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Jules Auguste CHATRON (1844-1917)

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    Mgr CHATRON, Jules-Auguste, né à Charix (Belley, Ain), le 20 avril 1884. Prêtre le 26 septembre 1869. Entré au séminaire des Missions-Etrangères le 21 juillet 1872. Parti pour le Japon le 7 mai 1873. Au Japon méridional en 1876, au Japon central en 1888 lors de la création de ces Vicariats apostotiques. Évêque d’Osaka le 22 juillet 1896. Mort à  Osaka le 6 mai 1917 (1).

    Jules-Auguste Chatron naquit à Charix le 30 avril 1844. Ses parents étaient des cultivateurs, vivant de leur travail, et considérés dans le pays. Ils n’eurent que deux enfants : celui qui devait être plus tard missionnaire et évêque d’Osaka, et une fille, Marie-Prosalie-Joséphine.

    Le père mourut le premier, encore jeune, le 3 mars 1847. La mère partit pour l’éternité quatre ans après, le 12 février 1851. Jules et sa sœur furent recueillis par un oncle maternel, Claude-Louis Taravel, qui fut leur tuteur et les garda quelque temps près de lui, en compagnie de son fils.

    L’abbé Joseph Carron, qui s’intéressait aux deux jeunes orphelins, ses petits-cousins, et qui avait sans doute remarqué les heureuses dispositions de Jules, l’envoya au petit séminaire de Meximieux ; c’était en octobre 1857 ; en même temps il plaça la fillette chez les religieuses de

    Saint-Joseph, à la Providence de Bourg ; la pauvre enfant y mourut au bout de peu de temps.

    Dès son entrée à Meximieux, Jules se plaça en bon rang dans une classe d’une vingtaine d’élèves. Il réussissait également dans toutes les parties du programme des études, mais avec une supériorité marquée pour les sciences et mathématiques. C’était, comme on disait alors, un travailleur.

    D’un caractère aimable, gai, et plein d’humour, avec une forte pointe d’originalité, il était très aimé de ses condisciples. Bon et serviable, il se montrait toujours prêt à répondre de suite à ce qu’on désirait de lui.

    ______________________________

    (1)  L’Ordo de 1918 porte la date du 7 mai, ce qui serait une erreur d’après la présente notice racontant que la mort de Mgr Chatron a eu lieu le di­manche 6 mai.

     

    Rien ne le distinguait spécialement au point de vue de la piété ; il était de ceux qui vont tout droit, et sans avoir besoin d’y être poussés, dans la pratique comme dans l’étude des choses de la religion. Aussi fut-il toujours aux premiers rangs pour l’instruction religieuse. Le vénérable P. Robelin l’eut bien vite fait entrer dans la Congrégation de la Sainte-Vierge.

    Outre son travail de classe, Jules entreprit seul l’étude de l’italien et de l’anglais. Faut-il citer ce détail, qui donnera une idée de sa volonté et de son esprit industrieux, quand il avait résolu quelque chose d’utile à son but ? Il voulait apprendre à jouer de l’harmonium. Comment faire ? Il n’osa pas demander des leçons : cela ne se faisait guère à cette époque. Il imagina de figurer les touches d’un clavier sur une bande de papier ; puis, aussitôt terminé son devoir de classe, il tirait le clavier de son bureau, le posait devant lui sur la table, et, sans bruit, avec un sérieux et une attention sans pareille, il se mettait à y promener ses doigts pour s’essayer à monter des gammes et à former des accords. A force de ténacité, il parvint de la sorte, sans maître, à savoir jouer convenablement, science qu’il perfectionna d’ailleurs quand il fut prêtre.

    Ses trois années de grand séminaire à Brou (1866-1869) furent celles d’un séminariste fervent et studieux, pour qui le temps est précieux. Il ne parlait des missions qu’à ses intimes ; mais il priait beaucoup. L’œuvre de Dieu se faisait en lui silencieuse et discrète. Après son ordination sacerdotale, il fut immédiatement nommé vicaire à Ceyzérieu (1er octobre 1869).

    Il demeura 14 mois dans ce poste. L’abbé J. Carron, qui l’avait fait entrer au séminaire, était alors curé d’Hauteville. Il demanda et obtint sans peine que son petit-cousin lui fût donné comme vicaire. C’est auprès de lui, et sous sa direction éclairée, que devait se décider la grave question de la vocation apostolique. Après deux ans de vicariat à Hau­teville, en 1872, le jeune prêtre fut autorisé à se rendre au séminaire des Missions-Etrangères.

    En 1873, il quitta la France pour le Japon. A cette époque-là, il n’y avait pas un cœur  catholique qui ne battît à ce nom. Des milliers de chrétiens avaient été retrouvés, mais comme les lois de persécution étaient encore en vigueur, ils avaient été presque aussitôt saisis et envoyés en exil dans différentes provinces. Cependant cet acte de cruauté avait soulevé un tel cri d’indignation en Amérique et en Europe, que le gouvernement japonais finit par renvoyer ces pauvres gens chez eux. Après avoir étudié la langue à Nagasaki, le jeune prêtre commença l’exercice du saint ministère parmi les anciens chrétiens récemment découverts. Lorsque Mgr Petitjean établit à Kobé, où avaient eu lieu quelques conversions, une procure et une maison de la Sainte-Enfance, il chargea M. Chatron de ces œuvres, pendant que M. Villion restait à la tête de la paroisse japonaise, que notre missionnaire dirigea également de 1879 à 1886. En cette dernière année, il laissa la direction de la paroisse japonaise à M. Perrin ; en 1877, la Sainte-Enfance fut transférée à Osaka ; il resta à M. Chatron la procure et la paroisse européenne. Avec son activité et la régularité exemplaire de sa vie, il fut un procureur idéal. A cette époque, on avait commencé l’évangélisation à l’intérieur du pays ; avec des passeports de voyage, ou des contrats de professeur de français, on s’ingéniait à pouvoir résider dans les districts ; seulement on n’y trouvait aucun des objets indispensables à la vie. L’alimentation purement japonaise est insuffisante et de beaucoup, pour maintenir la santé d’un Européen. Depuis la pomme de terre jusqu’à la boîte de lait concentré, c’est à la procure de Kobé qu’il fal­lait s’adresser. Souvent l’objet demandé n’était pas clairement désigné, ou bien il ne datait pas tel qu’il était demandé. Il fallait donc deviner. N’importe ! par retour du courrier, le missionnaire de l’intérieur recevait le colis auquel souvent, quand il restait de la place dans la caisse, avait été ajoutée quelque friandise envoyée à titre gracieux. Les chemins de fer étant rares, les missionnaires voyageaient surtout par mer. Or les bateaux arrivaient à toutes les heures du jour ou de la nuit. Quelle que fût l’heure, nous trouvions toujours une porte cordialement ouverte et une chambre préparée. L’hospitalité ne laissait rien à désirer. Cependant le procureur se trouvait entre deux charités à exercer. Traiter l’hôte de passage, lui tenir compagnie, ou bien faire les commissions pour les absents. Il trouva moyen de concilier ces deux devoirs. Après avoir fourni au voyageur ce qu’il désirait, lui avoir tenu compagnie à  table, il allait à son bureau dont la porte restait ouverte. Le missionnaire de passage pouvait venir ; le procureur répondait à ses questions, mais avait la plume à la main pour la correspondance et les comptes. A heure fixe, il quittait tout pour réciter son bréviaire et faire sa visite au Saint-Sacrement. Au départ du missionnaire, il n’oubliait jamais de le munir de son bento, le fameux bento du P. Chatron ! Ce bento consistait en une bouteille de vin, un pain et une tranche de viande. L’hospitalité de notre confrère était vantée par tous ceux qui passaient chez lui. Aussi, quand en 1893, Mgr Vasselon le nomma vicaire général, la nomination fut bien accueillie, d’autant que cette nouvelle fonction ne l’arrachait pas à l’ancienne, et qu’il continuait à être procureur et curé de Kobé.

    Dans nos missions où le personnel ecclésiastique est peu considérable, les fonctions de vicaire général ne sont pastrès absorbantes ; il les remplit avec discrétion et dévouement.

    Au bout de trois ans, Mgr Vasselon mourut subitement. Mgr Chatron fut élu pour lui succéder. Dès le début de son épiscopat, il fit connaître clairement les deux idées directives de son administration. La première était de développer chez les missionnaires l’esprit surnaturel. La seconde de se procurer des ressources pour établir définitivement les districts de l’intérieur. Jusque-là, la plupart des missionnaires de l’intérieur logeaient dans des maisons louées. Ce système présentait beaucoup d’inconvénients, la distribution des appartements dans les maisons japonaises n’étant guère propre à l’installation d’une chapelle et d’une chambre séparée pour le Père. Mais la caisse de la mis­sion était à peu près vide et pouvait à peine faire face aux dépenses courantes. Par correspondance, il était difficile de bien faire compren­dre la situation. Mgr Chatron prit son courage à deux mains et en 1903 il partit pour l’Amérique y faire le pénible métier de quêteur. Aussitôt débarqué à San-Francisco, il se présenta à l’archevêché. L’archevêque était absent. On pria Mgr Chatron de vouloir bien revenir, quand il serait de retour ; personne, en son absence, ne voulait prendre sur soi d’accorder la permission de quêter. Le voyageur se retira. Il se sentait bien fatigué. En passant sur une place, il s’assit sur un banc, où il resta assez longtemps, n’ayant plus la force de se remettre sur pieds.

    Tandis qu’il se demandait ce qu’il allait devenir, un monsieur qui passait s’arrêta devant lui, et, touché de son état qui semblait dou­loureux, lui adressa la parole en anglais : « Vous êtes souffrant, mon­sieur, que faites-vous là ? » Mgr Chatron lui répond, également en anglais, qu’il arrive du Japon, fatigué, malade et qu’il ne sait pas trop ce qu’il va faire. « Mais... vous êtes Français ! interroge le monsieur, frappé par son accent. — Eh oui, monsieur, je suis Français. Et vous aussi peut-être… — Parfaitement et ça tombe bien, je suis même médecin. Voyons, qu’avez-vous ? » Le bon évêque réconforté lui exposa toutes ses misères. « Bien, Monseigneur, venez avec moi ; je suis médecin directeur d’un hôpital tout près d’ici : je vais vous y conduire, et je me charge de votre affaire. »

    Et les voilà partis ensemble vers l’hôpital. A peine arrivés, le médecin fait mettre l’évêque au lit, et l’ausculte en règle ; et dès le len­demain matin, il l’étendait sur le marbre pour l’opérer d’une hernie double, cause de sa grande fatigue. Ce fut bien et vite fait, et au bout de quelques jours de soins, le malade put quitter l’hôpital : « J’en sortis le 13 mai, écrit-il. Le bon P. Hamet, supérieur des Pères Maristes, qui m’avait rendu de fréquentes visites, est venu me chercher, aussitôt que j’ai pu marcher, et m’a emmené chez lui. Que le bon Dieu lui rende cette grande charité ! … Le chapitre 1er de mon pèlerinage était terminé.

    « Le chapitre II a commencé par la cathédrale. Je suis allé voir Mgr l’archevêque de San-Francisco. Sa Grandeur m’a reçu avec la plus grande amabilité, et m’a donné une lettre de recommandation pour les prêtres et les fidèles de son diocèse. Le 25, j’étais le matin à la cathédrale, et le soir chez les Pères Dominicains... Dès lors, les journaux de San-Francisco se sont emparés  de ma pauvre personne….

    O tempora, o mores ! »

    « Je commence à visiter les curés (27 églises catholiques à San-Francisco dans la ville seulement), et ils veulent bien m’inviter à parler. Ce sera long ; car ce n’est que le dimanche que l’on a occasion de parler en public. Entre temps, je cherche des adresses, et j’irai per domos en Benoît Labre... » Il eut parfois à subir des accueils plus que froids, mais sa simplicité pleine de bravoure, l’accent de sincérité qu’il mettait à  raconter jusqu’à quel point ses missionnaires vivaient pauvrement, émurent bon nombre d’âmes.

    Quelque temps après, nous le trouvons à Saint-Paul-Minnesota, chez le bon Mgr Ireland, « qui, dit-il, me comble d’amabilités ».

    « Et maintenant, voulez-vous savoir ma vie de mendiant ? pas très joyeuse, vous le pensez bien. Le dimanche, je vais à 6 heures dans une église. A 7 heures, première messe, premier sermon ; 8 heures, deuxième messe, deuxième sermon. Et ainsi de suite d’heure en heure jusqu’à midi et demi. Assurément, les bons catholiques américains montrent de la sympathie pour mon œuvre ; malheureusement ils ont des charges énormes pour le soutien de leurs prêtres, la construction d’églises, écoles, hôpitaux, asiles, etc. Ils me donnent volontiers quelques sous, mais ils ne peuvent donner selon leur bon cœur. Ouvriers pour la plupart, les richesses ne sont pas entre leurs mains. Toutefois je ne puis assez dire combien je leur suis reconnaissant. » Il resta une année en Amérique et retourna au Japon en passant par la France, où ses anciens condisciples lui firent un chaleureux accueil. Il n’avait peut-être pas reçu tout ce dont il avait besoin : mais il avait contracté des amitiés qui n’oublièrent point de lui envoyer des secours. Il put donc commencer à réaliser son plan : acheter quelques parcelles de terrain, construire des maisons, des chapelles, des salles de réunion.

    Il surveillait de près toutes ces constructions. Il lui fallait du simple et du solide ; il ne ménageait ni ses peines, ni ses voyages. Il était rare qu’on le vît célébrer la messe le dimanche, dans sa cathédrale. Il allait dans les différents postes. Il voulait voir les fidèles assemblés, encourager le missionnaire. Il partait seul, son sac à la main, après avoir enlevé le cordon doré de son chapeau et sa croix pectorale. Il passait comme un missionnaire ordinaire. Un jour il était en tournée de confirmation. Après avoir administré le sacrement dans le poste principal, il partit avec le missionnaire pour une petite chrétienté. Le voyage exigeait quelques heures de traversée à bord d’un vapeur, le soir. Mais il faisait gros temps, le bateau ne put partir à son heure ordinaire et n’arriva au port qu’à minuit. Il pleuvait à verse et la chrétienté était éloignée de deux lieues. A minuit et par un temps pareil, il n’y avait personne au débarcadère. Le missionnaire était d’avis de coucher dans un hôtel. Le lendemain matin la pluie aurait cessé, il y aurait des voitures et il serait facile d’arriver à temps pour la cérémonie. L’évêque trouva que ce ne serait pas apostolique. Pas de voiture ? Eh bien, allons à pied. Et ils partirent sous la pluie battante, dans les ténèbres. Le missionnaire portait le sac. A la sortie de la ville l’évêque prend son couteau, coupe un bâton dans la haie, le passe dans la poignée du sac, et les voilà, l’évêque et son prêtre, chacun un bout de bâton sur l’épaule, marchant sous la pluie battante vers le village où ils arrivèrent à 2 heures du matin. Quand un missionnaire trouvait son allocation par trop insuffisante, il n’avait qu’à s’adresser à l’évêque. Je ne pense pas que celui-ci ait jamais refusé un secours pécuniaire.

    En 1916, il se sentit de nouveau gêné par l’infirmité dont il avait été opéré en Amérique. Malgré ses 73 ans il se résolut à  une nouvelle opération, car il ne trouvait de soulagement que dans une complète immo­bilité. « Dans ces conditions la vie m’est insupportable », écrivait-il. Au Japon les chirurgiens experts ne manquent pas, mais ils ont pour les aider des infirmières. Et pour habituées qu’elles soient aux malades, il répugnait à Mgr Chatron de recevoir leurs soins. Le directeur d’un hôpital privé d’Osaka comprit le sentiment de l’évêque et consentit à pratiquer l’opération aidé seulement de ses médecins. Monseigneur entra à sa clinique le 4 mars, et le 5 eut lieu l’opération. Tout se passa régulièrement et on espérait qu’au bout de quinze jours ou de trois semaines la fièvre disparaîtrait et que le vénéré malade pourrait quitter l’établissement. Il avait toujours à son chevet un prêtre japonais fort dévoué, le P. Nagata, ou un autre prêtre. Chaque jour un ou plusieurs missionnaires allaient lui rendre visite. Le malade pouvait réciter régulièrement son bréviaire et même travailler un peu à sa correspondance. Nous n’avions aucune inquiétude. Cependant vers la fin du mois, la fièvre ne disparaissant pas, nous commençâmes à ne plus être aussi sûrs de l’avenir. En avril, nos inquiétudes augmentèrent ; un docteur américain de Kobé fut appelé et diagnostiqua un cas à peu près désespéré. Hélas ! c’était la vérité. Bientôt le pauvre malade s’affaiblit considérablement. De temps en temps même, il n’avait plus une entière possession de soi ; mais dès qu’il revenait à lui les sentiments intimes de son cœur se manifestaient. « O bon Maître, répétait-il, vous le savez bien... toute ma vie je n’ai eu qu’un désir : vous aimer et vous faire aimer... »

    Un jour, tranquillement, sans apparat, il demanda et reçut l’extrême-onction dans sa chambre d’hôpital ; peu après il exprima le dé­sir d’être transporté à l’évêché, on fit immédiatement droit à sa demande.

    Dans les derniers jours d’avril, arriva au Japon Mgr Petrelli, archevêque de Nisibe et délégué du Souverain Pontife ; il vint à Osaka, accompagné de Mgr Combaz. Ils trouvèrent le malade en bien mauvais état, mais il les reconnut parfaitement. Ils passèrent une nuit à l’évêché et le lendemain à leur départ, il leur souhaita aimablement bon voyage. C’était le lundi matin 30 avril. Les affaires terminées, Mgr Combaz arriva à Kyoto le dimanche matin, 6 mai, et, l’après-midi, nous allâmes naturellement prendre des nouvelles à l’évêché d’Osaka. Nous y arrivâmes vers 5 heures. Quel ne fut pas notre douloureux étonnement de trouver Mgr Chatron en pleine agonie ! Cette agonie avait commencé vers 2 heures. Elle se termina à 9 heures.

    Les funérailles furent fixées au mercredi 9 mai, pour donner le temps d’arriver aux prélats réunis à Tokio : Mgr Petrelli, Mgr Rey, Mgr Berlioz ; avec Mgr Combaz l’épiscopat du Japon était au complet.

    L’archevêque de Nisibe voulut bien présider la cérémonie. Le cortège fut grandiose. Les Frères Marianistes y vinrent avec leurs 800 élèves ; les religieuses avec leurs 300 jeunes filles, tous les missionnaires du diocèse excepté nos chers mobilisés. Des centaines de catholiques suivaient le corbillard. De la mission au cimetière il y a bien près de 8 kilomètres. Il faut traverser toute l’immense ville d’Osaka. Les passants s’arrêtaient au passage du long cortège, dans une attitude un peu étonnée, mais respectueuse. C’était la dernière prédication de l’évêque d’Osaka.

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    • Numéro : 1155
    • Pays : Japon
    • Année : None