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Eugène BLANCHARD (1848-1886)

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    M. BLANCHARD

    MISSIONNAIRE APOSTOLIQUE DU TONKIN MÉRIDIONAL

    Né…………          le  5 février…………1848.

    Part………   le 16 juillet…………1873.

    Mort………  le 29 janvier…………1886.

    ET

    M. SEGUIN (Louis)

    MISSIONNAIRE APOSTOLIQUE DU YUN-NAN

    Né…………… le   6 mars……… 1854.

    Parti………… le 14 décembre……1876.

    Mort………… le 30 janvier……1886.

     

    Nous réunissons en un même article ces deux missionnaires. Bien qu'ayant travaillé dans des missions différentes, ils ont été, plusieurs mois durant, compagnons de souffrance; la mort d'ailleurs les a réunis et le même tombeau a reçu leurs restes. On lira avec intérêt, sur leurs derniers moments, les édifiants détails qui nous ont été transmis par M. Lesserteur, supérieur du Sanatorium.

    Deux de nos chers malades, écrit notre confrère, viennent de s'endormir dans le Seigneur, presque simultanément, à notre Sanato­rium d'Hyères. Ils y étaient entrés dès les premiers jours de sa fon­dation, et y ont reçu, pendant tout le temps qu'ils y ont passé, les soins les plus industrieux que notre affection et le dévouement de nos Sœurs ont été capables de leur donner. Nous ne pensons pas qu'il eût été possible de faire davantage pour les aider à recouvrer cette santé, qu'ils eussent été si heureux de pouvoir consacrer pendant de longues années encore au service du divin Maître. Lorsqu'ils arrivèrent à Marseille, leur maladie avait atteint un tel degré de gravité, que l'on n'espérait même pas alors pouvoir les con­server pendant aussi longtemps.

    C'est le P. Blanchard (Eugène), du Tonkin Méridional, qui s'est éteint le premier, le 29 janvier à 6 heures et demie du soir; c'était lui aussi qui était entré le premier au Sanatorium, alors à Aix, peu de jours après son arrivée à Marseille, qui avait eu lieu le 5 décembre 1884.

    Les fatigues excessives qu'il avait dû supporter, pour réorganiser de nombreuses chrétientés détruites par les lettrés en 1874, avaient ébranlé dès lors sa robuste constitution. Plusieurs années passées ensuite dans le district montagneux et malsain de Lang achevèrent de la ruiner. Une maladie d'estomac, compliquée de diarrhée et de con­gestion du foie lui avait enlevé les forces presque complètement. Depuis son arrivée en France, pendant le séjour qu'il fit dans son pays, il contracta par surcroît une maladie de poitrine, et c'est même cette dernière maladie qui l'a enlevé.

    J'ai retrouvé un extrait du brouillon de la lettre qu'il adressa à son Vicaire apostolique, pour solliciter la permission de revenir demander à l'air natal les forces qu'il n'espérait pas recouvrer autre­ment, et il exprimait en même temps combien il lui en coûtait de faire cette démarche. Pauvre Père ! s'il avait pu prévoir qu'au lieu de recouvrer ses forces en France, il achèverait de les perdre, et serait privé de la consolation de mourir au milieu de ses chrétiens, il lui en aurait certainement coûté bien davantage, ou pour mieux dire, il n'aurait jamais fait cette demande !

    Quoi qu'il en soit, il a eu au moins la grâce de mourir entouré de confrères dévoués, et a pu se préparer à la mort avec une pleine et entière connaissance, après avoir reçu abondamment les secours spirituels que nous avons été capables de lui procurer.

    C'est le jour même de la grande fête des Missionnaires, le beau jour de l'Epiphanie, qu'il reçut le saint Viatique et l'Extrême-Onction, avec un calme et un esprit de foi tout apostoliques. Depuis plusieurs jours déjà, il avait conscience de la gravité de son état, et se résignait tranquillement à la volonté de Dieu, comme un soldat qui ne connaît que le devoir à accomplir.

    Interrogé alors s'il avait quelque peine ou préoccupation: Aucune, répondit-il, j'ai fait ma retraite tous les ans, aussi je n'ai point d'inquiétude pour le passé, pas plus d'ailleurs que pour le présent. J'ai beaucoup offensé le Bon Dieu, mais il me semble que je l'aime et je n'ai pas peur; je lui offre tout ce que j'ai, mes petites jouissances, mes souffrances, et mes peines.

    Et à la question s'il aimait bien la sainte Vierge: Oh oui ! répondit-il avec vivacité, et j'ai fait tous mes efforts pour bien la faire aimer au Tonkin.

    Un mois environ avant sa mort, il me disait encore qu'il restait uni le jour et la nuit avec Notre-Seigneur, et que c'était un véritable bonheur pour lui de réciter les strophes des hymnes de Noël qu'il savait par cœur.

    Néanmoins, comme la grande faiblesse où l'avait réduit l'inani­tion presque totale à laquelle le condamnait son estomac délabré, ne lui laissait pas ordinairement assez de lucidité pour prier, nous allions souvent réciter le bréviaire auprès de son lit, séparément et à haute voix. Un jour après une récitation de ce genre, je lui demandai:

    Est-ce que cela ne vous fatigue pas que l'on récite ainsi le bréviaire auprès de vous? - Oh! mais non ! répondit-il, c'est pour moi le commencement de ce que je ferai bientôt pendant toute l'éternité.

    Les derniers jours qu'il passa au milieu de nous furent marqués par de grandes souffrances, qu'il supporta avec beaucoup de patience. Il ne se plaignait jamais, et ne parlait de ce qu'il souffrait que si on l'interrogeait à ce sujet.

    Son esprit de foi était greffé sur un caractère excessivement éner­gique; et, pour ma part, je suis convaincu que c'est grâce à sa force morale qu'il a pu, n'ayant plus qu'un souffle de vie, lutter si longtemps contre la mort.

    Presque jusqu'au dernier moment, il s'est rendu à lui-même, quoique avec une difficulté extrême, tous les services, sans éprouver le besoin de se faire aider en quoi que ce soit. Mais comme il est bien rare de trouver la perfection sur la terre, cette énergie était cause d'un peu de vivacité et de rudesse de caractère, qui faisaient de temps en temps explosion dans ses paroles. C'était là d'ailleurs le point prin­cipal sur lequel il s'observait plus spécialement, et faisait depuis longtemps porter ses efforts, comme j'ai pu m'en rendre compte par le billet suivant trouvé dans son bréviaire et que je reproduis fidèlement.

    5 janvier 1887

    Gloire de Dieu................                                          Exercices de piété

    Mon salut.................……                                        Bon emploi du temps.

    Le salut de mes frères.....                                            Accomplissement amoureux, prompt, pieux, des devoirs de mon état.

    Douceur, gravité, discrétion, retenue, recueillement, vie intérieure. - Irréflexion, rudesse, mauvaise humeur, inégalité d'hu­meur.

    À part ces petits défauts, notre cher malade, était d'un commerce agréable, d'une conversation enjouée et pétillante d'esprit, en un mot, un bon et aimable confrère.

    Né à Charmois, au diocèse de Saint-Dié, le 5 février 1848, M. Blanchard était minoré quand il entra au séminaire de Paris, à la fin de 1871. Ordonné prêtre le 7 juin 1873, il était parti le 16 juillet suivant pour le Tonkin Méridional.

    M. Claude-Louis Séguin naquit à Bard-le-Régulier, au diocèse de Dijon, le 6 mars 1854. Formé dès l'enfance aux habitudes de foi et de dévouement, il sentit de bonne heure aussi l'attrait pour la voca­tion apostolique. On peut dire que c'est par les exemples de la famille qu'il apprit à se dépenser sans compter pour Dieu et pour les âmes. Son père était instituteur. Le plus bel éloge qu'on puisse faire de cet homme de bien, c'est que des trois fils que Dieu lui donna, il offrit les deux premiers pour être missionnaires ; le troi­sième, devenu orphelin avant que l'heure du sacrifice eut sonné, poursuit aujourd'hui le cours de ses études ecclésiastiques. Louis, laÐné des trois, entra en 1873 au Séminaire des Missions-Etrangères; il en partit à la fin de 1876 et s'embarqua pour le Yun-Nan où son frère Charles devait le rejoindre 5 ans plus tard.

    Après quelques mois passés près de Mgr Ponsot, alors Vicaire apostolique, le P. Séguin fut placé dans le bas Yun-Nan, au district de Pa-Eul-Ngay. Il en resta chargé pendant quatre ans.

    Dès le commencement, écrit un de ses confrères, il se mit avec ardeur à l'étude de la langue chinoise. Grâce à sa belle intelligence, ses apti­tudes particulières, développées par un travail sérieux et continu, il la parla bientôt avec une rare pureté d'accent; en même temps il devenait à même de lire et de comprendre la plupart des livres de doc­trine et d'histoire chinoise. Afin d'avoir un plus facile accès près des peuplades aborigènes du Yun-Nan, il avait même commencé l'étude de leur langue, et nul doute qu'il ne fût également parvenu très vite à s'exprimer dans les idiomes des Miao-Tsé et des Lolos, si Mgr Ponsot, de vénérée mémoire, reconnaissant les qualités du P. Séguin, ne l'eût appelé au poste plus important de Tchao-Tong-Fou.

    Ce district, situé au sud de la partie montagneuse et humide du bas Yun-Nan, et tout à fait à l'entrée des régions plus chaudes du haut Yun-Nan, avait beaucoup souffert des troubles de la province et de la révolte musulmane, enfin écrasée en 1872. Les quelques familles chrétiennes, qui s'y trouvaient encore en 1880 quand le P. Séguin y arriva, étaient dispersées dans la plaine ou vivaient inconnues dans la ville de Tchao-Tong ; et telle était l'animosité des païens que le missionnaire, qui était chargé de les visiter, ne pouvait  y faire que de courtes apparitions; telle était la situation quand notre confrère y arriva en février 1880. Il vit de suite que tout était à créer, et après une visite qu'il fit aux autorités civiles et mili­taires pour leur annoncer sa prise de possession, il se mit résolu­ment à l'œuvre.

    La chrétienté n'avait pas d'école, il commença par en ouvrir deux, une pour les garçons et une pour les filles, il trouva des bapti­seurs et des catéchistes ; il employa les uns à soigner les enfants abandonnés ou à rechercher les familles chrétiennes dispersées ; d'autres furent chargés de l'évangélisation des païens. Bref, grâce à tous ces efforts et à ce zèle généreux de notre cher confrère, le district de Tchao-Tong-Fou ne tarda pas à se développer. Deux mois à peine après que le P. Séguin en eut pris possession, j'eus l'occasion d'y passer pour rentrer dans mon district ; combien je fus agréablement surpris de trouver une chrétienté vivante, là où, trois mois auparavant, je n'avais vu que quelques timides chrétiens, osant à peine paraître. Après la ville et les environs de Tchao-Tong, le P. Séguin s'occupa de la campagne. Il rechercha et alla visiter les chrétiens perdus au milieu des païens, les instruisit, les organisa en stations et leur promit que désormais il serait leur père et les visite­rait régulièrement. Le bon Dieu bénit ce zèle si sincère et cette bonne volonté; les païens n'inquiétèrent plus les chrétiens, et un assez grand nombre se convertirent.

    Les choses marchèrent ainsi jusqu'en 1883, époque où la maladie d'estomac qui le faisait déjà souffrir depuis longtemps, l'obligea enfin à prendre des précautions sérieuses. Ne pouvant se résigner à quitter le poste où il faisait tant de bien, deux fois il se rendit à Tong-Tchouan-Fou, chez M. Pourias; où se trouvait aussi son jeune frère Charles Séguin. Là, grâce aux soins intelligents de M. Pourias dont le grand cœur, la gaieté proverbiale et la charité tout aposto­lique resteront longtemps un exemple aux missionnaires du Yun­Nan, grâce aussi aux soins de son frère, le P. Séguin se sentit mieux et retourna dans son district. Mais bientôt, une troisième rechute, plus dangereuse que les premières, le força à quitter la mission pour aller d'abord à Hong-Kong et de là en France.

    Le P. Séguin, continue M. Lesserteur, était arrivé à Marseille le 29 janvier 1885, et c'est le 30 janvier 1886 qu'il a rendu son âme à Dieu à une heure et demie du soir.

    Sa maladie était une anémie profonde, provenant d'une diarrhée chronique, rebelle depuis longtemps à toute espèce de médications.

    Il était d'un tempérament excessivement nerveux, d'un intelli­gence vive et perspicace, d'un esprit méthodique et d'une grande ténacité de caractère.

    Nous avons retrouvé les notes intimes qu'il a prises durant son séjour au sanatorium ; j'en détacherai quelques fragments, pour faire apprécier le travail de Dieu sur son âme, et le soin constant qu'il prenait de son amendement et de sa perfection.

    Tout d'abord, il s'était tracé pour l'emploi fructueux de son temps, sous le rapport de l'étude et de ses exercices de piété, un réglement très détaillé et peut-être un peu trop rigide ; car dans l'application nous avons pu constater souvent que pour ce qui concernait l'étude, il poussait trop loin la bonne volonté, n'accordant pas assez à là récréation que son état de santé semblait réclamer.

    Il connaissait bien ses défauts et ne cessait de faire des efforts pour les combattre, comme il est facile de s'en rendre compte par ses notes d'examen et d'oraison. Je voudrais pouvoir les transcrire toutes, convaincu qu'elles seraient un grand sujet d'édification pour tous; car, cette connaissance qu'il avait de lui-même et cette bonne volonté sans cesse renouvelée de se combattre à outrance, tout en étant un indice certain de son union intime avec Dieu, ne manque­raient pas d'être un puissant encouragement pour tous ceux qui liraient ces notes, mais, en raison de leur grand nombre, je dois forcément me borner à n'en citer que des extraits.

    Voici d'abord comment, en faisant un retour sur sa vie passée, il se jugeait lui-même :

    Toute ma vie j'ai opposé de la résistance au travail de Dieu, qui disposait tout pour me préparer à la sainteté sacerdotale. Jusqu'à l'entrée au Grand-Séminaire, ignorance; ne sachant pas agere contra et devenir patient; vou­lant paraître et dès lors affectant. - Au Grand-Séminaire, de suite lancé dans la quiétude d'esprit, c'est-à-dire cherchant à me débarrasser de mes devoirs honnêtement, pour ensuite faire autre chose. Je me lance dès lors dans les relations inutiles, les idées vagues ; je fais trop à la fois et toujours ce qui n'est pas ad hoc ; enfin j'affecte de poser. Toute ma vie il en a été ainsi. C'est donc l'impatience ou le manque de persévérance avec le désir d'être estimé, loué, la fureur de paraître, qui ont mis obstacle à ma sanctification ... (23 avril ).

    Quelques jours après il prenait la note suivante :  Non, la bête n'est pas morte! le serpent vit encore, et il faut un rien pour le réveiller ! J'en ai eu la preuve ce soir, et cela me remémore ce que j'avais oublié de ma méditation de ce matin. Je puis empêcher beaucoup de bien et faire beaucoup de mal aux âmes, si, comme ce soir, je manifeste que les gens qui me sont inférieurs sous quelque rapport, me pèsent. Dès que je ne me plais pas avec quel­qu'un, je le délaisse ; j'ai peu de charité, beaucoup d'orgueil ; je manque de politesse, de condescendance. J'ai perdu ce soir une belle occasion de mériter !…

    Et encore : La volonté de Dieu actuelle est que je réforme ce qu'il y a de défectueux et de trop rude dans mon caractère; il me manifeste sa volonté en me faisant voir ces défauts. Je veux donc redoubler de ferveur pour en arriver là.... Je veillerai très spécialement sur mes paroles et mon ton de voix, à midi et le soir, avec les confrères.

    Il devient évident que ce qui reste encore au fond de mon cœur, c'est l'amour du moi, l'égoïsme, l'orgueil, toujours prêt à sortir de sa carapace, et à s'élancer pour mordre ou égratigner; aussi, et par un effet contraire, trouvant le prochain à charge, je ne cherche pas à  lui rendre service, à me sacrifier pour lui ; au contraire, j'évite, et je perds l'occasion de mériter.  (5 mai.)

    Le lendemain il notait encore : Chacun a un obstacle. Le mien, c'est de penser trop à moi, pas assez au prochain, à mon devoir, à la gloire de Dieu. Immortification : il faut ne pas refuser de souffrir. Il faut avoir ce sixième sens: l'amour des âmes; je ne l'aurai que par la  mortification.

    Note du 16 mai : II n'y a plus aucun doute; ce qui manifeste à l'extérieur le sentiment que j'ai de ma personnalité, ce sont les répliques vives et les brusques saillies de caractère en paroles. Je ne suis pas aimable, pour exprimer la chose par une expres­sion commune. Tâchons donc d'être aimable, et de ne pas remettre ainsi à sa place ce pauvre prochain, et cela, pour des rai­sons insignifiantes. 1o Ceci exclut la critique; j'y suis enclin par nature, et ce défaut, si je ne le corrige, pourrait à la longue me fausser l'esprit, en ne me laissant apercevoir que le côté défectueux des choses; 2o Cela exige la douceur et le calme dans toutes mes

    paroles. N'en point employer qui ne soient mesurées. Même en plaisantant, éviter les brusqueries.

    J'arrête là mes citations : elles suffisent pour donner une idée exacte de la vigilance que ce cher Père apportait dans le grand œuvre de son avancement spirituel. Que l'on n'en conclue pas qu'il avait plus de défauts que les autres, mais seulement qu'il les connaissait davan­tage, éclairé qu'il était par la lumière de l'Esprit-Saint.

    Durant tout le cours de sa maladie, le P. Séguin n'éprouva de grandes souffrances que dans les derniers jours, pendant lesquels ses intestins subirent une véritable décomposition.

    Je lui administrai l'Extrême-Onction le 27 décembre 1885, et il la reçut avec le plus grand calme. Le soin avec lequel il s'y était préparé pendant plusieurs jours, a même été pour moi un grand sujet d'édification. La veille au soir il me fit appeler et me pria de lui parler du bon Dieu et de l'aider à s'exciter à la contrition, puis il ajouta avec beaucoup de candeur : Je ne suis pas effrayé ; est-ce que ce n'est pas de la torpeur, de l'apathie, une punition du bon Dieu?  Et lorsque je l'eus rassuré sur ce point, il me demanda: Que faut-il faire pour expier mes péchés?  Je lui dis alors que, dans son état, l'acte satisfactoire  par, excellence était l'accep­tation généreuse de la mort, et il me remercia avec effusion.

    La cérémonie des obsèques eut lieu en même temps pour nos deux défunts en l'église paroissiale, le dimanche 31 janvier, à 8 h. 1/2 du matin, au milieu d'un grand concours de fidèles; tout le clergé de la ville y assistait, et, après la messe que je chantai sur l'invitation de M. le Curé, M. le vicaire capitulaire Laugier, de pas­sage à Hyères, tint à nous donner une marque de sympathie et fit lui-même l'absoute.

    • Numéro : 1174
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1873