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Joseph FAISANDIER (1862-1889)

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    « M. Joseph Faisandier, écrit Mgr Puginier, naquit en 1862 à La Tour, dans le diocèse du Puy, d’une de ces familles religieuses comme l’Auvergne en possède heureusement encore beaucoup. Après avoir terminé ses études de  latin dans son diocèse, il alla faire la philoso-phie et la théologie au séminaire des Missions-Etrangères, où il fut ordonné prêtre en 1886. Envoyé la même année au Tonkin occidental, il fut placé, quelques mois après son arrivée, dans la paroisse de Dongbao. Là, tout en complétant l’étude de la langue annamite, il s’exerçait au ministère apostolique.

    « En 1888, je l’adjoignis à M. Ramond auquel il a rendu de grands services dans l’œuvre de la conversion des infidèles. Il travailla pendant un an avec beaucoup de succès à baptiser les catéchumènes et à former les néophytes. Son caractère calme, sachant se faire à tous, et son zèle pour le salut des âmes le rendaient particulièrement apte à ce genre de ministère ; aussi ce ne fut pas sans regret que je le désignai pour aller aux Chau-laos prendre la succession de M. Escallier décédé à la fin du mois d’août précédent. Mais ce dernier poste éloigné et difficile demandait un sujet de choix. D’ailleurs l’excellente santé de M. Faisandier permettait d’espérer qu’il résisterait au climat malsain des montagnes. Il accepta sa destination sans enthousiasme comme aussi sans hésitation. Il connaissait les difficultés de sa nouvelle charge, il y avait réfléchi mûrement ; mais il avait une grande confiance en Dieu.

    « C’est le 20 novembre au soir, après le salut du Saint-Sacrement, que M.Faisandier partit de Ke-so avec le P. Verbier pour sa nouvelle destination. Le 10 décembre, les Pères arrivaient à Phu-le où ils étaient attendus avec impatience. Le 17, M. Faisandier m’écrivait une longue lettre dans laquelle il me racontait le voyage et il me donnait des renseignements sur le Laos. Alors la santé des Pères et des catéchistes était bonne, et rien ne faisait prévoir le malheur qui allait arriver.

    Le 27 décembre en revenant du poste militaire, voisin de la maison des missionnaires, M. Faisandier fut pris de la fièvre qui l’emporta au bout de quatre jours. Le malade fut soigné avec un grand dévouement par son confrère, et les médicaments qu’on a l’habitude de donner dans les fièvres des montagnes lui furent administrés avec intelligence ; mais son estomac ne pouvait rien supporter.

    « Le 31 décembre, ce cher et regretté confrère, muni des sacrements de la sainte Eglise, rendait son âme à Dieu, assisté du P.Verbier, qui avait passé auprès de lui sans le quitter les quatre jours de la maladie.

    « M. Faisandier était un missionnaire sérieux d’une piété solide, d’un excellent fond, et quoique encore jeune, il était déjà formé. Sa mort a été une perte considérable pour la mission. »

     

     

     

    • Numéro : 1735
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1886