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Pierre Julien CAVALERIE (1869-1927)

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    [2113]  CAVALERIE Pierre, Julien, naquit le 4 janvier 1869 à Roussenac, dans le diocèse de Rodez (Aveyron). Entré au Séminaire des Missions Étrangères le 12 septembre 1889, il fut ordonné prêtre le 1er juillet 1894 et partit le 15 août suivant pour le Kouy-Tcheou.

     

    Avant de quitter la Mission et la Société, en cédant à l'humaine faiblesse, encore qu'il ait aimé, étant aspirant, lire les ouvrages de Ste Thérèse, M. Cavalerie, après les années de formation à l'Apostolat direct, fut chargé en 1896 de l'Évangélisation du pays de Tou-Chan-Tcheou. Parmi les Chouy-Kia (que les Chinois appellent Miaotse), il y avait alors lieu d'espérer de nombreuses conversions.

    En 1898, M. Cavalerie est heureux de pouvoir noter : "La Grâce a choisi ses Élus parmi les petits et les pauvres...". Il compte à ce moment une trentaine de familles Chouy-Kia converties, dispersées dans quinze villages et donnant un chiffre de 200 baptisés. En 1899, il relate les difficultés rencontrées et les ruses inutilement employées par le sous-préfet ou mandarin de Ly-Po-Hien.

     

    En 1900, dans la préfecture de Tou-Yun-Fou, aidé par le Père Bacqué, il lui fut donné de baptiser 43 adultes "Tchong-Kia". En 1904, il espère que la famine régnante dans la sous-préfecture de Kouy-Tin fera tourner vers le Ciel les regards suppliants des familles qui ont trop peu le goût du travail. Mais il craint que ses écoles en subissent un malheureux contre-coup en se vidant. En 1905, il enregistre à Pin-Fa, 46 baptêmes d'adultes, 212 d'enfants de païens, 21 d'enfants de chrétiens, 765 confessions, 678 communions, 72 confirmations, 4 Extrêmes Onctions et 71 mariages.

    En 1907, le même district est le théâtre d'une révolte indigène; l'Oratoire de Si-Jeon-Gai est détruit de fond en comble, et partout c'est le pillage, sinon la persécution.

    Entre temps, M. Cavalerie s'intéressa à la Botanique, marchant sur les traces du Père Bodinier, ancien Provicaire du Kouy-Tcheou (mort en 1901).

     

    Malheureusement, la vierge institutrice de son école de filles devint pour lui un objet de tentation. En 1919, il quitta ses confrères peinés, sa Mission et la Société des M.E., annulant ainsi 25 ans de réels labeurs apostoliques : avertissement terrible pour tous. Il se retira à Kunming, devint marchand de riz, se comportant par ailleurs de façon correcte sur le plan civil. Le 31 décembre 1927, il mourut assassiné par un serviteur chinois. La malheureuse religieuse est rentrée dans l'ordre devant Dieu et les deux fils adultes, qui ont une situation honorable dans le monde, se comportent en vrais chrétiens.

    Références biographiques

    AME 1894 p. 196. 1899 p. 101 (art). 1907 p. 226. 1910 p. 309. CR 1894 p. 304. 1896 p. 137. 1898 p. 120. 1899 p. 142. 143. 1900 p. 115. 119. 1901 p. 101. 1904 p. 131. 1905 p. 104. 1907 p. 314. 315. 1909 p. 382. BME 1923 p. 633. 1929 p. 351.

     

    Publié dans le Bulletin académique international de Géographie botanique :

    • "À travers la flore du Kouytchéou" 1906, p. 94-96.
    • "Note sur le renonculacées du Kouytchéou" 1908, p. VII. VIII.
    • "Note sur quelques monocotylédones du Kouytchéou" 1905.
    • "Les aurientiacées du Kouytchéou" 1911, p. 210-211.
    • "La flore de Fanchouen (Kouytchéou)" 1911, p. 231.
    • "Les liliacées au Kouytchéou" 1911, p. 243-248.
    • Numéro : 2113
    • Pays : Chine
    • Année : None