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Laurent BLETTERY (1825-1898)

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    M. Laurent Blettery appartenait au diocèse de Lyon. Il naquit le 3 mars 1825 dans un village du Forez, à Saint-Bonnet-des-Quarts, canton de la Pacaudière, département de la Loire. Ses parents, sans être riches, étaient à l’aise ; ils étaient surtout de solides et fervents chrétiens. Leurs enfants, trois garçons et une fille, si j’ai bonne mémoire, marchèrent sur leurs traces. Laurent se destinant au sacerdoce, fut envoyé au petit séminaire de Saint-Jodard. Après de bonnes études, il entra au grand séminaire et fut ordonné prêtre en 1850. Nommé vicaire dans la paroisse de Mornans, il y resta huit ans et y laissa un excellent souvenir, car longtemps après il était encore en relation avec ses anciens paroissiens.

    Entré au Séminaire des Missions-Étrangères le 3 juin 1858, il y passa une année, reçut sa destination pour le Su-tchuen oriental et  partit le 10 juillet 1859.

    À peine arrivé dans sa mission, il fut placé à Kiang-tsin, pour apprendre la langue dans une famille chrétienne. Il était alors âgé de trente-cinq ans, et par suite, il éprouva quelque difficulté pour s’habituer à la prononciation chinoise, mais comme il ne manquait ni de talent, ni de mémoire, ni surtout d’énergie, il acquit assez vite la connaissance suffisante du dialecte pour exercer le saint ministère.

    Cependant les temps étaient troublés ; les rebelles ravageaient la province ; tout le monde fuyait devant eux ; les chrétiens et surtout les chrétiennes, sous la conduite de M Courbon, affluaient à Kiang-tsin. Ce fut pour M. Blettery une occasion d’exercer son zèle et de montrer sa charité envers ces pauvres fugitifs. Bientôt il dut fuir lui-même et se réfugier du côté de Py-chan où il resta quelque temps.

    En 1861, il fut mis à la tête du district de Siù-tin qu’il administra jusqu’en 1864. Quels y furent ses succès ? Je n’en puis juger que par l’affection mutuelle qui a persévéré jusqu’au bout entre l’ancien curé de Siù-tin et ses paroissiens. Simple, charitable, il écoutait avec patience les plaintes de chacun ; consolait, encourageait et réconfortait les cœurs affligés par de pieuses exhortations ; aidait de sa bourse les nécessiteux et compatissait à toutes les misères. Il savait aussi user de sévérité, reprendre et châtier au besoin. Il le faisait fortiter, mais aussi suaviter, de manière à ne décourager personne. Tel je l’ai toujours connu, et tel il dut être à Siù-tin.

     

    En 1864, il fut appelé à la direction du collège de la Mission à Chouy-ia-tang pour remplacer M. Eyraud, depuis longtemps fatigué et malade. Là, il dut user de fermeté et même de sévérité, afin de rétablir l’ordre dans la communauté, car M. Eyraud ne pouvant faire la surveillance, il s’y était introduit des abus. M. Blettery réussit et gagna même l’affection de ses subordonnés.

    Tout à sa besogne et plein de zèle pour l’avancement de ses élèves en science et en piété, il proposa à Mgr Desflèches de diviser le collège, alors très nombreux, en grand et petit séminaire. La proposition admise, il s’occupa immédiatement de préparer la maison de Pée-ko-chou, à 25 ly de Chouy-ia-tang, pour y établir le grand séminaire. Aux vacances du mois d’août 1865, il alla s’y installer avec près de trente élèves philosophes ou théologiens, laissant le petit séminaire de Chouy-ia-tang sous la direction de M. Larcher.

    A Pée-ko-chou, tout était à créer. Grâce à son activité et à l’ordre parfait qu’il sut toujours mettre dans ses journées, M. Blettery, seul pendant un an, suffit à tout. Malgré sa faible santé, il faisait maigre tous les mercredis selon l’ancienne coutume de la mission, jeûnait tous les vendredis, aux quatre-temps, et trois fois par semaine en carême. Avec cela, il faisait tous les jours deux classes de théologie et deux de philosophie, dirigeait les élèves dans leurs travaux de jardinage, plantait des arbres fruitiers, donnait des ordres aux domestiques, prévoyait les emplettes à faire et réglait chaque soir les comptes de la journée. C’était trop pour un seul homme, d’autant plus qu’il devait encore s’occuper des ouvriers, maçons ou menuisiers, qui étaient presque continuellement à la maison.

    Avec tant d’occupations, on pourrait croire que la direction des élèves était en souffrance. Nullement. Lorsque je lui fus donné comme aide en 1869, je fus étonné de voir dans des Chinois tant de soumission, tant de confiance à l’égard de leur supérieur, tant de bon esprit en un mot. Tous ceux qui ont étudié sous lui, prêtres ou anciens élèves ayant quitté le séminaire, tous lui ont gardé jusqu’à la fin leur affection et leur vénération.

    Depuis 1867, M. Blettery était provicaire. En cette qualité, il dut quitter le séminaire en août 1869 pour s’installer à Tchong-kin et prendre la direction de la Mission pendant l’absence de Mgr Desflèches qui partait pour le concile.  La Mission était alors très agitée. M. Rigaud avait été massacré à Jeou-iang, le premier janvier, avec de nombreux chrétiens, et tout le pays était encore en effervescence. Il fallait entamer des négociations interminables avec les mandarins. Tout cela ne convenait guère au caractère de M. Blettery, mais avec sa foi et sa confiance en Dieu, il prit courageusement le fardeau sur ses épaules et soutint vaillamment les intérêts de la Mission.

    En 1870, n’ayant personne pour mettre à la tête du séminaire, il dut revenir à Pée-ko-chou et ajouter la direction de cet établissement aux sollicitudes du gouvernement du Vicariat. Il fallait le voir alors, occupé du matin au soir, faisant la classe, présidant à tous les exercices, écrivant des lettres nombreuses, n’ayant pas un moment libre. Avec cela, il ne perdait jamais sa bonne humeur, toujours prêt à égayer son monde par quelques bons mots ou des reparties heureuses. Comme si tout cela ne suffisait pas à son activité, il construisit un grand corps de bâtiment avec étage pour en faire le dortoir des élèves. En 1872, Mgr Desflèches étant de retour, les occupatitons du provicaire furent quelque peu diminuées, bien qu’il eût encore à  s’occuper des affaires générales de la Mission pendant les voyages que Monseigneur fit à Pékin et à Tchen-tou. Enfin en 1874, il reçut un successeur au séminaire et fut appelé à Tchong-kin pour aider Sa Grandeur. Mais il n’y resta pas longtemps.

    Mgr Desflèches avait eu l’idée de demander la division de la Mission. Cette proposition n’ayant pas été agréée, il voulut au moins se décharger en partie des détails de l’administration, et confier à trois confrères une sorte de supériorité dans chacune des préfectures de Siu-tin, Kouy-fou et Jeou-iang. Dès son retour du concile, il avait formé ce plan et déjà M. Hue avait été placé dans ces conditions à Jeou-iang, M. Eyraud à Kouy-fou ; M. Blettery était destiné à Siu-tin, il alla donc revoir ses anciens paroissiens pour lesquels il eut des attentions spéciales, tout en dirigeant les autres districts dépendants de la préfecture. Comme un jeune homme, il donna libre cours à son zèle, prêchant, confessant, faisant la visite dans les campagnes. En 1877, au mois de septembre, il fut rappelé à Tchong-kin pour venir en aide au Vicaire apostolique accablé de travail et de sollicitude par suite des troubles de Kiang-pée, lesquels duraient depuis deux ans et avaient failli bouleverser toute la Mission, grâce à la méchanceté de certains mandarins et surtout du tao-tay Iaô qui voulait se débarrasser de l’évêque. Monseigneur ayant dû retourner en Europe en 1878, M. Blettery demeura à  nouveau chargé du gouvernement de la Mission jusqu’à la fin de 1882. Il     lui fallut d’abord travailler à mettre fin aux troubles de Kiang-pée, qui donna lieu à des négociations longues et difficiles, pendant lesquelles il eut à soutenir des assauts terribles de la part des mandarins qui cherchaient à l’effrayer. Mais homme de sang-froid et comptant plus sur la protection divine que sur l’habileté humaine, il tint ferme et parvint à obtenir la paix à des conditions, sinon brillantes, au moins honorables.

    Débarrassé des affaire extérieures, il s’appliqua tout entier à l’administration intérieure et surtout à la direction de nos prêtres indigènes. C’est l’œuvre dans laquelle il a particulièrement excellé. Depuis 1868, il leur prêchait la retraite chaque année, il eut vite compris que pour en faire de bons prêtres, il fallait leur donner une haute idée de la dignité du sacerdoce et surtout les bien instruire de leurs devoirs. Ses lettres, ses entretiens particuliers, ses sermons de retraite tendaient à ce double but. Ses instructions étaient simples et claires, nourries des décrets du Saint-Siège et des principes du droit canon, et données avec une conviction profonde qui gagnait les auditeurs. Si notre clergé indigène est animé d’un bon esprit, c’est à M. Blettery que nous le devons. Jusqu’à la fin de sa vie, il a été le directeur de nos prêtres chinois. Tous avaient confiance en lui ; il recevait leurs confidences, les consolait, les encourageait, les reprenait aussi parfois, mais toujours avec tant de franchise et de raison que les réprimandes étaient acceptées sans murmure.

     

    En 1882, Mgr Coupat fut nommé coadjuteur de Mgr Desflèches. Quelques mois après, il lui succédait comme Vicaire apostolique. Il conserva M. Blettery dans ses fonctions de provicaire et le regarda comme son mentor. Quoique d’un caractère très différent, ils s’entendaient à merveille.

    La Mission était en paix, tout semblait nous promettre une ère de prospérité. La maison épiscopale fut reconstruite ; Monseigneur faisait de beaux plans d’avenir ; M. Blettery travaillait avec ardeur à mettre en ordre les archives de la Mission, lorsqu’en 1886, le 1er juillet, une émeute inattendue réduisit tout en cendres. Ce n’est pas ici le lieu de raconter ce désastre ; qu’il  suffise de dire que Monseigneur ainsi que MM. Blettery, Vinçot, Podechard se réfugièrent chez le tao-tay où ils se trouvèrent en compagnie du consul anglais, M. Bourne. Ils n’avaient sauvé que les habits qu’ils portaient, tout le reste avait été ou pillé ou brûlé. Dans leur retraite, comme Job, ils apprenaient chaque jour de nouveaux désastres ; tous nos établissements furent détruits. Au milieu de ces tristesses, ils se soutenaient mutuellement. M. Blettery surtout ne perdit rien de son égalité d’humeur et s’ingénia à consoler et distraire Sa Grandeur fort attristée de tant de malheurs. De son côté, Monseigneur était plein de sollicitude pour M. Blettery, âgé et faible de santé ; l’année précédente, il avait été atteint d’un érysipèle à la poitrine et il s’en ressentait encore. Ayant partagé moi-même leur habitation, je puis dire qu’elle était loin d’être saine et confortable, et il est étonnant qu’aucun de nous ne soit tombé malade, pendant les huit mois, de notre séjour chez le tao-tay. Lorsque nous sortîmes  de là, la paille de nos lits était pourrie et couverte de champignons.

    Cependant, au mois de septembre, Mgr Coupat jugeant qu’il serait bon d’avoir quelqu’un à Han-keou et Shang-hai pour faciliter les négociations de la paix, y envoya M. Blettery en compagnie d’un autre confrère. Ce voyage fut très utile à la santé du cher provicaire et aussi à l’arrangement de nos affaires. Comme en toute chose, il alla droit au but, exposa clairement la situation aux consuls et nous fit soutenir fortement à Pékin. La paix conclue, il revint au milieu de nous en février 1887 ; il était parfaitement rétabli.

    Environ un mois après son retour, on se mit à l’œuvre pour relever et réorganiser les établissements de la Mission. Mgr Coupat étant malade, la plus grande partie de la besogne revint à M. Blettery, et il en fut ainsi jusqu’à la mort de Sa Grandeur (26 janvier 1890). Le Provicaire ne s’en plaignit pas ; toujours infatigable, il ne prit aucun repos, faisant tout ce qu’il pouvait pour soulager son Vicaire apostolique, qu’il avait en profonde estime et vénération. La mort de Monseigneur fut un coup terrible pour M. Blettery. Je l’ai connu longtemps, je l’ai vu dans bien des situations critiques : jamais je ne l’ai vu perdre sa sérénité ni se troubler ; mais à la mort de Mgr Coupat, je le vis accablé de tristesse et tout en pleurs. Il ne se laissa pas abattre cependant, et ne tarda pas à recouvrer sa tranquillité habituelle. Mais depuis ce temps, on remarqua en lui une certaine tristesse, qui voilait sa gaîté d’autrefois. C’est que la direction de la Mission lui incombait une fois encore, et il se faisait vieux ; il était encore plus usé par le travail que par les années. Il commençait à trouver la charge au-dessus de ses forces. Aussi lorsqu’au mois d’août il fut nommé évêque de Zéla et Vicaire apostolique, il ne voulut pas accepter. Malgré toutes les instances qui lui furent faites, il refusa constamment, plutôt sans doute par humilité que par crainte du travail, car dans l’intimité, il me dit : « Moi évêque, y songez-vous ? Quelle dignité pour un pauvre homme comme moi ! Quelle sainteté il faut ! » Et en me disant cela, il était ému, sa voix tremblait ; après un instant, il ajouta : « Non, non ! jamais ! » Bien qu’il eût déjà été préconisé et qu’il eût reçu ses Brefs, il ne consentit jamais à revenir sur sa décision.

     

    Il continua donc de diriger la Mission comme supérieur jusqu’en décembre 1891, époque à laquelle nous eûmes enfin le bonheur de posséder un Vicaire apostolique en la personne de Mgr Chouvellon, évêque de Dansara. ll était temps ! car le bon P. Blettery fléchissait sous le fardeau ; il n’avait plus l’activité d’autrefois ; souvent il était indisposé, il toussait fréquem-ment, et même au mois d’août, il avait eu un crachement de sang qui nous donna de l’inquiétude. Depuis cet accident, il eut toujours besoin de prendre des précautions et d’avoir recours à des soins spéciaux. Aussi à la nomination de Mgr Chouvellon, il fut heureux de déposer le fardeau et sembla quelque peu revivre. Sa Grandeur lui conserva cependant son titre de provicaire et fut heureuse de profiter de son expérience ; M. Blettery dut même encore participer considérablement à l’administration, mais il n’avait plus la responsabilité. Il espérait aussi que, le nouvel évêque une fois au courant des affaires, il lui serait loisible de se recueillir et de se préparer à la mort, car il songeait depuis longtemps à ce terrible passage. Il n’avait pas peur de mourir, mais il avait peur du purgatoire. Souvent, pendant sa vie, je l’ai entendu faire des réflexions sur ce sujet, et sur son lit de mort, à quelqu’un de nous qui l’exhortait et lui disait qu’après une vie si bien remplie il ne devait pas craindre la mort. « Et le purgatoire ? » répondit-il. C’est qu’il ne se faisait pas illusion sur la pureté et la sainteté requises pour paraître devant Dieu ; toute sa vie en est une preuve. D’une régularité et d’une exactitude exemplaires pour ses exercices de piété, il était surtout dévot envers la Passion de Notre-Seigneur et le Saint-Sacrement. Il portait sur lui des reliques de la vraie croix, baisait souvent son crucifix, aimait à faire le chemin de la croix, et visitait le Saint-Sacrement trois ou quatre fois dans la journée.

    Mort au monde et à lui-même, il ne vivait que pour Dieu et pour les âmes, ce qui se manifestait en lui par une foule de réflexions pieuses et charitables qu’il faisait à toute occasion et connue naturellement. Il ne vivait que de la foi, et pour se faire une idée de l’esprit qui l’a animé, il suffit de lire les méditations sur les principales vérités chrétiennes qu’il a composées à l’usage de nos prêtres indigènes et des élèves de nos séminaires. Toute sa vie, il a été semblable à lui-même, toujours énergique et sans faiblesse dans l’accomplissement de ses devoirs.

     

    Dans ces derniers temps, il sentait que sa fin approchait, et, sans le dire ouvertement, il le laissait entendre par ses confidences : c’étaient les jambes qui n’étaient plus solides, la tête qui tournait ; il ne pouvait marcher qu’à petits pas et lentement de peur de tomber.

    Ce qui l’a conduit au tombeau, ce sont, je crois, les calamités qui accablent aujourd’hui notre pauvre Mission. Bien que les désastres qui ont suivi la captivité de notre confrère, M. Fleury, ne lui aient pas été connus, il semble qu’il les prévoyait et s’en attristait.

    Il était déjà malade de la dysenterie depuis huit jours, lorsqu’en arrivant à Tchong-kin, j’allai le voir. À peine lui avais-je souhaité le bonjour qu’il se mit à dire : « Eh bien ! que pensez-vous de la situation ? Pauvre Mission ! où allons-nous ? Quand finiront ces calamités ? »

    Hélas ! qu’eût-il dit, s’il avait vu toutes les ruines amoncelées depuis un mois et demi ; plus de dix mille chrétiens en fuite, sans feu ni lieu ?  Dieu a épargné ce triste spectacle à son âme charitable et sensible.

    Pendant les douze ou treize jours qu’il vécut encore, il nous édifia tous par sa patience et sa soumission à la volonté du bon Dieu. Lui demandait-on s’il souffrait, il répondait toujours : « Pas beaucoup. » ou bien : « Je ne souffre pas, ce n’est rien. » Lorsqu’on l’exhortait, il disait : « Comme le bon Dieu voudra.» Tant qu’il a pu tenir en main son chapelet, il n’a cessé de le réciter.

    Les derniers sacrements lui furent administrés de bonne heure par Mgr Chouvellon, assisté de tous les confrères présents à Tchong-kin. La cérémonie terminée, Sa Grandeur, après l’avoir remercié des services qu’il lui avait rendus, le pria de la bénir ainsi que tous les confrères et toute la Mission ; ce que le cher malade fit avec beaucoup d’humilité et de piété. Il vécut encore huit jour et plus, et s’éteignit tout doucement comme une lampe dont l’huile est consumée. C’était le dimanche 25 septembre, à cinq heures du soir. Le mardi 27, on le porta à sa dernière demeure, à Tsen-kia-gay. Une foule de chrétiens accompagnait le deuil.  M. Haas, consul de France en grand costume, et MM. Duclos et Coffinet, Français résidant à Tchong-kin, nous firent l’honneur de se joindre au cortège. Nous étions seize confrères ou prêtres indigènes.

    Les restes du vénéré M. Blettery ont été déposés dans le tombeau épiscopal où repose Mgr Coupat. Tout le monde a trouvé que ce n’était que justice, puisqu’il a été si longtemps à la tête de la Mission et qu’il avait été préconisé évêque et nommé vicaire apostolique.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    • Numéro : 749
    • Pays : Chine
    • Année : 1859