Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Pierre Xavier CAZENAVE (1834-1912)

Add this

    Le cher et regretté M. Pierre-Xavier Cazenave naquit à Sendets (Basses-Pyrénées), le 22 avril 1834, d’une famille très chrétienne. A l’âge de 11 ans, il entra au Petit Séminaire de Bétharram, dont le supérieur était le Vénérable Garicoïtz, le fondateur de la Congrégation du Sacré-Cœur. Quelques années plus tard, le Petit Séminaire ayant été transféré à Larressore, M. Cazenave alla terminer ses études dans cet établissement, puis se rendit au Grand Séminaire de Bayonne, où il ne resta qu’une année.

    Désireux de se consacrer à l’apostolat, encouragé dans cette voie par le directeur de sa conscience qui lui reconnaissait une véritable vocation, il ne put obtenir de son père l’autorisation de partir pour les Missions-Étrangères, et dut profiter d’une absence de celui-ci pour faire ses adieux à sa mère et prendre la route de Paris. Son départ fit quelque bruit dans le pays, et le P. Fourcade, le merveilleux convertisseur des Indiens du diocèse de Pondichéry, nous a raconté que, à la fin de sa sixième, revenant du Petit Séminaire et arrivant chez lui à 10 ou 11 heures du soir, sa mère l’accueillit par ces mots :

    — « Sais-tu la nouvelle de l’abbé Cazenave, de Sendets ? »

    — « Quoi donc ? »

    — « Il est parti à Paris, pour se faire missionnaire chez les sauvages... Si tu devais faire, un jour, comme lui, j’en mourrais de chagrin. Ces sauvages te tueraient ! » — « Et, ajoute le P. Fourcade, ces paroles me frappent ; je ne réponds rien ; mais la vie apostolique se présente devant moi, et, dans mon cœur, je me dis : « Tu imiteras l’abbé Cazenave. »

    Le futur procureur arriva au Séminaire des Missions-Étrangères le 3 juillet 1855, précédé de ces notes élogieuses signées de M. Delissade, un des directeurs du Grand Séminaire : « Talents plus qu’ordinaires ; presque toujours le premier de sa classe ; piété solide et éclairée ; caractère excellent ; vocation prononcée ; très bon sous tous les rapports. »

    Ordonné prêtre le 29 mai 1858, il reçut sa destination pour le Tonkin Occidental, et, le 29 août suivant, il partit pour Bordeaux, où, le 2 septembre, il s’embarqua sur le Syngapore, avec plusieurs autres jeunes missionnaires, parmi lesquels M. Puginier, futur vicaire apostolique du Tonkin Occidental, et M. Chicard, qui traça de lui ce portrait : « Le P. Cazenave ne sort point de sou repos pour des questions vulgaires ; mais chaque coup de cette langue bien effilée est la solution d’un nœud gordien. » Faisons la part du style imagé qu’affectionne le Chevalier-apôtre, et traduisons : le P. Cazenave ne parlait qu’en connaissance de cause et avec précision.

    Pendant la traversée, le jeune Missionnaire instruisit un matelot demeuré dans l’ignorance absolue des vérités de la foi, et lui fit faire sa première communion en la fête de Noël.

    Arrivé à Hong-Kong et empêché par la persécution de se rendre au Tonkin, il fut prié par M. Libois de l’aider dans les travaux de la procure. Lorsqu’en 1860, Mgr Pellerin accorda à M. Mahé, un français, aumônier en chef des soldats catholiques anglais, un de ses missionnaires, M. Desvaux, pour être aumônier de la 2e division, M. Libois jugea bon d’adjoindre à ce dernier M. Cazenave, qui partit au mois de juin pour Ta-Lien-Wan et devint aumônier de l’hôpital installé sur le Mauritius. De Ta-Lien-Wan, le bateau-hôpital gagna le golfe de Tche-Li. Le nombre des malades augmentant, M. Cazenave eut à s’occuper des 5 hôpitaux installés sur 5 navires et comptant un total de 300 malades : 250 soldats et 50 marins. Le service était assez difficile, par suite de la distance à parcourir pour se rendre aux différents navires, éloignés les uns des autres de plusieurs milles, et du petit nombre de canots que possédait le Mauritius. Mais une chose beaucoup plus pénible pour notre Confrère fut le manque de pains d’autel et l’impossibilité de s’en procurer ; au mois de septembre, l’aumônier de l’hôpital n’osait célébrer la messe qu’une fois par semaine, dans la crainte de manquer d’hosties.

    Les lettres qu’il écrivit alors à M. Libois ne manquent pas d’intérêt et l’on pourrait y glaner quelques faits utiles pour l’histoire de l’expédition anglo-française en Chine.

    Comme il avait été à peu près réglé qu’il exercerait pendant quelques semaines seulement les fonctions d’aumônier, il écrivit, le 26 septembre, à M. Libois : « Maintenant, voici un cas à résoudre : 1o Si toutes les troupes restent dans ce pays pendant l’hiver, faut-il rester ici ou revenir à Hong-Kong ? 2o Si une partie des troupes restent ici, faut-il accepter d’hiverner avec elles, au cas où on le voudrait ? Prononcez en maître et sans aucune crainte ; car je serai, d’un côté, enchanté de revenir à Hong-Kong, et, d’un autre, je crois que je pourrais me résoudre à rester encore pendant l’hiver, s’il y avait quelque nécessité dans cette décision. Je vous prie de ne point perdre de vue mon envie d’aller au Tonkin dès qu’il y aura la moindre possibilité, même fallût-il passer par un petit trou en se serrant un peu les flancs. »

    La question fut tranchée par une lettre du Séminaire des Missions-Etrangères, qui arriva en octobre et qui priait M. Cazenave de se rendre à la procure de Hong-Kong pour y remplacer provisoirement, en qualité de vice-procureur, comme on disait alors, M. Couillard, atteint de la maladie, dont il devait bientôt mourir. « Vous aiderez, lui disait cette lettre, datée du 9 août 1860 ; vous aiderez M. Libois, qui conserve un bon souvenir de votre aptitude à vous acquitter des fonctions de vice-procureur. » Cette nomination n’était que provisoire. En 1861, elle devint définitive.

     

    *

    *  *

     

    En 1862, M. Cazenave fut envoyé à Shang-Haï. Il était le premier procureur en titre de cet établissement, que Mgr Verrolles, convaincu de sa nécessité, avait installé depuis quelque temps, et dont un de ses missionnaires, M. Boyer, avait été le gardien. Il n’est pas besoin de dire que la procure de Shang-Haï était loin d’avoir, à cette époque, toute l’importance qu’elle a prise, et que les occupations de son titulaire ne se peuvent comparer avec celles de nos procureurs actuels. Le travail fut accompli avec un esprit d’ordre persévérant et une consciencieuse régularité.

    En 1866, M. Cazenave (I) fut nommé directeur du Séminaire des Missions-Étrangères et prié de rester à la procure jusqu’à ce qu’il eût mis son successeur au courant des affaires. Ce successeur, M. Lemonnier, prit la direction de la procure en 1867, et M. Cazenave, après un pèlerinage à Jérusalem, arriva au Séminaire des Missions-Étrangères au mois de mai. Le 20 du même mois, eut lieu sa réception de directeur.

    Il apportait, dans ces nouvelles fonctions, des vertus solides, unies a lune intelligence déjà exercée aux affaires et habituée, par sa situation de procureur, à s’intéresser au bien général de la Société, préparée à l’étudier et à le comprendre.

     

     

    (I)  Au mois d’août 1866, il se rendit à Nagasaki, annonçant que M. Petijean était nommé vicaire apostolique du Japon et apportant à l’élu les insignes épiscopaux qui avaient servi à Mgr Forcade.

     

    Professeur de dogme pendant trois ans, envoyé en province pour le service de la Société pendant le siège de Paris par les Allemands (1870-1871), résidant à Meudon pendant la Commune, il devint procureur de la dépense le 9 septembre 1871 ; reçut de nouveau cette charge le 12 juillet 1874 ; le 30 juin 1877 et le 4 juillet 1880, il fut nommé procureur des commissions ; à ces dernières élections, il fut également nommé assistant du Supérieur du Séminaire pour les affaires extérieures.

    Il était, depuis 1872, professeur de liturgie et le resta. Studieux et douté d’une mémoire très fidèle, il connaissait fort bien les rubriques et ne les oubliait guère. Entre plusieurs opinions, M. Delpech qui savait la valeur des hommes et l’exactitude de leurs paroles, se rangeait presque toujours à l’avis de M. Cazenave.

    Ajoutons qu’il ne fut pas étranger à la création de l’Œuvre des Partants, dont la fondatrice et première présidente, Mme la Vicomtesse de Saint-Jean, recevait depuis longtemps sa direction spirituelle.

    Une quinzaine d’années s’étaient donc écoulées depuis que M. Cazenave exerçait les fonctions de directeur du Séminaire. Cette période déjà longue lui avait permis de connaître de nombreuses affaires et d’acquérir une expérience réelle, appuyée sur les traditions que lui avaient léguées les anciens, qu’il gardait soigneusement, auxquelles parfois il en appelait, persuadé, et avec raison, que les communautés ont besoin, pour éviter les amoindrissements, de conserver leurs traditions, c’est-à-dire l’esprit de leurs fondateurs, leur but, leurs méthodes, telles qu’elles ont toujours été, dut moins dans les grandes lignes, et que, s’il ne faut pas s’attarder dans des procédés routiniers, il est bon de ne pas se lancer dans des changements qui n’ont du progrès que le nom.

    Sa modestie ne prodiguait pas les conseils ; mais son amour du bien général ne les refusait pas et il apportait, avec une réserve de bon ton et une invariable constance, sa part à l’œuvre commune.

     

    *

    *  *

     

    Le 7 juillet 1883, il fut élu procureur général de la Société à Rome. On connaît les travaux qu’implique cette charge se rendre compte des affaires spéciales que la Société, Missions ou Etablissements communs, adressent à Rome ; rédiger les suppliques et les porter aux Congrégations ; donner les explications nécessaires ; surveiller la marche des affaires ; répondre à de nombreuses lettres de consultation, après avoir pris l’avis de spécialistes et étudié soi-même les questions ; représenter la Société dans certaines cérémonies ou réunions, et, aussi, s’occuper des hôtes, Evêques ou Missionnaires de passage à Rome.

    M. Cazenave devait passer 24 ans dans ces fonctions, et les remplir avec modestie, prudence et dextérité. Sobre de démarches, quand il ne les jugeait pas utiles, il ne négligeait aucune de celles qu’exigeaient les affaires dont il était officiellement chargé. A la Propagande, on le recevait avec la considération due à sa situation et, aussi, à sa manière sérieuse, précise et réservée de traiter les questions. Il produisit la même impression à la Congrégation des Rites, à la Chancellerie, ainsi que dans le Conseil d’administration des Etablissements français à Rome, dont il était membre.

    Il travailla activement et efficacement, comme postulateur, à la Cause de nos Martyrs, béatifiés en 1900 et en 1909, et, en cette même qualité de postulateur, aux causes du Bienheureux Curé d’Ars, du Vénérable Moye, fondateur des Religieuses de la Providence de Portieux, ancien missionnaire au Su-Tchuen, de Mgr de Montmorency-Laval, premier évêque de Québec, de la Vénérale Emilie de Rodat (1), fondatrice de l’Institut de la Sainte-Famille à Villefranche-de-Rouergue, de la Mère Marie de l’Incarnation (2), dont les vertus furent si populaires au Canada, et de la Vénérable Pauline-Louise de Pinczon (3).

     

    (1)  Marie Emilie Guillemette de Rodat, née au château de Druelle, près Rodez, le 6 septembre 1787, mort le 19 septembre 1852.

    (2)  Marie Guyart, née à Tours, le 18 octobre 1599 ; mariée à Claude-Joseph Martin, en 1617 ; eut, en 1619, un fils, Claude, qui se fit bénédictin et fut l’historien de sa mère. Le 10 octobre 1619, son mari meurt ; et, en 1632, après avoir confié son fils à une de ses tantes, elle entre chez les Ursulines de Tours, où elle prend le nom de Marie de l’incarnation. En 1639, elle est envoyée au Canada, à Québec, et y fonde une maison d’Ursulines pour l’éducation des jeunes filles, surtout des jeunes filles sauvages (Hurones). En 1659, elle se met à la disposition de Mgr de Montmorency-Laval, et fonde quelques œuvres sous la direction de l’évêque. Elle meurt le 30 avril 1672.

    (3)  Pauline Louise de Pinczon du Sel, née à Rennes, le 31 mai 1752 ; entre dans la Congrégation des Sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve. Envoyée à Aix-en-Provence, en 1788, pour y fonder une école ; exilée pendant la Révolution ; elle revient à Aix en 1800 ; y fonde, sur l’ordre de l’archevêque, la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de Grâce ; meurt à Lambesc, le 22 septembre 1820.

     

     

    Ce rôle de postulateur, qu’il remplit même à titre gracieux pour les causes étrangères à notre Société, l’obligeait à aller à la Sacrée Congrégation des Rites, à rendre visite au Cardinal préfet de cette Congrégation, aux Cardinaux ponents des Causes, aux promoteurs de la foi, aux avocats procureurs et consulteurs, sans compter les très nombreuses demandes nécessaires lors de la solennité des Béatifications.

    De plus, M. Cazenave fut, pendant neuf ans, le confesseur des Religieuses de Saint-Joseph de Chambéry, dont le couvent est situé via Giosue Carducci, et qui sont au nombre d’une cinquantaine. Après ce laps de temps, il demeura leur chapelain, allant chez elles, chaque jour, célébrer la messe, et, trois à quatre fois par semaine, donner la bénédiction du Saint-Sacrement.

    Peu à peu, les années amenèrent les infirmités. La maladie visita notre vénéré procureur général. En 1909, M. L. Boulanger fit près de lui un séjour de plusieurs semaines et un assistant lui fut donné, M. Grosjean.

    Cette nomination était d’autant plus utile que les fonctions du procureur général devenaient plus compliquées, par suite des changements opérés par Pie X dans les attributions des Congrégations. Jusqu’alors le procureur général n’avait qu’à transmettre, le plus ordinairement, à la Propagande seule, toutes les affaires des Missions, de quelque nature qu’elles fussent ; mais à partir de cette époque, il dut s’adresser non seulement à la Propagande, mais aux Congrégations des Rites, du Saint-Office, de la Pénitencerie, des Sacrements, des Religieux, à la Rote. Par exemple, les cas de nullité de mariage, dans lesquels se trouvent des empêchements provenant du privilège Paulin mal compris, des empêchements de disparité de culte, ressortent du Saint-Office ; les autres cas de nullité de mariage, qui ne se traitent pas en forme judiciaire, ressortent de la Congrégation des Sacrements ; ceux qui se traitent en forme judiciaire, du tribunal de la Rote, etc.

    M. Cazenave ne pouvait plus faire toutes ces démarches : il en indiqua la manière à son Assistant. Les relations entre les deux procureurs furent aussi cordiales que possible ; car, sous des dehors un peu froids, une parole de temps à autre un peu brusque et des gestes dont la nervosité n’était pas absente, M. Cazenave possédait une grande bonté de cœur.

    Malgré cet aide, malgré les soins les plus dévoués et les attentions les plus fraternelles dont M. Grosjean l’entoura, le cher Père continua de s’affaiblir. A plusieurs reprises, on crut le perdre, et quand, après les vacances de 1911, il quitta Paris pour regagner Rome, nous craignions tous de ne pas le revoir. Il revint cependant, et parut même avoir repris quelques forces. Il passa ses vacances sans incident. Il songeait à repartir, quand il se sentit plus fatigué. Il se soigna pendant quelques jours et put recommencer à célébrer la messe.

    Le dimanche 29 septembre, à 8 h. 1/2 du matin, il se rendit à l’Oratoire Sainte-Claire avec l’intention de monter à l’autel ; il eut une faiblesse, revint dans sa chambre, et, après quelques instants de repos, récita les petites heures ; puis, sur le conseil du P. Grosjean, il se mit au lit. Le médecin jugea que la maladie de cœur avait fait des progrès considérables et qu’aucun remède ne pouvait plus avoir d’action.

    Naguère, M. Cazenave avait prié M. Grosjean de le prévenir quand approcherait le moment suprême. Celui-ci le lui rappela.

    — « Père, lui dit-il, vous m’avez dit de vous avertir quand vous seriez très mal. »

    — « Et je le suis ? » fit le malade.

    — « Le médecin nous l’a dit. »

    — « Je vous remercie. »

    Et il demanda les derniers sacrements. Directeurs, missionnaires, aspirants, se réunirent près de lui ; Notre-Seigneur visita une dernière fois son fidèle serviteur à qui M. Grosjean administra l’Extrême-Onction. Le malade s’affaiblit graduellement, et sans secousse. Après 8 h. ½  du soir, ce même dimanche, au moment où les aspirants allaient commencer la récitation du chapelet, il s’éteignit doucement.

    A la nouvelle de sa mort, plusieurs personnages considérables adressèrent au Supérieur du Séminaire des Missions-Étrangères l’expression de leurs regrets et de leur affectueuse estime pour notre Procureur général. Le 1er octobre, S. E. le Cardinal Luçon, archevêque de Reims, lui écrivait : « Je vous remercie de m’avoir fait connaître la mort du R. P. Cazenave. Mais je ne veux pas me borner à vous accuser récep­tion de cette nouvelle par une simple carte. Les relations que j’ai eues avec le cher défunt, le rôle qu’il a rempli dans la cause du Bienheureux Curé d’Ars me l’ont rendu très cher, et je suis, depuis longtemps, rempli d’estime, d’affection et de reconnaissance pour lui. Le Bienheureux Curé d’Ars et les autres saints à la glorification desquels il a travaillé, lui feront, je n’en doute pas, ouvrir promptement la porte du Ciel. Je me ferai un devoir de porter son souvenir au saint Autel et de prier pour le repos de son âme du cœur le plus affectionné. »

    Mgr Sabadelle, archevêque de Corinthe, que le monde catholique a longtemps connu sous le nom du P. Pie de Langogne, écrivit, le 6 octobre, au P. Grosjean : « Il est donc parti pour le Ciel, le très digne P. Cazenave ! Vous savez les liens d’amitié et d’intimité qui, depuis un quart de siècle, m’unissaient à ce vrai prêtre de Dieu. Je ne doute pas que pour lui était littéralement vraie, à la dernière heure, la prière liturgique : Mitis atque festivus Christi Jesu tibi aspectus appareat. Toutefois, nous prierons pour lui ici : il nous le rendra là-haut, où les amitiés dont Dieu était le but, doivent bien avoir quelque manière de s’exprimer. »

    Voici le souvenir de S. Em. le cardinal Vivès y Tuto :

     

    Rome, 5 octobre 1912.

     

    « Je prie le Sacré-Coeur de Jésus, la Vierge Marie, Reine des Apôtres, et les Bienheureux Martyrs des Missions pour l’âme du regretté P. Cazenave, dont la douce mémoire sera toujours en bénédiction. C’était une belle âme de Prêtre profondément pieux et de missionnaire à toute épreuve. »

     

    Citons encore ces ligues de S. Em. le cardinal Ferrata : « J’ai connu et hautement apprécié, pendant de longues années, la piété profonde, la modestie et la grande bonté de cet excellent religieux, qui remplissait sa charge avec tant d’amabilité et de zèle. »

    Toutes ces lettres sont unanimes à louer la piété, la bonté, la modestie de notre vénéré Confrère et ce sont là, en effet, avec son amour et son dévouement pour la Société des Missions-Étrangères, les qualités et les vertus qui le caractérisèrent et dont il nous a laissé un exemple qu’il importe de suivre.

    • Numéro : 729
    • Pays : Chine Singapore France
    • Année : None