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Casimir Jean-Baptiste CABROL (1863-1891)

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    Entré laïque au Séminaire de Paris, le 6 novembre 1883, M. Casi­mir-Jean-Baptiste Cabrol, du diocèse du Puy, fut ordonné prêtre le 24 septembre 1887.

    Mgr de Polémonium écrivait à la date du 20 septembre : « J’ai la douleur de vous annoncer une bien triste nouvelle, la mort d’un digne et saint confrère, de M. Casimir-Jean-Baptiste Cabrol, prêtre digne, prêtre selon le cœur de Dieu, dans lequel on trouvait déjà la plénitude des vertus sacerdotales, malgré son âge peu avancé (il n’avait que 28 ans). Son zèle était de tous les moments et lui mettait sans cesse toutes ses œuvres sous les yeux. Les soins de son cher trou­peau remplissaient son cœur . Ses écoles et ses pharmacies recevaient presque chaque jour sa visite. Sa charité en paroles et en œuvres excitait l’admiration non seulement de ses confrères et des chrétiens, mais aussi des païens eux-mêmes. En voici un bel exemple qu’il con­vient de proposer à l’admiration de tout le monde

    « L’an dernier eut lieu une bagarre entre quelques familles chré­tiennes et des païens. Un procès était imminent vu l’irritation des deux parties. En plaidant elles auraient perdu beaucoup d’argent et encouru des punitions plus ou moins graves. L’excellent M. Cabrol, pour calmer toutes les tempêtes, fait prier les deux parties de le recevoir comme juge, ou médiateur, avant d’en venir à un procès ruineux et plus ou moins scandaleux. Sa proposition ayant été acceptée, aussitôt le bon Père vole au milieu d’eux. Ses prières et ses exhorta­tions furent si paternelles, si touchantes, si pleines de charité que les deux parties firent immédiatement la paix, et trois familles qui se composent de plus de trente personnes embrassèrent le christianisme, adorèrent et étudient aujourd’hui la doctrine chrétienne ; tous persé­vèrent dans la foi, donnent le bon exemple et édifient tout le monde. Déjà la moitié de ces néophytes a reçu le saint baptême. Tel fut le fruit de la vertu du bon prêtre Cabrol. Que le bon Dieu daigne nous envoyer toujours de ces saints prêtres dont le seul exemple fait des miracles de conversion

    « M. Cabrol était d’une constitution faible, anémique ; parfois il crachait un peu de sang, mangeait peu et digérait mal les aliments les plus légers. Dans les derniers jours du mois d’août, il fut atteint de la fièvre typhoïde qui nous l’a enlevé en sept jours. Le 6 septembre a six heures du matin, le bon prêtre partit pour l’éternité, muni de tous les sacrements de la sainte Église. Il est mort entre les bras du digne et vénérable M. Dunand, notre provicaire apostolique, qui, le même jour, m’écrivait ces paroles, si consolantes : « Je ne crois pas que « M. Cabrol ait été tenu de passer par le purgatoire, avant d’aller jouir de la félicité des saints « dans le ciel. Sa charité a dû lui ouvrir instananément les portes du paradis. » Beati qui in « Domino moriun­tur quia possidebunt regnum Dei ! »

     

     

     

     

    • Numéro : 1751
    • Pays : Chine
    • Année : None