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Modeste Vite Joseph CAPELLE (1885-1943)

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    Le P. CAPELLE (Modeste-Vite-Joseph) né le 15 juin 1885 à Cléty, diocèse d’Arras (Pas-de-Calais). Entré tonsuré au Séminaire des Missions-Étrangères le 5 novembre 1904. Envoyé à Penang en 1906. Parti sous-diacre pour Pondichéry le 10 juillet 1907. Prêtre le 18 octobre 1907. Mort à Yercaud le 27 mars 1943.

    Du Collège général de Penang où il fut envoyé par le Séminaire de Paris avec d’autres aspirants en 1906, le P. Capelle arriva sous-diacre à Pondichéry en juillet 1907 et reçut la prêtrise trois mois après. Deux ans plus tard, ayant une connaissance suffisante du tamoul, des affaires et de la pratique courante du ministère, il fut donné comme aide au procureur chargé des commissions, tout en veillant sur le poste de Muthialpet et en prêtant son concours au petit Séminaire. Actif, intelligent, il fut confirmé dans ce poste qu’il occupa avec succès pendant plusieurs années jusqu’à sa nomination à la plantation de café que possédait la Mission dans le district de Yercaud. Il était très connu et estimé des Maléalis pour son affabilité et son dévouement. Balmadiès était son centre religieux.

    Malgré une vie pleine d’activité et fidèle observateur de son règlement particulier le P. Capelle ne négligea pas les exercices de la vie spirituelle et sacerdotale les confrères qui allaient à Balmadiès se reposer des chaleurs de la plaine, n’ont pas manqué de le remarquer et d’en être édifiés. Levé de bon matin, il faisait sa méditation, célébrait pieusement la messe suivie d’une action de grâces prolongée ; puis après le déjeuner, lecture de l’Ecriture Sainte et récitation des petites heures. Dieu premier servi, le P. Capelle montait à cheval et allait au travers des abrupts sentiers de la plantation, surveillant, dirigeant, conseillant, morigénant les paresseux, car, dit le proverbe tamoul : « quand l’œil du maître n’est pas là, à tout travail il manque une coudée. » L’après-midi était employé surtout à la récitation du bréviaire et autres exercices de piété. Le soir vers six heures, il allait à la chapelle faire visite au Saint-Sacrement et ne rentrait qu’à l’heure du dîner ; et ce fut tous les jours la même régularité, la même fidélité à tous ses exercices de prêtre.

    En 1936, de douloureux rhumatismes l’immobilisèrent à Balmadiès. Deux ans après, il se rendit à Hongkong afin d’y prendre un peu de repos et profita de son séjour au sanatorium pour visiter les missions de Canton et de l’Indochine. Il ne manqua pas à son retour de souligner la profonde impression que lui causèrent les belles chrétientés du Tonkin, d’Annam et de Cochinchine. Le diabète l’obligea à entrer à l’hôpital Saint-Paul, puis le Père rejoignit son poste de Balmadiès. Mais le mal dont il souffrait et dont il n’était que provisoirement guéri, reparut et s’aggrava au cours des années de guerre. Le 27 mars 1943, le dévoué et toujours affable missionnaire s’endormit dans le Seigneur après trente-six années de vie sacerdotale.

     

     

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    • Numéro : 2964
    • Pays : Inde
    • Année : None