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Auguste BILLOUEZ (1846-1877)

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    Le 9 juin, à Tsen-y-fou, nos confrères du Kouy-tchéou avaient la douleur de perdre M. Auguste-César Billouez. Né à Maulde (diocèse de Tournai) le 10 septembre 1846, notre cher défunt était entré au séminaire des Missions-Étrangères le 28 août 1867. Il fut ordonné prêtre à Tournai le 17 octobre 1870, et parti pour sa Mission le 16 août de l’année suivante.

    Atteint d’une maladie de poitrine, M. Billouez conserva, jusqu’à la veille de sa mort, l’espoir de guérir et de continuer encore quelques années son apostolat. Mais, le 8 juin, il éprouva une crise terrible. Il comprit l’avertissement de Dieu, demanda les derniers sacrements et ne songea plus qu’à la mort. Il reçut l’extrême-onction et le saint viatique avec de grands sentiments de ferveur , répondant lui-même à toutes les prières . Jusqu’au dernier moment, la pensée de la mort ne lui enleva rien de sa gaieté, et cependant ses souffrances étaient très-vives. Enfin, après douze heures d’une pénible agonie, il rendit son âme à Dieu.

    Vous savez mieux que moi et que nous tous, écrivait à Mgr Lions M. Aubry, un des témoins de la mort de M. Billouez, vous savez ce qu’était notre bon confrère, et toutes les raisons qu’il y a d’être assuré qu’il est au ciel… Il espérait guérir, et il l’a espéré presque jusqu’à la fin ; mais l’annonce de la mort ne lui a pas fait peur, et il est tombé en bon soldat de l’armée apostolique. Nous sommes tous témoins de la vivacité  de sa foi et de la piété simple, calme, droite, avec laquelle il s’est préparé à l’éternité.

    À son arrivée au Kouy-tchéou, ajoutait M. Guichard, provicaire de la Mission, M. Billouez avait été chargé d’un petit district , dans le voisinage de la capitale, ce qui lui permettait de mettre au service de la Mission ses précieuses aptitudes pour la mécanique et pour les sciences. Ce fut lui qui dirigea la construction de l’église Saint-Joseph, puis, après l’incendie qui la réduisit en cendres, la reconstruction de ce magnifique sanctuaire… Sa mort, qui cause tant de regrets à ses confrères , n’est pas moins pleurée de tous les chrétiens qui ont pu approcher M. Billouez, pendant les quelques années qu’il a passées au milieu de nous. Tous l’estimaient et l’aimaient ; sa générosité lui avait gagné tous les cœurs.

     

     

    • Numéro : 1088
    • Pays : Chine
    • Année : 1871