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Thomas BILHÈRE (1723-1809)

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    [289]. BILHÈRE, Thomas, à qui la Société des M.-E doit d’avoir, après la Révolution, recouvré son Séminaire de la rue du Bac, naquit le 31 octobre 1723, à Saint-Loubouer (Landes). Il appartint d’abord à la Congrégation des prêtres du Mont-Valérien fondée au XVIIe siècle, approuvée en 1638 par Mgr de Gondi, en 1680 par Mgr de Harlay, archevêques de Paris, et par Louis XIV qui lui donna des Lettres patentes. En 1788, il était supérieur de cette petite Congrégation, et aumônier fort influent des religieuses du Saint-Enfant Jésus (Dames de Saint-Maur).

    Il habitait à cette époque au Séminaire des M.-E. Ce séjour fut cause de sa nomination de directeur perpétuel qui eut lieu le 9 janvier 1789, malgré les réclamations de Chaumont, Blandin, et Boiret, directeurs procureurs, qui voulaient que Descourvières, député de la mission du Siam, fût reçu avant lui ou même à sa place. Aux élections du 15 janvier 1790, il fut nommé procureur du Séminaire.

    En 1792, il se réfugia à Amiens, mais revint bientôt à Paris et mit tout en œuvre pour racheter le Séminaire des M.-E. Après bien des difficultés et des oppositions, secondé par Mlle Bochart de Saron et Mlle Peyrusse d’Escars, il y réussit le 21 mai 1798. Il travailla ensuite au rétablissement légal du Séminaire et, partant, de la Société des M.-E.­ ; il adressa un mémoire à Napoléon, fit des démarches près des ministres, du légat Caprara, de l’archevêque de Paris, du Souverain Pontife venu en France sacrer l’empereur­ ; enfin il eut la joie de ce nouveau succès. Le 23 mars 1805, un décret rétablit le Séminaire et reconnut Bilhère comme supérieur. Ce fut la grande œuvre de sa vie, et la Société des M.-E. doit lui en être à jamais reconnaissante.

    Il mourut à Paris le 9 mars 1809. Quant au lieu précis de son décès, il est probable que ce fut le Séminaire des M.-E.­ ; peut-être, cependant, fut-ce le couvent des religieuses de Saint-Thomas de Villeneuve, situé rue de Sèvres, n° 27, et démoli en 1907.

     

    Notes bio-bibliographiques.

    — Hist. de l’Inst. de Saint-Maur, pp. 201, 205, 209, 211, 227. = Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Le Sém. des M.-E. pend. la Révol., pp. 32 et suiv. — Lett. à l’év. de Langres, p. 487.

     

    • Numéro : 289
    • Pays : France
    • Année : None