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Maurice BRISSON (1925-2005)

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    Maurice Brisson est né le 14 juillet 1925 à Machecoul (Loire Atlantique) au foyer de Jean Marie Brisson et de Marie Malard, son épouse, le septième d’une fratrie de onze enfants dont 5 garçons et 6 filles. Baptisé le 16 juillet en l’église de la Trinité de Machecoul, il expliquera plus tard les prénoms qu’il reçut : outre Maurice, il y avait Jean « le nom de mon grand frère et parrain » et Henri « sans doute pour honorer un oncle très digne qui sera plus tard l’un de mes grands bienfaiteurs durant mes études de séminaire ».

    Les parents s’étaient mariés le 9 juin 1914 ; son père avait 30 ans et sa mère 25 ans, mais le 3 août 1914, c’était la guerre et le papa était mobilisé. Maurice écrit que sa mère « aurait fait comme un vœu de donner au Bon Dieu tous les enfants qu’il voudrait bien prendre si son mari revenait vivant de cette guerre ». Il revint, oui, mais avec une jambe de bois. Il avait été grièvement blessé et amputé sur le champ… Madame Brisson a tenu parole : quatre de ses cinq garçons seront appelés au sacerdoce et deux de ses six filles à la vie religieuse.

    S’il n’avait pas tout de suite pensé au sacerdoce, Maurice raconte cependant qu’il n’a « jamais pensé faire autre chose sur cette terre que le service de l’Eglise ». Plus tard toutefois, s’il n’est pas entré chez les Frères de Saint Gabriel qu’il estimait beaucoup, ce n’est pas que quiconque s’y opposât mais que, comme disait son vicaire : « Va là si tu veux, mais tu ne célèbreras jamais la messe ». « Argument imparable », dit Maurice.

    Maurice entre en maternelle à l’école Notre-Dame des Sœurs de Saint-Gildas, puis fait ses études primaires à l’école paroissiale tenue par les Frères de Saint Gabriel : « forte discipline, études sérieuses, la première heure étant toujours l’heure du catéchisme ». A 13 ans, il entre au petit séminaire de Légé, de la 6ème à la 3ème où son frère René le rejoindra un an plus tard, mais dans la section des vocations tardives car il avait déjà travaillé quelque temps chez un notaire de Machecoul. A partir de la seconde, au séminaire des Couëts pour les humanités, la rhétorique et la philo : « professeurs très compétents, études classiques poussées, bonne ambiance ». Le Supérieur de cet établissement, M. Leroy, écrit que Maurice était alors « un bon enfant, intelligent (un des premiers de la classe), pieux sans fade sensiblerie, généreux » tout en notant, cependant, « un peu de sans-gêne vis-à-vis de ses maîtres avec parfois une petite pointe d’insolence ».

    L’aspect non-religieux de la Société des Missions Etrangères l’attirait et aussi son option première pour la formation du clergé autochtone… Il entre à la rue du Bac en octobre 1945. S’il a bien aimé l’atmosphère de la maison, il regrettera toujours que les études n’y aient pas été plus poussées « mais on pouvait étoffer par des équipes, ateliers de théologie de haute tenue » et surtout il y avait une belle liturgie ; sur les cinq ans de présence au grand séminaire, il fut quatre ans cérémoniaire. Dans toutes les paroisses où sa vie missionnaire le portera, il aura toujours cet amour des cérémonies bien préparées et bien faites.

    Sous-diacre le 27 juin 1949, diacre le 17 décembre de la même année, il sera ordonné prêtre le jour de la Pentecôte, le 28 mai 1950.

    « Tout avait commencé avec beaucoup de panache dans le style Missions Etrangères ». Sur son image d’ordination il avait inscrit : « Afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse ! » (Ph.2,10) « Ce n’est pas le zèle qui manque à un partant. Il y avait eu la fameuse Cérémonie du départ des missionnaires, vers la fête de la Sainte Croix le 14 septembre… « Partez, hérauts de la Bonne Nouvelle… Cela faisait sérieux… Une dernière prière à l’oratoire des Martyrs et puis le train jusqu’à Marseille ». Nous étions 18 jeunes du même ‘bateau’. Ainsi appelait-on, à l’époque, une promotion de missionnaires partant ensemble vers l’Extrême-Orient. Pour ce groupe, le bateau sur lequel ils embarqueront s’appelait « La Marseillaise » ; difficile de faire mieux pour Maurice Brisson, né un 14 juillet !

    Le jour de son ordination à la prêtrise, il avait reçu son affectation pour la Mission de Thakhek mais à Tharae : la mission du Laos, comme on l’appelait alors, englobait tout le Nord-est de la Thaïlande et le Sud du Laos. Comme ce fut le cas pour la plupart d’entre nous il ne savait pas où se trouvait Thakhek ou Tharae, d’ailleurs. Mais il savait que c’était une option pour la partie thaïlandaise de la mission, puisque celle-ci allait être divisée sous peu, selon les frontières territoriales. Au sujet de cette destination, Maurice écrit : « Les Supérieurs ont pensé : ce Maurice Brisson, il a déjà un frère missionnaire à Bangkok, il ne faut pas trop les séparer, mais ne pas les mettre ensemble non plus. C’était sage » !

    Maurice arrive à Bangkok en novembre 1950 et est presque aussitôt envoyé à Tharae, au Nord-est du pays, alors centre de la mission que dirigeait Mgr Bayet. Cet évêque avait la réputation d’être « un grand baroudeur » : il avait alors 50 ans, une force de la nature et broussard chevronné ». Le Père Brisson commence l’étude de la langue avec le Père Inthi, prêtre thaï qui connaissait suffisamment le français et complétait les explications en latin. « Mgr Bayet avait coutume de dire aux jeunes : « Je vous donne un an pour vous lancer ; donc dans un an, au boulot ! »  La difficulté était que la langue livresque qu’il apprenait était le thaï classique, mais la langue de conversation des gens était le lao-isan, un dialecte entre le thaï classique et le laotien.

    « En février 1951, je demandai à continuer une étude sérieuse en milieu thaï et j’allai au petit séminaire de Siracha où le Père Ohn – qui deviendra bientôt évêque de Tharae – dirigeait la maison. Avec lui, les progrès étaient rapides ». Il faut en effet se souvenir qu’à l’époque il n’y avait pas d’école de langue et chacun se débrouillait comme il pouvait. Quant aux trois années d’étude de la langue, des coutumes, etc, personne ne les respectait. En Thaïlande, ce ne sera que dans les années 1960 que nous bénéficierons vraiment d’une « école de langue ».

    Le Père Brisson restera à Siracha jusqu’en novembre 1951. Il est alors affecté à la paroisse d’Ubon, comme vicaire du Père Khamchuen, et très tôt on lui confie l’administration des annexes de Thabthaï (au bord de l’actuelle rocade ouest d’Ubon et sur la rive gauche de la rivière Moun) et de Bua-Tha, à une vingtaine de kilomètres à l’est d’Ubon sur la route de Phibun et la rive droite de la Moun. A l’époque, il n’y avait pas le réseau routier actuel. « Marche à pied ou en vélo (vélo venant de France car il n’y en avait pas sur place), barque à rames sur le fleuve. Tout était pauvre, mais les chrétiens étaient fervents. Belle rampe de lancement pour un jeune prêtre ! »

    Le Bulletin MEP de 1951 signale que le 15 août, les Pères Nicolas et René Brisson inauguraient une nouvelle église à Non-Keo, dédiée à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et c’est le Père Maurice Brisson de la mission de Tharae qui présidait la cérémonie.

    Le 7 mai 1953, Rome décidait de diviser la mission en trois territoires : le vicariat apostolique de Tharae dont Mgr Ohn devient le premier Vicaire apostolique, la Préfecture apostolique d’Udornthani avec Mgr Duhart, CSSR, comme préfet apostolique, et le vicariat apostolique d’Ubon Ratchathani, avec Mgr Bayet comme vicaire apostolique. Le séminaire de Tharae reste commun aux trois missions et les trois chefs de mission demandent au Père Brisson d’en prendre la direction. « Mais il y a eu un phénomène de rejet, écrit Maurice, de la part du clergé thaï… perte de face ? jeunesse du préposé (3 ans à peine de prêtrise) ? ou simplement peur de mon caractère plutôt carré ? Je ne sais. Donc projet avorté ; retour au service des paroisses de Thabthaï et Ban Bua-tha ».

    Lors de la retraite commune de novembre 1953, Mgr Bayet lui demande d’aller aider le Père Brillant à Songyae, assez grosse chrétienté à pratique intense, afin de préparer les fêtes de la bénédiction de la nouvelle église et l’ordination de deux jeunes prêtres au printemps 1954. « J’allais souvent à cheval (seul moyen de se déplacer) à Khokkhinak, une annexe en pleine forêt. Vraiment la jungle. Il y avait des pièges à léopard autour des villages. Et sur le plan humain, c’était aussi très fruste… une poignée de chrétien qui voyaient le prêtre très très rarement. J’aimais bien. Je me suis mis à faire scier des planches pour faire une petite église-résidence… J’aurais bien aimé m’établir là. Mais Mgr Bayet pensait toujours au séminaire et il me demanda de retourner à Siracha pour complément d’études et je passai un examen permettant  d’équiparer la baccalauréat français et d’enseigner le cycle secondaire ». Et c’est ainsi qu’en novembre 1954, il est nommé au petit séminaire de Tharae comme professeur d’abord avec son mentor, le Père Inthi, comme supérieur. Il y retrouvait les Pères Leduc et Jacquemin. « Travail dur, journées bien remplies, internat, élèves de niveau assez faible ». En 1955, il devient supérieur et reçoit bientôt l’aide supplémentaire des Pères Costet et Berthold. Fin 1958, le Père Jacquemin prend la direction du séminaire. Le Père Brisson est nommé curé de la cathédrale d’Ubon.

    Il profite de son premier congé en France pour aller à Londres où une sœur aînée est religieuse, pour faire un peu d’anglais : à Ubon les Américains sont en train d’installer une grande base pour la US Air Force. Il savait qu’il aurait à fonctionner sur cet aréopage !… De retour à Ubon, c’est la pastorale classique ; il est aidé en cela par la Légion de Marie. La paroisse compte alors plus de 2500 chrétiens dont un bon nombre de vietnamiens, et le nombre des catéchumènes s’accroît. Et puis il se lance dans la construction de la nouvelle cathédrale : un travail qui va prendre des années. Car cette œuvre, écrit-il non sans fierté, je suppose, « se fera sans emprunts, sans dettes au gré des collectes. Ce sera terminé en 1967. La cathedrale sera bénite le 18 avril. Entre temps, grâce surtout à son vicaire, le Père Albandos, la paroisse de Varin commence à prendre forme. Et puis Rasi-Salai, si difficile d’accès… Quand le Père Gloriod est nommé supérieur régional, Maurice est, lui, vicaire général de Mgr Bayet. Il prend un autre congé en 1968, avec tous les désagréments que cela a comporté lors de son retour de Londres : « Je suis entré en France par un petit avion atterrissant au Touquet-Paris-Plage, et de là auto-stop (la seule fois de ma vie) vers Paris. Le camion nous laisse à Saint-Denis. Traversée de Paris à pied, coupant les défilés de manifestants, dans une odeur de gaz lacrymogène… grande kermesse… sympa ».

    De retour de congé il demande à prendre du service ‘ad gentes’. Il reçoit Sisaket et Surin. « Pour être ad gentes, j’étais servi. C’est une expérience à faire, mais c’est une solitude qui peut être dramatique. Aucune communauté porteuse… un agglomérat de chrétiens plus ou moins dispersés. C’est plutôt déprimant… On ne voit pas comment faire ».

    Voici comment il décrit son apostolat : « Deux chrétientés ont la priorité et sont administrées chaque semaine… Sisaket est le poste central. Chaque samedi matin, je quitte ce centre en jeep pour Khun-Han (70 kms) où je fais le catéchisme à deux adultes catéchumènes et trois enfants de chrétiens. (C’est Maurice qui a cette époque-là a fondé Khun-Han). Puis je gagne Kantharalak vers midi (encore 90 kms) : messe à 5 heures de l’après-midi… Le dimanche matin, je reprends la route pour Sisaket après la messe de 8 heures (de nouveau 70 kms) j’y arrive pour midi. La messe à Sisaket est à 16 heures… Le reste de la semaine, ou bien je reste à Sisaket pour les catéchismes (une catéchumène et 8 enfants de chrétiens) ou bien je visite un centre de diaspora, surtout Rasi-Salai ».

    Lors de la démission de Mgr Bayet en 1969, Maurice devient pour quelques mois Vicaire capitulaire du diocèse. Quand Mgr Berthold devient évêque d’Ubon, il lui demande de prendre la chrétienté de Nongkhu. Le courant n’a pas passé et ses déboires l’ont peut-être aigri : « Années dures… les mentalités ont changé… les prêtres étrangers se sentent à peine tolérés… En géopolitique tout le pourtour de la Thaïlande est sous pression communiste et la Thaïlande elle-même a un complexe de xénophobie plus ou moins larvée... cela se sent même dans l’Eglise… »

    En 1974, Mgr Berthold pense à la formation de catéchistes et demande au Père Brisson de prendre en charge ce centre, dans les locaux même du petit séminaire, tenu à l’époque par le Père Laouénan, rentré du petit séminaire de Tharae en mars 1973. Il faut savoir que dans les journées les locaux étaient vides puisque les séminaristes étudiaient au collège de l’Assomption en ville d’Ubon et ne rentraient donc que vers 16 heures au plus tôt. Pour Mgr Berthold cette vacuité des lieux était un scandale ! Mais deux communautés dans le même bâtiment…« pas évident », comme on dit maintenant. Pour la formation des catéchistes, il recevra l’aide du Père Jacquemin, aumônier du couvent d’Ubon, du Père Clément et de quelques sœurs. « Il y avait 15 stagiaires de toute catégorie. L’idée était excellente ; la réalisation pas concluante, parce que sans doute mal enclenchée. L’expérience ne dura qu’un an, sous cette forme. Il était difficile de trouver des jeunes gens assez libres pour passer un an de formation, sans parler des formateurs eux-mêmes. Quand le Père Costet reprendra cette idée, il le fera sous une autre forme, à plus long terme, par petites sessions, mais de fait, plus efficace ».

    A son retour de congé en 1975, Maurice Brisson est chargé de la paroisse de Na-Kham, en face du séminaire : « paroisse de banlieue, pas lourde à administrer, quelques 300 à 400 chrétiens ». Il peut donc ajouter des cours au noviciat du couvent d’Ubon. Et puis déferlent  les vagues de réfugiés, fuyant le régime communiste des pays voisins. Ces réfugiés sont parqués sur l’emplacement de l’ancien dépôt de munitions de la US Air Force, un camp qui à son apogée a abrité, dit-on, jusqu’à 45 000 personnes. Maurice va devoir assurer la pastorale de la communauté catholique assez importante de ce camp : culte, catéchisme des enfants et des adultes sans oublier les urgences caritatives et humanitaires. « Années intenses d’apostolat après l’austérité de la traversée du désert : communautés de vieux chrétiens en perte de leur ferveur religieuse sous la poussée du sécularisme et du consumérisme ».

    En 1978, le Père Brisson devient supérieur du petit séminaire, le Père Laouénan étant, après son congé, nommé curé de Ban-Lao, suite à la mort du Père André Mabboux le 7 avril 1978 à l’hôpital d’Ubon.

    En 1979, Maurice quitte Na-Kham pour prendre Ban Bua-Tha tout en gardant le camp des réfugiés dont le nombre se résorbe petit à petit. Et puis en 1981, il va remplacer le Père Pasek à Thabthai. Cela reste dans la banlieue d’Ubon tant et si bien que l’évêque lui demande de donner des cours de latin aux séminaristes, « dernier baroud d’honneur pour la noble langue qui n’intéressait plus personne mais dont notre évêque gardait une nostalgie… obsolète ».

    « En 1990, les années viennent toutes seules ratatiner le vieil homme et les ennuis de santé m’obligeant à quelques pèlerinages désagréables à l’hôpital, et opérations chirurgicales à la clé, je sollicite un poste plus modeste. On me donna de nouveau Sisaket et Surin. Je pensais pouvoir assumer. « Mais voilà, si les routes s’améliorent, les distances, elles, ne diminuent pas pour autant : le secteur reste donc très vaste : deux provinces  avec quelques 3 millions d’habitants dont seulement 200 chrétiens. Heureusement, il y a les routes, mais l’apostolat du macadam, c’est encore à faire, des centaines de kilomètres pour contacter 1 chrétien ! Les routes, mon cauchemar, surtout la nuit ! »

    En 1998, pensant reprendre un poste plus tranquille, le voilà pour la troisième fois à Thabthai qui, maintenant compte mille chrétiens. Et espérant aussi « retrouver une communauté chrétienne, la catéchèse, les sacrements, tout ce, qui alimente la vie de prêtre dans le ministère de base ».

    Et puis arrive l’an 2000 : Maurice a 75 ans dont 50 ans de sacerdoce. Il demande donc à l’évêque de le décharger de tout ministère à plein temps. Il se retire à la maison de communauté d’Ubon tout en acceptant l’aumônerie des Sœurs Salésiennes et de leur centre de promotion de la femme à Ubon.

    En 2004, voyant ses problèmes de santé avec en particulier un glaucome qui lui faisait craindre de devenir aveugle, il décida qu’il était préférable de se retirer en France et est arrivé à Montbeton. Il n’y est resté qu’un an.  Maurice a été hospitalisé à l’hôpital Purpan de Toulouse et y a subi une opération lourde : ablation de l’estomac et d’une partie de l’œsophage. Un virus d’origine inconnue a aggravé son état et provoqué sa mort.

    Lors de ses obsèques à Montbeton, le jeudi 3 novembre, le Père Mansuy a fait remarquer que le « Père Maurice Brisson avait certainement des défauts, comme tout le monde. Il n’était peut-être pas toujours facile, quelquefois un peu dur même dans ses jugements, dans les relations avec les autres ; ,il avait ‘un caractère carré’ comme il le dit lui-même. Au moment où le Seigneur l’accueille, les fautes qu’il a pu commettre ici-bas sont effacées et on ne pense plus qu’à ses qualités, qui trouvent maintenant leur plein épanouissement en Dieu. Parmi ses qualités, je dirais que celle qui le caractérise peut-être davantage est, me semble-t-il,, la fidélité : fidélité à l’appel qu’il avait reçu dès sa plus tendre jeunesse, fidélité dans l’accomplissement des différentes tâches qui lui ont été confiées dans le diocèse où il a été envoyé.  Je suis sûr que le Seigneur l’a accueilli avec les paroles de la parabole des talents : « Très bien, serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître ».

     

     

     

     

     

    • Numéro : 3889
    • Pays : Laos Thaïlande
    • Année : 1950