envoya d’abord à Siao-hei-­chan pour étudier le chinois sous la direction de M. Lalouyer. En 1881, des circonstances particulières forcèrent Mgr Dubail d’appeler M. Lalouyer à Cha-ling, et M. Faure se trouva chargé de Siao-hei­-chan.

    Il quitta ce district, en 1882, pour venir à San-t’ai-tze où il devait rester jusqu’à sa mort. Le district de San-t’ai-tze comprenait alors Sin-min-t’ouen, Tong-kia-fang-chen, Tcheou-kia-ouo-p’eung, Ye­-sing-p’ou-tze, Ka-li-ma, c’est-à-dire toutes les chrétientés à l’ouest du Hong-heu jusqu’à huit lieues de Moukden ; néanmoins il suffisait à peine à l’activité et au zèle de M. Faure. La maladie semblait avoir oublié notre confrère ; mais ce n’était que pour un temps. Au cours d’une visite d’administration à Tong-kia-fang-chen, il fut pris tout à coup du typhus. Au bout de quelques jours, les médecins l’aban­donnèrent, désespérant de le sauver. La Providence toutefois veillait sur lui, et, contre toutes les prévisions humaines, il ne tarda pas à entrer en convalescence. On le transporta à Cha-ling, puis à Ing-tze, où les bons soins de M. Monnier et du Procureur achevèrent de lui rendre la santé. De retour à San-tai-tze, il retomba malade et con­tinua de languir jusqu’à la fin de l’été 1886. Alors, n’en pouvant plus, il sollicita et obtint de Mgr Dubail la permission d’aller à Shang-hai. Les soins intelligents que lui prodiguèrent M. Martinet et le docteur Pichon parvinrent à calmer ses souffrances, mais ne purent faire disparaître le mal dont il était atteint. Après un séjour de trois mois à la Procure, il revint en Mandchourie.

    Pendant son absence, le district de San-tai-tze avait été divisé. Le vicaire apostolique ne laissait à M. Faure que l’importante chrétienté de San-tai-tze avec Ka-li-ma, Ye-sing-pou-tze et Tcheou-kia-ouo-­p’eung, petits postes assez rapprochés de sa résidence. Tous les confrères ont pu apprécier le zèle qu’il a déployé pour la sanctifica­tion de ses chrétiens, et les succès prodigieux qu’il a obtenus par ses catéchuménats pendant dix ans. Et tout cela, il l’a fait sans bruit, sans ostentation, avec une modestie qui peut servir de modèle à tous. Son successeur connaîtra les difficultés qu’il a rencontrées ; Dieu veuille qu’il les surmonte avec autant de fermeté, et parvienne à maintenir les chrétiens dans la pratique de la charité comme le cher défunt y a réussi. Ceux qui l’ont connu plus particulièrement, savent tout ce qu’il y avait de bonté dans son cœur. Sans faire aucune avance, il se tenait toujours sur la réserve, et cependant il n’est pas un missionnaire qui ne l’ait vu sans se sentir de suite pénétré d’une vive sympathie pour lui.

    S’agissait-il de donner un conseil, de suggérer un avis, il ne se prodiguait pas, et on était presque obligé de faire violence à sa mo­destie ; mais quand il avait parlé, on pouvait aller de l’avant sans crainte de se tromper.

    Dans ces derniers temps, M. Faure était mon conseiller et je n’ai jamais eu à me repentir des décisions qu’il m’a fait prendre.

    L’an dernier, la visite de ses chrétiens terminée, M. Faure entreprit de pénibles travaux. Il lui tardait de tirer tout le profit possible du grand jardin dont les revenus sont affectés à l’entretien de l’orphe­linat et des écoles de la chrétienté. Pour cela, il fit construire un mur d’enceinte destiné à protéger les légumes contre les inondations du Fleuve Rouge. Sa résidence réclamait des réparations urgentes ; maçons et charpentiers se mirent à l’œuvre  sous sa direction. Son église n’avait point de maître-autel ; à son appel, menuisiers et sculp­teurs exécutèrent un autel en bois, qui fera longtemps honneur au bon goût de notre confrère. Il était impatient de voir tous ces travaux terminés, car il semblait avoir le pressentiment de sa mort prochaine.

    Les grandes pluies commencèrent de bonne heure, et, dès les pre­miers jours de juillet, l’inondation battait son plein. L’autel qui aurait dû être achevé à cette époque, se trouvait à peine ébauché ; la récolte de son jardin était emportée subitement par les eaux ; sa résidence devenait inhabitable, et cependant il restait aussi calme, aussi gai que si tout eût marché au gré de ses désirs.

    Le 26 juillet, vers huit heures du matin, M. Faure se promenait derrière sa maison, pendant que les ouvriers se reposaient. Soudain une détonation se fait entendre dans une cour voisine, et presque aussitôt un chien enragé saute par dessus les débris du mur écroulé, s’élance sur le Père et lui déchire sa soutane. M. Faure se défend, culbute le chien et veut se réfugier sur un tas de briques. Mais la bête se relève, se jette sur sa victime, la saisit au-dessus du talon, puis au mollet qu’elle dévore littéralement, jusqu’à ce que M. Faure lui fasse lâcher prise en lui enfonçant ses deux mains dans la gueule. Aux cris poussés par le missionnaire, les ouvriers accourent et tuent le chien ; mais, hélas les deux mains du Père étaient broyées.

    Dès que j’appris la nouvelle de ce triste accident, je me mis en route, portant avec moi des médecines chinoises très efficaces contre la rage. A mon arrivée, M. Faure était calme ; un spécialiste le soi­gnait, et le malade suivait de point en point toutes les prescriptions de l’homme de l’art. Je m’efforçai alors de lui faire croire que le chien n’était pas enragé, ajoutant que peu importait d’ailleurs, puisque la médecine qu’on lui avait fait prendre était souveraine contre la rage, etc.; mais je lui conseillai fortement de se rendre au port d’Ing-tze. On aurait pu l’embarquer pour Saïgon et l’envoyer à l’institut Pasteur. M. Faure ne voulut pas partir ; et j’étais moi-même un peu effrayé des complications que pourrait amener un long voyage en barque par une chaleur torride et dans l’état où se trouvait notre confrère.

    Peu à peu, les plaies du malade se cicatrisèrent, l’appétit revint. La guérison parut bientôt parfaite. Tout le monde était pleinement rassuré.

    Au mois de janvier cependant, M. Faure se plaignit du dépérissement de ses forces. J’attribuais cela aux soucis que nous causait alors la guerre.

    Le 28 janvier, j’allai lui faire visite et nous convînmes de commen­cer notre retraite annuelle, le 3 février, à Cha-ling. Je passai deux jours avec lui, et je ne me souviens pas de l’avoir jamais vu si gai. Ses chrétiens m’ont fait depuis la même remarque. En se rendant à Cha-ling, le 3 février, le froid contraignit le Père de descendre plu­sieurs fois de chariot pour se réchauffer en marchant. À une lieue de Cha-ling, en traversant un village, il fut attaqué par des chiens contre lesquels il eut à se défendre pendant quelques instants. Le saisisse­ment qu’il en éprouva était à peine passé quand il arriva chez moi. Le soir, d’assez bonne heure, il manifesta le désir de se coucher ; alors on lut le sujet de méditation et nous nous séparâmes. Avant de se mettre au lit, il me parla encore de la retraite, du désir qu’il avait de faire une confession générale de sa vie de missionnaire. « Il est bon de se tenir prêt, disait-il, on ne sait pas ce qui peut nous arriver ces jours-ci. » Je croyais qu’il faisait allusion à la guerre et qu’il appréhendait la cruauté des soldats chinois ; j’étais certes bien loin de supposer que, pour notre confrère, l’heure était arrivée d’aller au ciel recevoir la récompense promise au fidèle serviteur.

    Pendant la nuit, il me réveilla à plusieurs reprises ; il trouvait que le « kang » (fourneau) sur lequel il reposait, était brûlant ; néanmoins il ne parvenait pas à se réchauffer les membres. Le lendemain matin, un quart d’heure avant la méditation, j’allai le voir ; il était éveillé, et me dit d’appeler le médecin ; il n’avait point dormi de toute la nuit et souffrait beaucoup de la rate. Je fis venir en toute hâte un médecin du village qui, après avoir examiné le pouls, prescrivit quelques sudorifiques et assura que le malade serait guéri dans la soirée. À midi, la potion n’avait encore produit aucun effet. J’appelai un autre médecin dont le diagnostic fut le même. Le malade consen­tit à  prendre des pilules ; mais il ne put les avaler. Le soir, le pre­mier médecin fut rappelé ; il refusa d’administrer de nouveaux remèdes et se contenta de prescrire quelques pilules inoffensives. Toute la nuit, je m’efforçai de procurer au malade une bonne trans­piration ; vains efforts !

    Le mardi, de bon matin, j’envoyai chercher, à San-t’ai-tze, le caté­chiste Tou-ling-sien. Il arriva le soir même et fit prendre à M. Faure de l’huile de menthe et de l’eau gazeuse qu’il réussit à absorber. Un mieux sensible se manifesta presque immédiatement. M. Cubizolles veilla notre confrère de 9 heures à minuit. A ce moment le malade poussa une grande clameur et une crise terrible se déclara ; le doute n’était plus possible : M. Faure était atteint de la rage. La crise dura de minuit à midi, avec des intermittences dont je profitai pour enten­dre sa confession, qui fut claire et complète ; alors je lui donnai l’ab­solution. Le malade était dévoré par la soif ; il demandait de l’eau ; mais, dès qu’on lui en présentait, il repoussait le verre avec horreur. À partir de midi, le Père parut moins agité. Les religieuses indigènes et les orphelines, réunies à l’église, demandaient à Dieu sa guérison ; bientôt les chrétiens se joignirent à elles pour faire violence au Ciel.

    Cependant M. Fauve récitait lui-même le chapelet avec M. Cubi­zolles, qui m’avait remplacé auprès de lui pour me permettre de prendre un peu de repos. Quand je revins, le cher malade tenait encore son chapelet entre ses doigts. Je lui dis d’avoir confiance en la sainte Vierge et de la prier avec nous pour sa guérison : « Oui, répondit-il, j’aime à réciter mon « Rosaire, je l’ai récité tous les jours ; je ne me souviens pas de l’avoir omis une seule fois, si « ce n’est pendant ma fièvre typhoïde. Priez le bon Dieu pour moi afin qu’il m’accorde la « grâce de conserver ma connaissance jusqu’au bout. »

    Toute trace de fièvre avait disparu ; j’étais persuadé que le malade allait entrer en convalescence. Il prit sans répugnance la médecine que je lui présentai et but de l’eau sucrée à plusieurs reprises. Les chrétiens de Cha-ling et de San-tai-tse étaient dans la joie car le mieux s’accentuait d’heure en heure. Je lui avais donné une image de la sainte Vierge ; il la baisait avec amour en récitant son chapelet à haute voix. Quand je le surprenais à baiser ainsi l’image, il se met­tait à sourire et son visage devenait radieux comme celui d’un ange.

    À 9 heures du soir, je lui parlai de son prochain rétablissement ; il m’interrompit : « Oh « non, dit-il, c’est bien fini, je vais mourir ; je remercie la sainte Vierge de la grâce qu’elle me « fait de mourir en pleine connaissance. » J’essayai de le rassurer, et lui conseillai de demander à la Bonne Mère encore quelques années de vie pour tra­vailler à sa gloire. « Non, « non, dit-il, je suis usé ; je ne pourrais plus rien faire, il vaut mieux que je m’en aille que de « rester à charge aux autres. » Il me demanda ensuite de le laisser seul quelques instants pour qu’il se préparât à une nouvelle confession. Il se confessa et je lui renouvelai l’absolution. Vers minuit, il m’appela, récita encore son chapelet et parut s’assoupir. Je recommandai au catéchiste qui le veillait de ne pas lui parler. Vers trois heures du matin, le caté­chiste me fit part de ses craintes ; le Père n’avait pas dormi, il tenait de la main droite l’image de la sainte Vierge à la hauteur de ses yeux ; son visage était défait ; il ne pouvait plus se soulever. Je lui proposai alors l’extrême-onction : «  Oui, me dit-il, il est temps. » Cependant, je ne pouvais pas le croire si près de la mort. Je sortis pour cacher mon émotion et prévenir M. Cubizolles qui couchait au collège. J’allai prendre les saintes Huiles à l’église. Il était cinq heures du matin quand je rentrai dans la chambre du malade. Je l’entendis pousser des soupirs ; il avait le visage tourné contre le mur, les bras tendus vers un tableau de Notre-Dame des Sept-Douleurs. Je l’en­tendis prononcer distinctement ces paroles : « Oui, ma Mère, prenez-moi avec vous, je vous aimerai toujours ; oui, ma Mère. » C’était la fin. Je m’empressai de lui donner l’absolution, l’extrême-onction, l’indulgence in articulo mortis. Pendant que j’essayais de lire le Proficiscere, anima christiana, l’âme de notre bien-aimé confrère était présentée par Marie au divin Maître. »

    « La nouvelle de la mort de M. Faure, ajoute Mgr Guillon, fut un coup de foudre pour tous « les chrétiens de son district, qui se voyaient privés de leur Père, au moment même où  les « plus graves dangers les menaçaient de toutes parts. Les larmes qu’ils versèrent à cette « occasion feront toujours l’éloge de notre cher et regretté confrère.

    « On transporta le corps du défunt à l’église de Cha-ling, où les chrétiens récitèrent l’office « des Morts. Il fut ensuite conduit solen­nellement à San-tai-tze. La distance qui sépare les « deux postes est d’environ cinq lieues. Les fidèles se disputèrent l’honneur de porter sur leurs « épaules la dépouille mortelle du missionnaire. Toute la chrétienté de San-t’ai-tze accourut, à « plus d’une lieue, au-devant du cortège, et organisa une immense procession qui se déroula « jusqu’à l’église. Le corps y demeura exposé pendant trois jours, et les chrétiens se « succédèrent sans interruption autour du cercueil, récitant des prières entrecoupées « continuellement par les larmes et les sanglots.

    « Les obsèques eurent lieu le 12 février. Malgré la distance et les dangers d’une route « encombrée de soldats chinois, je tins à donner au cher défunt un dernier témoignage « d’affection, et je me rendis de Moukden à San-t’ai-tze pour présider ses funérailles. Une « messe pontificale fut chantée avec le concours de MM. Conraux et Cubi­zolles et du P. Hia.

    « Les restes mortels de M. Faure sont ensevelis auprès de l’église à l’endroit même où il « était tombé, au mois de juillet, victime de son attachement pour ses chrétiens. C’est là, au « milieu d’un carré de sapins plantés par lui, où il aimait à faire ses exercices de piété, qu’il « repose, en attendant le grand jour de la résur­rection. »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • Numéro : 1397
    • Pays : Chine
    • Année : 1878