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Henri, Clément, Louis, Germain CAILLEAULT (1911-1989)

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    • CAILLEAULT Henri, Clément, Louis, Germain
    • Né le 6 juillet 1911 à Montreuil-Bellay, diocèse d’Angers, Maine-et-Loire
    • Prêtre le 15 juin 1935
    • Entré aux Missions Étrangères le 21 septembre 1937
    • Parti le 13 septembre 1938 pour Pondichéry
    • Décédé le 14 février 1989 à Pondichéry

     

    Le 18 juillet 1937, l’abbé Henri Cailleault, prêtre du diocèse d’Angers, écrivait au Supérieur général de la Société des Missions Étrangères de Paris pour solliciter son admission dans la Société. Une courte lettre, sobre, sans fioritures, sans considérations superflues. Un minimum d’informations : il est prêtre depuis deux ans, au service du diocèse d’Angers ; son évêque l’autorise à joindre la Société des Missions Étrangères de Paris ; il espère être admis...

    Cette concision épistolaire sera souvent remarquée, et parfois déplorée, lorsque, quelques années plus tard, le P. Cailleault, devenu Procureur de la Mission de Pondichéry, aura de multiples occasions de communiquer avec ses confrères pour dus raisons administratives. Ceux-ci auraient apprécié recevoir par la même occasion quelques nouvelles, quelques commentaires sur les événements, bref, des lettres moins administratives. Mais Henri Cailleault s’en tenait strictement au but de sa lettre. Pas une ligne qui ne fût nécessaire. En fait, cette sobriété dans sa correspondance reflétait plusieurs traits de sa personnalité : il était réservé, timide même ; mais méthodique, efficace. Il ne fallait pas s’attendre à de grandes démonstrations de joie lorsqu’on allait le voir ; mais on pouvait compter sur sa discrétion, sur sa serviabilité, son efficacité.

    Son père, expert-géomètre, avait été tué vers la fin de la guerre, en 1918. Henri et ses deux frères furent déclarés pupilles de la nation. Après des études primaires à Montreuil-Bellay, Henri fut envoyé au collège de Combrée, un collège qui, déjà à cette époque, comptait parmi ses anciens élèves un grand nombre de missionnaires, parmi lesquels sept évêques. L’un d’eux, Mgr Charbonneaux avait œuvré en Inde et était devenu Vicaire apostolique du Maïssour en 1850.

    Si l’on en croit la notice biographique publiée par le bulletin de l’Association des Anciens Élèves de Combrée, Henri Cailleault eut de quelques problèmes dans ce Collège : « À Combrée, les premières années avaient été très difficiles jusqu’à la classe de Troisième. Le Supérieur, M. Bernier, avait même demandé à ses parents de venir pour le retirer du Collège. Au cours d’une explication orageuse, le Supérieur exaspéré par son obstination lui avait dit : “Quel métier pourrez-vous exercer plus tard avec des résultats scolaires aussi médiocres ? “ Il avait répondu immédiatement : “Je serai curé.” Le Supérieur était resté sans voix. Finalement, Henri Cailleault revint à Combrée et, son professeur de Troisième ayant compris son caractère et capté sa confiance, ce fut l’ascension vers les premières places et ensuite, sous l’influence de l’abbé Guinebretière, le professeur de sciences, la vocation qui devait devenir indéracinable.»

     

    Henri entra au Grand Séminaire d’Angers et fut ordonné prêtre dans la cathédrale le 15 juin 1935. Pendant deux ans, il enseigna les sciences au Collège St-Julien d’Angers. Ses services y furent très appréciés, comme en témoigne une lettre du Supérieur de ce Collège, en date du 21juillet 1937 : « J’ai eu M. l’abbé Cailleault comme professeur pendant deux ans. La première année, il enseignait les élèves de 6e A ; là seconde les élèves de 4e B. C’est un abbé fort intelligent, spécialement doué pour les sciences. Il était tout dévoué pour nos enfants et très pieux. Je suis certain que vous aurez en lui un excellent missionnaire. »

    Après avoir passé une année rue du Bac, le P. Cailleault part pour l’Inde le 13 septembre 1938. Arrivé à Pondichéry au mois d’octobre, quelques semaines plus tard il est nommé professeur dans une école secondaire située tout à côté de l’évêché et appelée « Petit Séminaire Collège ». Dès le mois de juin, il est envoyé à Gangapettu, au nord-ouest de Pondichéry, dans le district de Vellore. Il ne garda pas un très bon souvenir de son accueil et de son séjour à Gangapettu. Le prêtre qui devait l’attendre à la gare de Tandurai n’étant pas au rendez-vous, il dut passer sa première nuit dans cette petite gare ! Il put certes rejoindre Gangapettu le lendemain. Mais il s’y trouvait seul ; il connaissait encore mal le tamoul et se trouvait affronté à des problèmes, pastoraux ou autres, tout à fait nouveaux pour lui. En homme qui aimait l’ordre, la méthode, l’efficacité, il ne pouvait que souffrir d’être obligé d’improviser, de s’adapter...

    Six mois plus tard, quelques jours avant Noël, le voilà transféré à Villupuram, une ville relativement importante, environ 40 km à l’ouest de Pondichéry. Il n’y avait à l’époque qu’une seule paroisse à Villupuram avec pour ainsi dire deux communautés chrétiennes : des Indiens parlant tamoul et un groupe important d’Anglo-Indiens parlant anglais. Le peu d’anglais qu’Henri Cailleault avait appris au Collège de Combrée s’avérait nettement insuffisant. Ici encore il se sentait inapte parce que insuffisamment équipé pour bien faire le ministère qu’on lui avait confié. Il était arrivé en Inde à une époque où il n’existait pas encore d’école de langues pour les jeunes missionnaires. Très tôt, le nouveau missionnaire était largué un quelque sorte, plus ou moins seul, dans quelque village, avec l’espoir qu’il se familiariserait rapidement avec la langue et les coutumes du lieu ! Cette méthode de formation convenait mal à un homme aussi méthodique et aussi consciencieux que le P. Cailleault.

    Est-ce lui qui demanda à aller faire de l’anglais ou est-ce son évêque qui en prit l’initiative un vue des responsabilités qu’il avait l’intention de lui confier ? Quoi qu’il en soit, dès le mois de juillet 1939, le P. Cailleault quitte Villupuram et part étudier l’anglais à Yercaud.

    Six mois plus tard, en janvier 1940, il est envoyé au Collège St-Joseph de Cuddalore comme professeur et au début de l’année suivante il est nommé responsable de ce même Collège. Une fois de plus, il a l’impression d’assumer une tâche trop difficile pour lui. Pour diriger un tel Collège, il ne suffisait pas d’avoir des aptitudes pour l’enseignement, il fallait avoir aussi une bonne maîtrise de l’anglais et une certaine expérience de l’administration des écoles. Il y avait dans ce Collège des professeurs beaucoup plus expérimentés que lui et qui avaient du mal à accepter comme Supérieur ce jeune missionnaire étranger.

    Depuis son arrivée en Inde, le P. Cailleault avait souffert de ses insuffisances et il avait tendance à reprocher à son évêque de ne pas les prendre en compte. Celui-ci néanmoins persistait à croire qu’il avait trouvé dans ce jeune missionnaire un précieux auxiliaire.

    En janvier 1943, il le nomma Procureur de la Mission. C’était une fonction particulièrement lourde. Le Procureur devait tenir les comptes et gérer les biens de tout le diocèse, une gestion d’autant plus complexe que le diocèse était à cheval sur le territoire de Pondichéry, administré par la France, et sur plusieurs districts soumis alors à l’administration anglaise. En outre, en raison de la situation particulière de Pondichéry, le Procureur devait rendre de multiples services aux missionnaires français dispersés dans tout le sud de l’Inde. Ils étaient relativement nombreux. Des prêtres, des religieuses, des frères, œuvrant dans divers diocèses de l’Inde, attendaient, pour eux-mêmes ou pour leurs institutions, de la correspondance ou des secours en provenance de la France et très souvent ces envois transitaient par Pondichéry. Le P. Cailleault devait, par exemple, réexpédier une importante quantité de courrier arrivé par la poste française.

    Le P. Cailleault assuma cette fonction de procureur pendant 19 ans ! À elle seule, cette durée dans la fonction en dit long sur la façon dont il assumait ses responsabilités. En effet, les occasions ne lui manquaient pas soit de contrarier son évêque, soit de mécontenter les confrères et bien d’autres personnes. Comme l’évêque, le Procureur se trouve, lui aussi, au centre du diocèse et il devient facilement une cible...

    Dire que les relations du P. Cailleault avec son évêque furent toujours faciles serait très risqué. Dans ses paroles, comme dans son comportement, le P. Cailleault se montrait toujours respectueux de l’autorité de l’évêque. Il n’oubliait pas que, même dans le domaine de l’administration des biens, c’est un définitive l’évêque qui est le chef du diocèse. Il soumettait donc à l’évêque toutes les décisions de quelque importance. Mais son obéissance n’avait rien de servile et ses réparties n’étaient pas toujours aimables. On raconte qu’un jour, Mgr Colas ayant manifesté le désir de vérifier les comptes personnels d’un confrère, il se ce fit proprement éconduire ! De son côté, Mgr Colas avait compris que le P. Cailleault méritait toute sa confiance et il le maintint dans ses fonctions aussi longtemps qu’il resta lui-même archevêque de Pondichéry. À l’arrivée de son successeur, en 1955, le P. Cailleault s’attendait à la nomination d’un prêtre indien comme Procureur et le souhaitait vivement ; mais ce fut seulement en 1962 que Mgr Ambrose consentit à nommer un successeur au P. Cailleault. Il semble bien d’ailleurs que quelques années plus tard Mgr Ambrose demanda au P. Cailleault de reprendre la Procure ; mais ce dernier estima ne pouvoir accepter.

    Les prêtres du diocèse, quant à eux, auraient aimé parfois trouver e chez le P. Cailleault un peu plus de chaleur dans, l’accueil, un peu plus de souplesse « dans les affaires » ; mais tous s’accordaient à reconnaître qu’on pouvait compter sur lui : les comptes étaient clairs et précis, la chambre qu’il mettait à la disposition dus visiteurs était propre, la nourriture était saine ; on pouvait compter sur sa discrétion, son sens de l’équité, etc. Tout compte fait, les confrères reconnaissaient volontiers que le P. Cailleault était un bon Procureur.

    Pendant 19 ans, il a assuré la gestion des biens du diocèse avec compétence et une grande conscience professionnelle. Il n’était certainement pas homme à prendre de grands risques. Il sut faire néanmoins d’excellents investissements, en particulier en faisant l’acquisition de maisons et de terrains qui s’avèrent aujourd’hui fort précieux. Sans aucun doute, le P. Cailleault a bien mérité du diocèse de Pondichéry. Lorsqu’il était archevêque de Bangalore, le Cardinal Lourdusamy rendit indirectement un bel hommage à ses capacités dans le domaine dus Procures. Il avait bien connu le P. Cailleault lorsque lui-même était Secrétaire de l’archevêque et Chancelier du diocèse de Pondichéry. (Il aimait rappeler d’ailleurs que le P. Cailléault lui avait sauvé la vie et était son « frère de sang ». En effet, il lui avait spontanément offert son sang lorsqu’en raison d’une hémorragie interne, le Cardinal Lourdusamy, encore jeune prêtre, avait eu un besoin urgent d’une transfusion sanguine.) Le Procureur de l’archidiocèse de Bangalore était mort soudainement en laissant des comptes quelque peu confus. Mgr Lourdusamy fit alors appel au P. Cailleault, devenu entre temps curé de Vriddachalam. Celui-ci alla passer quelques jours à l’évêché de Bangalore, travailla sur les comptes et facilita ainsi considérablement la tâche du nouveau Procureur.

    C’est au mois de février 1962 que le P. Cailleault était arrivé à Vriddachalam. Il avait quitté la Procure de Pondichéry avec un sentiment de soulagement. Ce travail de Procureur lui pesait de plus en plus. Il trouva à Vriddachalam une nouvelle église, relativement grande, que venait de construire le P. Dussaigne. À l’époque, le nombre de chrétiens résidant à Vriddachalam ne justifiait pas les dimensions de cette église ; mais c’était le centre de la paroisse la plus étendue du diocèse. Les chrétiens étaient dispersés dans une soixantaine de villages. Le P. Cailleault visitait tous ces villages très régulièrement. Tout aussi régulièrement il célébrait l’Eucharistie dans les principaux centres. Il construisit deux chapelles, l’une à Velangathur et l’autre à Avinankudi. À Vriddachalam même il bâtit la tour de l’église, fit venir des religieuses et mit, pour un temps, son propre presbytère à leur disposition. Il commença la construction d’une école de langue anglaise et d’un couvent. Il circulait le plus souvent avec une petite moto, sans jamais se séparer de son chapeau, dit « casque colonial », car il avait une vraie phobie des coups de soleil. Il redoutait tout autant l’eau non potable et transportait donc partout avec lui une ou plusieurs bouteilles d’eau de Vriddachalam ! Autant de « manies » qui parfois faisaient sourire ses confrères. Mais chacun savait que le P. Cailleault était tout aussi ordonné et méthodique dans ses visites aux chrétiens, dans l’organisation de la catéchèse, dans sa vie de prière, etc. Comme l’écrit l’actuel curé de cette paroisse, « il a laissé un très bon souvenir à Vriddachalam, le souvenir d’un homme de devoir et d’un homme de Dieu ».

    À l’occasion d’un congé en France, en 1970, il quitta définitivement la paroisse de Vriddachalam pour retourner à Villupuram, là même où il avait fait fonction de curé pendant six mois, trente ans plus tôt. Entre temps la paroisse avait été divisée. La communauté de langue anglaise dépendait de la nouvelle paroisse du Christ-Roi et avait comme curé le P. Jean Lafrenez. Plusieurs villages dépendaient de la paroisse de St-François-Xavier confiée au P. Cailleault, en particulier le gros village de Sengadu, devenu depuis paroisse à son tour. Dans la ville même, la communauté chrétienne était des plus hétéroclites avec quelques familles appartenant à la classe moyenne, mais aussi des chrétiens très pauvres. Parmi eux, certains, hélas, avaient souvent affaire à la police. Un jour le P. Cailleault eut la visite de l’un de ses paroissiens qui était juge. C’était un chrétien très fervent. « Je m’excuse, dit-il à son curé, mais désormais, le dimanche, je ne viendrai plus à la messe dans cette église. Je suis trop gêné lorsque je me retrouve à la messe ici avec des chrétiens que je suis amené à condamner en cours de semaine, lorsqu’on les conduit devant mon tribunal. Je préfère aller à la messe dans l’autre paroisse. »

    Bien qu’il ne fût plus Procureur, le P. Cailleault avait retrouvé à Villupuram des responsabilités diocésaines. En effet, c’était le curé de St-François-Xavier, à Villupuram, qui recevait et distribuait le vin de messe pour tout le diocèse. Travail particulièrement délicat à une époque où le Tamil Nadu était soumis aux lois de la Prohibition. Les contrôles étaient nombreux et rigoureux. C’est un peu à cause de cela, semble-t-il, que l’archevêque l’avait nommé dans cette paroisse. Il savait qu’avec le P. Cailleault tout serait toujours en ordre.

    Mais il y avait beaucoup à faire à Villupuram. Il fallait faire face à une multitude de problèmes. Le P. Cailleault se sentait souvent fatigué. Il aspirait à une vie un peu plus paisible. C’est de nouveau à l’occasion d’un congé qu’il fut transféré. Il fut nommé curé de Thely, à une douzaine de kilomètres de Villupuram. C’était pourtant encore une paroisse qui comptait près de 3.000 chrétiens dispersés surtout dans trois centres : Thely, Kalpet avec un important pèlerinage à St-Pierre l’Ermite et Kanai. Le samedi et le dimanche, le P. Cailleault disait trois messes, après avoir passé une ou deux heures au confessionnal avant chaque messe. Fort heureusement ces villages n’étaient pas très distants les uns des autres et le P. Cailleault avait encore sa petite moto. À Thely même, il passait la plus grande partie de sa journée assis devant une petite table, à côté d’une fenêtre. C’était à cette fenêtre que les gens se présentaient, très souvent pour quémander quelque secours, car la plupart de ses paroissiens étaient très pauvres. Mais leur curé vivait lui-même dans la pauvreté. Ses quelques possessions (un peu de linge, quelques livres, sa petite moto...) étaient rassemblés dans un coin du presbytère. Le reste de sa résidence était propre, mais quasiment vide. Son menu n’était ni riche ni varié. Même s’il multipliait les plats lorsqu’un confrère venait le voir, ce dernier n’avait pas de mal à deviner que le P. Cailleault vivait habituellement en ascète.

    Il prenait de l’âge. Sa santé baissait. Un jour il fit une chute de moto, resta un certain temps coincé sous son petit véhicule, en plein soleil. Il avait prévu prendre en congé en 1982 pour aller voir sa vieille maman ; mais ayant appris que celle-ci était devenue inconsciente et ne reconnaissait plus personne, il y renonça. Quelque temps après il tomba lui-même malade, subit une opération à l’hôpital Jipmer de Pondichéry. Il abandonna Thely, passa quelques mois à Bangalore pour remplacer l’économe régional pendant le congé de celui-ci.

    En décembre 1983, il prit la place du P. De Gruiter à Therkonam, petit village situé à mi-chemin entre Tindivanam et Pondichéry, à 2 km de la grand-route. Au début il avait encore sa petite moto, mais assez vite il décida de s’en séparer. Par la suite, chaque fois qu’il devait se rendre à Pondichéry, il faisait 2 km de marche à pied pour aller prendre l’autobus. En fait, il devait sortir de Therkonam assez souvent car, d’une part, il était encore économe local et devait se rendre régulièrement à la banque de Pondichéry et, d’autre part, chaque semaine il assurait au moins une messe dans le Centre pour lépreux de Rawtankuppam.

    En mai 1988, suite à quelques différends avec ses paroissiens, le P. Cailleault décida subitement de quitter Therkonam et de se retirer à Bangalore. Il faisait ses bagages, distribuait quelques petits objets, lorsqu’il entendit les réflexions particulièrement mal venues que faisaient quelques paroissiens à l’extérieur du presbytère. Très irrité, il sortit précipitamment et... tomba. Il fut aussitôt transporté à l’hôpital de Pondichéry, avec une mâchoire défoncée et un bras fracturé. Sa mâchoire fut rapidement mise en place et la fracture n’était pas très grave ; mais la santé du P. Cailleault se détériorait de plus en plus. Peu à peu il perdait la mémoire. On avait prévu son rapatriement en France et il avait accepté volontiers de rejoindre Montbeton pour y terminer ses jours. Malheureusement, un janvier il s’avéra qu’il n’était plus transportable. Son état de santé empira. Son agonie dura trois jours. Il mourut entouré de plusieurs confrères le 14 février. Ses obsèques eurent lieu à Pondichéry en présence de nombreux prêtres et de chrétiens venus de diverses paroisses où il avait exercé son ministère.

    Homme de devoir, méthodique, consciencieux, fidèle... Ce sont les mots qui viennent à l’esprit lorsqu’on pense au P. Henri Cailleault. C’était un homme de devoir qui aimait faire son travail à la perfection et souffrait lorsqu’il n’y arrivait pas. Il était consciencieux dans l’exécution des tâches qui lui étaient confiées ; mais il était tout aussi soucieux de respecter à la lettre tous les engagements qu’il avait pris concernant sa vie de prêtre et, en particulier, sa vie spirituelle. Méditation, bréviaire, visite au Saint Sacrement, chapelet... Tout était prévu. Rien n’était négligé. Dieu seul est à même d’évaluer une vie humaine. Mais parmi ceux qui ont bien connu le P. Cailleault, personne ne doute qu’il fut un « serviteur bon et fidèle ».

     

    Raymond ROSSIGNOL

     

     

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    • Numéro : 3601
    • Pays : Inde
    • Année : None