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Alphonse BIOTTEAU (1883-1972)

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    Le Père Alphonse BIOTTEAU naquit le 3 octobre 1883 à Gesté, diocèse d’Angers, dans une famille très chrétienne. Après ses études primaires dans sa paroisse, il entra au Petit Séminaire de Beaupréau en 1894. Admis au Grand Séminaire d’Angers en 1901, il y fit toutes ses études ecclésiastiques sous la direction des Pères de St Sulpice. Entré aux Missions Etrangères en 1907, il y fut ordonné prêtre le 4 avril 1908 et désigné pour le service des Procures.

     

    Il partit pour l’Extrême-Orient le 18 novembre 1908 et fit ses premières armes à Shanghai de 1909 à 1914. A la déclaration de guerre, en 1914, il fut mobilisé d’abord à Tientsin puis en France comme infirmier et ensuite comme interprète. Démobilisé en mai 1919, il fut envoyé comme Procureur à Londres et occupa ce poste jusqu’en 1925. C’est alors qu’il fut appelé à prendre la charge de Procureur Général qu’il garda pendant dix ans. Démissionnaire en 1935, il devint membre de la Communauté de Nazareth à Hongkong et il en fut nommé Supérieur en 1940. Malade, il donna sa démission en 1950 pour venir se soigner en France. En mai 1951, il regagna Nazareth. Quand fut supprimé cet établissement, il passa à Béthanie ; il fut Vice-Supérieur de cette maison de 1954 à 1960 et Supérieur intérimaire jusqu’à l’arrivée de Monseigneur Lemaire, en mai 1961. Depuis lors, il vécut dans la retraite à Béthanie. Avec les années, sa santé s’altérait. Il fut obligé de faire plusieurs séjours à l’hôpital car il souffrait d’hypertension. Son état s’aggrava au mois de novembre 1971 et il fut alors hospitalisé à St Paul-Hongkong. C’est là qu’il s’est paisiblement éteint le 14 février 1972. Il repose dans le cimetière de Béthanie.

     

    Venu aux Missions Etrangères avec le désir longtemps mûri de consacrer Sa vie au ministère dans une Mission, il accepta sa destination aux Procures, non pas joyeux, ni simplement résigné, mais contant de travailler là où ses Supérieurs le voulaient. Il fit toujours ponctuellement, en y mettant tout son savoir faire et sa bonne volonté, le travail qui lui était demandé même quand, parfois, il souffrit de la situation qui lui était faite.

     

    Le Père Biotteau fut toujours un homme loyal, consciencieux, un Prêtre de devoir qui n’admettait ni pour lui-même, ni chez les autres, le laisser-aller dans le travail, la vie spirituelle ou les conversations. Il était parfois bourru dans ses réponses avec des dehors volontairement froids ; c’était au point que certains le redoutaient quelque peu et l’appelaient avec une pointe d’humour « le grand d’Angers ». En réalité, il était doué d’une grande sensibilité et ressentait profondément — sans en rien laisser paraître — les deuils ainsi que les indélicatesses et les manques d’égard à son endroit.

     

    En raison de sa charge de Procureur, il ne put bien apprendre que l’anglais. Il regrettait de ne pas savoir une autre langue et de ne pouvoir, pour ce motif, faire un-peu de ministère en paroisse. Mais sa con­naissance de l’anglais lui permit de donner retraites et conférences spirituelles aux Communautés religieuses de Hongkong. Il excellait d’ailleurs dans ce ministère et était fort apprécié : nombreux sont les témoignages sur ce point. Ainsi que l’écrit Monseigneur Lemaire : « Nombreuses furent les religieuses qui, dès ses premières années à Hongkong et jusqu’à la fin de sa vie, lui confièrent leur direction spirituelle. Les trois derniers mois de sa vie, il a été entouré de la sollicitude des Sœurs de St Paul de Chartres qu’il avait autrefois beaucoup aidées et q,ui s’en souvenaient et des Sœurs canadiennes de Notre Dame des Anges qui le considéraient avec raison comme leur Père à toutes ».

     

     

    • Numéro : 2995
    • Pays : Chine
    • Année : 1903