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Émile BEAUDEVIN (1897-1976)

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    Enfance et jeunesse

     

    Emile BEAUDEVIN naquit à Hadol, petit village des Vosges, le 5 février 1897, dans une famille d’agriculteurs. « Son père robuste et doué pour la construction de toutes les fermes d’artisanat et rural, avait une ferme prospère intelligemment exploitée. Durant toutes ses vacances de séminariste, Emile Beaudevin mettait la main aux outils et aux machines », nous dit un de ses cousins. — Il fit ses études primaires à Hadol, puis ses études secondaires à Rambervillers et à Mattaincourt. Après quoi il entra au grand séminaire de St-Dié pour y commencer sa préparation au sacerdoce. Mais ses études ecclésiastiques allaient être interrompues par la guerre. C’est en 1916 qu’il fut mobilisé et il termina la guerre comme lieutenant d’artillerie. Il parlait souvent de ses années de guerre et il en avait conservé un certain esprit un peu « cocardier ».

     

    Une fois démobilisé, Emile Beaudevin reprit sans hésitation le chemin du grand séminaire. Ce ne fut pas pour longtemps, car il pensait à orienter sa vie sacerdotale vers l’apostolat en mission.

     

     

    Aux Missions Etrangères

     

    Il fit donc sa demande pour entrer aux Missions Etrangères. Il arriva au séminaire de la rue du Bac le 14 septembre 1920. Il avait déjà accompli une bonne partie de ses études et reçu les premiers ordres mineurs. Aussi est-ce au bout de deux ans qu’il fut ordonné prêtre, le 23 décembre 1922. Peu de temps après, le Supérieur général lui donna sa destination pour le service des Procures (Hongkong).

     

    Cette destination ne correspondait pas sans doute à ce qu’avait rêvé le jeune Père Beaudevin. Quoi qu’il en soit, l’expérience ne fut pas très heureuse pour lui dans le service des Procures. C’est pourquoi il fut affecté, en 1926, à la mission de Taegu (Taikou) en Corée, dirigée alors par Mgr Demange. Il y arriva le 6 octobre 1926.

     

     

    En Corée

     

    Cette nouvelle affectation correspondait mieux à ses aspirations. Mais il lui fallait d’abord  « forger » l’instrument indispensable pour tout apostolat. Il se mit donc à l’étude de la langue coréenne en 1926-1927. Disons tout de suite qu’il n’arriva jamais à la parler de façon bien courante ; ce fut certainement un handicap pour son ministère.

     

    En 1927, malgré une connaissance encore rudimentaire du coréen, il fut mis en charge du nouveau district de Eunyang. Il avait pour voisin le P. Deslandes, le futur fondateur de l’Œuvre de la Bonne Mère et de la Congrégation des « Servantes du Sacré-Cœur » à Pohang. Pendant plus de dix ans, le P. Beaudevin se dépensa sans compter dans ce district. C’est pendant cette période qu’il construisit l’église de Eunyang.

     

    Mgr Demange, décédé le 9 février 1938, fut remplacé par Mgr Mousset qui jusque-là exerçait les fonctions de procureur de la mission. Il fallait par conséquent nommer un autre titulaire à cette charge. C’est le P. Beaudevin qui fut choisi. Il quitta donc Eunyang pour venir s’installer à Taegu. C’était en 1939. En plus de ses fonctions de procureur, le P. Beaudevin donnait aussi quelques cours au grand séminaire.

     

    A cette époque tout était encore calme en Corée. Les Japonais qui occupaient le pays depuis 1910 ne manifestaient aucune animosité particulière à l’égard des missionnaires étrangers. Mais leur attitude allait changer après leur déclaration de guerre à l’Amérique, en fin d’année 1941. Pour eux, tout étranger était alors plus ou moins regardé comme espion et agent des Américains. Aussi les tracasseries et vexations se faisaient-elles de plus en plus agaçantes. Le P. Beaudevin et les autres missionnaires gardent un mauvais souvenir de cette période.

     

    Jusqu’alors tous les évêques de Corée étaient des étrangers. C’était une situation délicate pour eux et même dangereuse pour l’Eglise en Corée. D’un moment à l’autre, ils pouvaient être éliminés par les Japonais, maîtres du pays. A Séoul, Mgr Larribeau se rendit bien compte du danger. C’est pourquoi il fit nommer un Vicaire apostolique coréen, Mgr Rô. Les Japonais en furent surpris, c’est le moins qu’on puisse dire ! Aussi pour ne pas être pris de court une autre fois, ils imposèrent un évêque japonais à Taegu ; ce fut Mgr Hayasaka. Son épiscopat ne dura que jusqu’à la défaite japonaise, en août 1945. Pendant cette période, les Pères des Missions Etrangères et les prêtres coréens continuèrent leur apostolat, mais sans enthousiasme. L’évêque lui-même n’était pas à son aise. Tout se trouvait en porte-à-faux ; Mgr Hayasaka mourut presque subitement à la fin de la guerre ; le Père Tjon fut nommé administrateur apostolique de Taegu. Ainsi prit fin une situation pénible pour tout le monde.

     

    L’expérience prouve que si l’on opère des divisions pour ériger de nouvelles circonscriptions ecclésiastiques, l’évangélisation progresse. C’est ce qui eut lieu en Corée à cette époque. Depuis la nomination de Mgr Rô à Séoul, Mgr Larribeau n’avait plus a occupation bien déterminée. C’est pourquoi le Saint-Siège envisagea l’érection d’un nouveau vicariat apostolique dans la province de Chung-Nam avec comme centre Taejon. C’est dans cette province qu’avaient œuvré les premiers missionnaires : Mgr Imbert, les PP. Maubant et Chastan. C’est dans cette province qu’ils furent arrêtés pour être jugés et conduits au martyre à Séoul. Presque tous les missionnaires des Missions Etrangères des vicariats apostoliques de Séoul et de Taegu furent regroupés dans cette province sous la direction de Mgr Larribeau nommé Administrateur apostolique en 1948. Cette situation devait durer 10 ans, car ce ne fut qu’en 1958 que fut érigé canoniquement le Vicariat apostolique de Taejon. Cependant, dès 1948, Mgr Larribeau avait nommé le P. Beaudevin pro-administrateur et en même temps l’avait chargé du grand district de Yesan.

     

    Pendant l’absence de Mgr Larribeau venu en France pour participer à l’Assemblée générale de la Société des Missions Etrangères, le P. Beau-devin s’installa à « l’évêché » de Taejon pour diriger le « diocèse ». C’est alors que se produisirent des événements dramatiques. Le 25 juin 1950, les troupes communistes de la Corée du Nord envahirent la Corée du Sud. Sur tous ces événements voici un passage des notes du P. Singer qui a vécu cette période troublée : « Le P. Beaudevin envoya une circulaire à tous les missionnaires nous annonçant la chose.., et nous donnant des pouvoirs extraordinaires. Que chacun reste à son poste. Nous sommes entre les mains de Dieu, nous disait-il. Mais l’avance des communistes fut si rapide qu’il n’eut pas le temps d’envoyer une deuxième circulaire pour donner d’autres consignes ». Aussi le bilan des pertes fut-il lourd parmi les missionnaires restés à leur poste. Douze d’entre eux furent mis à mort ou disparurent ; seul le P. Coyos, après plusieurs mois de captivité en Corée du Nord, eut la vie sauve. Le P. Beaudevin voyant le danger et quelques Pères avertis à temps purent se réfugier à Pusan ; ils logèrent chez les Sœurs de Maryknoll en compagnie des Pères de St-Colomban. Cette situation dura jusqu’au mois d’octobre. Le général MacArthur refoula les communistes vers le Nord et les Pères regagnèrent Taejon. L’évêché était occupé par les soldats américains. Mais le P. Beaudevin sut faire valoir ses droits. Après quelques jours de repos, chacun regagna son poste pour s’occuper des chrétiens et de ceux des paroisses voisines qui n’avaient plus de titulaires, car ils avaient disparu dans la tourmente.

     

    Ce ne fut qu’un court répit. Trois mois plus tard, c’étaient les « Volontaires » chinois qui venaient à la rescousse pour aider les Nordistes coréens. Cette fois le P. Beaudevin ne tergiversa pas. Il convoqua tous les missionnaires et le 6 janvier 1951 nous repartions pour Pusan. Les Chinois repoussés, on put enfin remonter vers Taejon et rentrer dans nos postes pour la semaine sainte » — Et le P. Singer ajoute : « Il faut avouer que, pour le P. Beaudevin, ce fut une période extrêmement pénible et difficile, d’autant plus que la correspondance avec Mgr Larribeau était impossible. Il y gagna beaucoup de mérites. h se comporta en « bon capitaine » en assurant au milieu de difficultés inouïes le « sauvetage » des Pères âgés et, au point de vue matériel, en mettant à l’abri le plus de choses possibles ».

     

    A la fin de la guerre de Corée, Mgr Larribeau revint et reprit la direction du « diocèse ». Quant au P. Beaudevin, il regagna Yesan. Pendant près de 15 ans, il exerça un apostolat intense aussi bien au point de vue matériel que spirituel. Les « martyrs » de la guerre de Corée, tant français que coréens, allaient obtenir du Seigneur de nombreuses conversions. Pendant plus de 10 années, le P. Beaudevin eut la joie d’administrer chaque année plusieurs centaines de baptêmes de catéchumènes bien préparés.

     

    Afin de permettre aux chrétiens de se réunir le dimanche, le P. Beaudevin construisit dans son district de nombreuses chapelles. De même il édifia une maison pour les religieuses qu’il avait fait venir à Yesan pour l’instruction et la formation chrétienne des catéchumènes et des enfants. Il faut noter à propos de toutes ces constructions que c’est en partie grâce aux dons des Américains que le P. Beaudevin put les réaliser, mais en partie seulement car, au témoignage des confrères, le P. Beaudevin économisait sou par sou pour doter ses chrétientés de lieux de culte, à tel point même qu’on l’accusait d’avarice !

     

    Si le P. Beaudevin fut un grand « bâtisseur », il aidait aussi les autres de ses conseils et de ses deniers. C’est ainsi qu’il collabora activement avec le P. Jules Bermond à la construction de la grande église de Kang-Kyeng. Il dessinait volontiers des plans pour les confrères et il n’était pas content si quelqu’un bâtissait une église sans lui demander conseil. Il était alors porté à trouver toutes sortes de défauts à l’œuvre réalisée. C’est qu’il se référait à des normes selon lui intangibles dont il n’admettait pratiquement pas qu’on puisse s’écarter ! Toutes les constructions réalisées par le P. Beaudevin sont un peu à son image : c’est solide.., et massif !

     

    En 1962 Mgr Larribeau vint à Rome pour le Concile. Il donna alors sa démission qui fut acceptée par le Saint-Père au mois de mars 1963. Le Père Beaudevin fut officiellement nommé Administrateur apostolique, chargé de gérer les affaires du vicariat apostolique et de préparer la nomination du nouvel évêque. Il ne quitta pas pour autant sa paroisse de Yesan ; il venait de temps en temps à Taejon. Pour les affaires courantes, il laissait agir le P. Dupont qui se préparait ainsi, sans le savoir, à son futur rôle d’évêque d’Andong. — Pour diverses raisons les choses traînèrent un peu en longueur et il fallut attendre le 22 mars 1965 pour que le diocèse de Taejon ait son nouveau pasteur en la personne de Mgr Pierre Hoang.

     

    Le P. Beaudevin, âgé alors de 68 ans, songeait à se retirer à Yesan même. Il n’aurait pas de responsabilités mais pourrait rendre de grands services, surtout pour entendre les confessions. Ce projet ne se réalisa pas. En effet, à Sapkyo, petite ville de 10 000 habitants, un chrétien fortuné venait de construire de ses propres deniers une petite église pour remplacer la chapelle érigée autrefois par le P. Beaudevin. Et cette chrétienté réclamait un curé ! C’est alors que Mgr Hoang demanda au Père Beaudevin de prendre en charge cette nouvelle paroisse. Il accepta et se mit tout de suite au travail avec une ardeur toute juvénile. Puisque l’église était construite, il entreprit sans plus tarder la construction d’un presbytère « selon ses principes ». La maladie de la pierre ou de la brique le « travaillait » toujours! De plus, grâce à des dons venus d’Allemagne, il put mener à bien la construction de deux nouvelles chapelles. Ce qui sous-entend qu’il eut encore la joie d’administrer un bon nombre de baptêmes pour constituer ces deux chrétientés.

     

    Depuis 1970, le jeune Père Plassier lui avait été adjoint comme vicaire. Les années s’écoulaient.., et le 5 février 1972, le jour de ses 75 ans, le P. Beaudevin donna sa démission et se retira sur place à Sapkyo, laissant la charge de la paroisse au P. Plassier. — En 1973, il fêta son jubilé d’or sacerdotal. Ce fut une grande liesse et les paroissiens de Yesan ainsi que ceux de Sapkyo marquèrent chaleureusement leur attachement et leur reconnaissance à leur ancien curé.

     

    Les chrétiens de Sapkyo auraient bien voulu garder le P. Beaudevin chez eux. Mais il sentit qu’il valait mieux s’éloigner plutôt que de courir le risque de gêner plus ou moins son successeur. Aussi demanda-t-il l’autorisation de regagner la France où il arriva le 9 mai 1973. Après un petit séjour dans les Vosges, il se retira à Lauris où il passa ses dernières années. Il mourut subitement le 13 juillet 1976 après avoir passé sa dernière journée avec le P. Blanc, son ancien vicaire, et eu ainsi la joie de parler longue­ment de la Corée. En ces jours-là, son cousin, l’abbé Besson, curé de St-Amé, dans les Vosges, se trouvait de passage à Lauris. Il était enfant de chœur lorsque le P. Beaudevin célébra sa première messe dans sa paroisse natale. C’est lui qui présida la messe concélébrée des funérailles. Le P. Blanc représentait la Corée. Dans son homélie, il rappela la fidélité du P. Beaudevin à sa vocation missionnaire pendant plus de 50 ans d’apostolat en Corée. Le P. Beaudevin repose maintenant dans le caveau des Pères des Missions Etrangères à Lauris.

     

     

    L’Homme — Le Missionnaire

     

    S’il est facile d’évoquer les principales étapes de la vie d’un homme, il est plus difficile de « camper » l’homme, car la personnalité d’un chacun est complexe.

     

    Un confrère qui l’a bien connu en trace le portrait suivant en soulignant sa simplicité, sa fidélité et son optimisme.

     

    « Ce qui frappait d’abord chez le P. Beaudevin, c’était sa simplicité : simplicité avec Dieu, simplicité avec lui-même, simplicité avec les autres.

     

    Simplicité avec Dieu : après s’être donné à Dieu et aux missions, le P. Beaudevin a poursuivi sa route sans regarder en arrière. La guerre terminée, il reprend le chemin du séminaire sans se poser à nouveau le problème de sa vocation : il l’avait résolu une fois pour toutes. Simplicité aussi et régularité dans sa vie de prière; toute sa vie, dans toute la mesure possible, il est resté fidèle aux actes de prière ; qu’il accomplissait au séminaire. La veille de sa mort à Lauris, alors que je venais à peine d’arriver et qu’il était si heureux de parler de la Corée, il me dit vers 18 h 40 : « Il faut aller à la prière ; habituellement j’y vais plus tôt ».

     

    Simplicité avec lui-même : il ne perdait pas de temps à s’analyser. Dès que sa décision était prise, il allait son chemin comme naturellement, comme s’il n’avait pas rencontré de difficultés.

     

    Simplicité avec les autres : il était d’une simplicité qui parfois même touchait à la naïveté. Il disait les choses telles qu’il les pensait. Ses appréciations étaient parfois trop rapides, un peu dures et manquaient de nuances. Il restait aussi sous la première impression et avait du mal à rectifier ses jugements. Comme conséquence de sa simplicité, il ne comprenait pas que ce qui l’intéressait personnellement ne pût intéresser les autres. Il avait une certaine tendance à penser que tout le monde devait voir les choses comme lui, mettant toutefois la discipline au-dessus de tout, même au-dessus de son point de vue personnel. »

     

     

    Fidélité

     

    Le même confrère note aussi sa fidélité. « Fidélité à sa vocation jusqu’au bout et fidélité à son devoir d’état, aux devoirs de son ministère. Pour lui, l’essentiel était l’instruction des catéchumènes et des chrétiens, avec l’administration des sacrements. Dans ce but, il était fidèle à garder la résidence et toutes ses lectures avaient pour but de l’aider à mieux enseigner et à mieux célébrer les sacrements plutôt qu’à trouver de nouvelles méthodes d’apostolat. Le P. Beaudevin était spécialement attentif aux malades. Même âgé de plus de 70 ans, il n’hésitait jamais à partir à bicyclette pour des dizaines de kilomètres, sur des chemins impraticables, afin d’assurer à un malade grave le bienfait spirituel des sacrements. De même, il était toujours prêt à donner le sacrement de pénitence.

     

    Le P. Beaudevin avait 60 ans au moment de l’ouverture du Concile Vatican II. Il en a suivi attentivement le déroulement et plus encore en a fidèlement adopté les décisions, notamment au point de vue liturgique. Et pourtant il lui en a coûté d’abandonner la langue latine qu’il aimait beaucoup, et qu’il parlait bien, pour se mettre à présider les cérémonies en coréen, langue qu’il parlait avec une certaine difficulté.

     

    Si le P. Beaudevin était traditionnel dans sa fidélité, il restait, grâce à ses lectures, d’un esprit très ouvert. S’il ne s’est pas lancé lui-même dans de nouvelles formes d’apostolat, il donnait toute liberté à ses collaborateurs, prêtres, religieuses et laïcs. Il savait les soutenir et les féliciter chaleureusement pour leurs succès.

     

    Un dernier aspect de la fidélité du P. Beaudevin fut son souci de « construire l’Eglise » : l’église, corps mystique du Christ, en administrant de nombreux baptêmes, l’église « matérielle » en construisant nombre d’églises et de chapelles. Pour cela il recourait à des bienfaiteurs, mais il menait aussi une vie marquée par la plus stricte économie... »

     

     

    Optimisme

     

    Le dernier trait remarqué par son ancien vicaire est l’optimisme. « Ce qui en troisième lieu m’a frappé, c’était son optimisme. Il était optimiste comme naturellement ; il aimait voir le beau côté des choses ; il était heureux d’adresser des félicitations à ses chrétiens. Et plutôt que de les blâmer, il préférait se taire. Ses chrétiens savaient tout cela et je crois que c’est son optimisme qui rendait le P. Beaudevin si attachant à ses chrétiens et si attachant aux prêtres coréens originaires des paroisses où il a œuvré. Tous ceux — prêtres ou chrétiens — qui ont su que je devais prendre un congé en France m’ont demandé d’aller saluer le P. Beaudevin de leur part ». Tel est le témoignage de son ancien vicaire. Un autre con­frère de Corée écrit dans le même sens : « Le P. Beaudevin eut de nombreux vicaires français et coréens. Aucun ne se plaignit de lui. Et cependant il était bien sévère, car pour un rien, il brandissait le Droit canon ».

     

     

    • Numéro : 3231
    • Pays : Corée
    • Année : 1923