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Jean BEAULIEU (1870-1946)

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    [2069]  BEAULIEU Jean-Louis, Michel, est né le 14 février 1870 à St Georges de Chesne, au diocèse de Rennes (Ille et Vil.). Entré minoré au Séminaire des Missions Étrangères le 17 septembre 1891, il fut ordonné prêtre le 2 juillet 1893 et partit le 13 septembre suivant pour la Mandchourie. Lors de la division de cette mission en 1898, il fut affecté à la Mandchourie méridionale.

     

    Le grand mérite du Père Beaulieu aura été de travailler à l'oeuvre de la formation du clergé chinois. Il fut du reste le prédicateur attitré, peut-on dire, du clergé et des communautés religieuses de la mission et des missions avoisinantes, soit en Mandchourie, soit en Corée. C'est dans cet ordre d'idées, qu'en 1910, il fit paraître en chinois "Chên p'in ts'i ki", sc : "Traité des Saints Ordres" (in-12, p. 196, Nazareth, HKG) et en 1928, "Chên ou tchen koui", i.e "Le Combat spirituel", en langue mandarine (in-12 p.428, item).

     

    En réalité, le Père Beaulieu a consacré 42 ans à l'instruction et à la formation du clergé. À son arrivée en mission en 1893, le Séminaire (grand et petit) se trouvait encore à Shaling. Il y fut nommé professeur. Il quitta cette fonction pendant quatre ans pour exercer le ministère en district et prendre ainsi contact direct avec le peuple. Après la guerre des Boxers, il reprit sa place au Séminaire. En 1905, celui-ci fut transféré à Moukden. Le Père Beaulieu l'y suivit et y resta sans interruption jusqu'en 1936. En cette année, les grands séminaristes de Moukden ayant été groupés avec ceux de Kirin, à Kirin même, le Père Beaulieu les suivit et enseigna la théologie à Kirin jusqu'en décembre 1939. En janvier 1940, il prêcha encore la retraite d'ordination de cinq diacres. En cette année 1940, il pouvait compter 38 de ses élèves arrivés au sacerdoce.

     

    En 1944, 25 confrères réunis à Moukden pour la retraite annuelle furent heureux de fêter les noces d'or du Père Beaulieu, qui jamais ne revit le pays natal. En 1945, il remplaça le Père Sage comme provicaire. Le 1er décembre 1946, il mourut à Moukden, ayant pris entre temps toute sa part des épreuves occasionnées par la guerre des Boxers, la guerre russo-japonaise, la guerre sino-japonaise et ses suites en connexion avec la deuxième guerre mondiale, mais ayant toujours retenu et vécu la parole du Divin Maître "Ignem veni mittere in terram" (Luc.XII.49).

     

     

     

    Références biographiques

     

    AME 1893 p. 2. 1902 p. 12. 15. 1910 p. 170. 177. 179. 180. 1922 p. 183.

    CR 1893 p. 267. 1897 p. 19. 1898 p. 12. 1899 p. 75. 1900 p. 65. 370. 372. 1902 p. 83. 1909 p. 58. 65. 67. 69. 1910 p. 64. 66. 1912 p. 75. 1916 p. 55. 1917 p. 36. 1921 p. 38. 1923 p. 45. 182. 195. 199. 1938 p. 40. 1947 p. 3. 4. 369.

    BME 1922 p. 25. 628. 1923 p. 253. 642. 1924 p. 176. 1926 p. 441. 1928 p. 687. 1930 p. 109. 482. 730. 804. 1931 p. 512. 1933 photo p. 727. 1934 p. 488. 1936 p. 654. 1938 p. 460. 680. 1939 p. 190. 409. 487. 638. 1940 p. 111. 262. 263. photo p. 118. 1947 p. 369. 1948 p. 8. 1950 p. 190.

    ECM 1944 p. 25. 1945 p. 251.

    EC1 N°  450.

     

    • Numéro : 2069
    • Pays : Chine
    • Année : 1893