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Louis BOUTIN (1878-1922)

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    [2554]  BOUTIN Louis, Marie, vit le jour le 8 janvier 1878 à St Méen, diocèse de Rennes (Ille et Vilaine). Entré laïque au Séminaire des Missions Étrangères le 16 septembre 1896, il fut ordonné prêtre le 22 décembre 1900 et partit le 1er mai 1901 pour la Mandchourie  septentrionale.

     

    Après les études préliminaires de la langue et des us et coutumes de la mission et du pays, M. Boutin fut placé, en 1902, à la tête du district nouvellement créé de Iu-King-kiai, dans la province de Tsitsikar. À ce titre, il fut le successeur du Père Leroy, tué à Iu-King-Kiai, le 16 juillet 1900, en pleine persécution des Boxers, qui semèrent tant de ruines en Mandchourie tout en multipliant les victimes. Immédiatement, le Père Boutin se mit à l'oeuvre, comme en témoigne le compte-rendu de 1906. Il établit des écoles de garçons dans trois centres importants. À Chan-Kia-Fen-Fang, il put donner alors 38 baptêmes d'adultes, mais il désirait surtout établir une école de filles à Iu-King-Kiai.

     

    En 1905, le rapport avait déjà signalé le baptême de plus de 75 adultes. Toutefois, la santé du missionnaire ne laissa point d'être mise à dure épreuve, si bien qu'en 1911, il se vit contraint de quitter la Mandchourie et son dur climat et de gagner la Mission du Kientchang, où la variété des conditions climatériques lui faisait espérer qu'il y trouverait un champ d'action plus accessible à son zèle.

     

    En 1913, il administre le district Est de la région de Mien-Ning, au Nord de Ning-Yan-Fu. Son centre est à Lou-kou. Mais alors Mgr. de Guébriant, son supérieur, signale que tout le zèle et la bonne volonté du Père Boutin ne peuvent rien contre ses crises d'asthme continuelles. En 1916, il est vrai, il se dépense sans compter à Kiang-tchéou, sur la terre arrosée par le sang du Père Castanet (†1911). Sa présence est le salut de nombreuses vies, alors que son énergie triomphe de ses infirmités.... En 1920, il est pour quelque temps à Changpa; il y rassure chrétiens et païens, menacés par les incursions des Lolos, et agit auprès des autorités pour faire délivrer de nombreux prisonniers chrétiens et surtout païens. Mais lui-même finit par devenir aussi victime de la haine des Lolos contre les Chinois. En janvier 1920, comme il se rendait à Ning-Yan-Fu, à la traversée du Siao-Siang-Lin, entre la plaine de Yeshi et de Mien-Ning, il se vit cerné par les Lolos qui le dévalisèrent et le retinrent prisonnier plus d'une semaine.

     

    Épuisé cette fois par ses longs efforts, le Père Boutin dut reprendre le chemin de la France pour y chercher, si possible, la guérison. En fait, il avait bien donné toute sa mesure. Rentré dans sa chère Bretagne, il y rendit son âme à Dieu à Rennes, le 8 janvier 1922, en la 44ème année de son âge, après avoir donné 20 ans de sa vie à la Cause des Missions tout en portant vaillamment sa croix.

     

     

     

    Références biographiques

     

    AME 1901 p. 219. 1919-20 p. 449. 450. 1922 p. 79.

    CR 1901 p. 277. 1902 p. 96. 1903 p. 65. 71. 1904 p. 85. 1906 p. 70. 71. 1913 p. 129. 135. 1916 p. 79. 1920 p. 29. 30. 1922 p. 262.

    BME 1936 p. 241. 242. 320.

    EC1 N°  6.

    • Numéro : 2554
    • Pays : Chine
    • Année : 1901