Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Jean-Claude BARRIÈRE (1871-1946)

Add this

    Né à Sauxillanges (Puy-de-Dôme) le 17 septembre 1871, M. Barrière reçut la prêtrise le 28 juin 1896 et partit le 29 juillet suivant pour le Kouangsi. Nous manquons de renseignements sur sa famille et sur sa jeunesse.

     

    À son arrivée en Chine avec son compagnon, M. Mazel, qui devait être massacré quelques mois plus tard à Loli le 1er avril 1897, il resta auprès de son évêque, Mgr Chouzy, qui résidait alors à Kweihsien, puis il fut chargé d’organiser dans la jeune Mission, un petit séminaire encore inexistant, tout en apprenant la langue hakka. Il réussit parfaitement dans cette tâche ; mais sa santé ne répondait pas à sa bonne volonté ; aussi, en 1901, devait-il rentrer en France pour se soigner.

     

    Après quelques mois passés dans sa famille, il fit d’abord un séjour au sanatorium de Montbeton, puis à cause de la persécution religieuse, le séminaire de Paris préparant un refuge au Luxembourg, il fut l’un des missionnaires envoyés là-bas pour garder la maison en attendant l’arrivée de nos aspirants. Effectivement elle ne fut pas occupée. M. Barrière allait beaucoup mieux quand Mgr Lavest revint en France quêter pour sa Mission ; il repartit avec lui en avril 1908.

     

    À peine arrivé à Nanning, notre confrère fut chargé de la procure et en même temps de la paroisse de la cathédrale : travail absorbant en procure, car alors il n’y avait pas sur place de quoi subvenir aux besoins des missionnaires ; il fallait trouver ailleurs. Le ministère était presque nul en ville de Nanning où la Mission n’était pas assez en vue pour attirer l’attention des autorités et des commerçants peu portés à s’inquiéter du salut de leur âme. M. Barrière s’occupa spécialement des religieuses de Saint-Paul de Chartres et de l’organisation de la Société chinoise des « Vierges de la Sainte-Famille » pendant cinq ans. En 1913, Mgr Ducœur, succédant à Mgr Chouzy, nomma M. Costenoble pro-préfet apostolique et procureur de la Mission, et M. Barrière remplaça M. Costenoble, à Longtchéou. Dans ce poste les conversions ont toujours été très difficiles à cause de la proximité du Tonkin où la piraterie et la contrebande opéraient en grand, en outre des races diverses étaient mélangées aux Chinois. Là M. Barrière ne réussit pas mieux que son prédécesseur ; mais il eut à assurer la liaison entre le Consulat français et la Mission, tâche quelquefois délicate dont il s’acquitta fort bien.

     

    En 1930, les communistes pillèrent et incendièrent la maison du missionnaire, puis emmenèrent en captivité tout le personnel de la mission. M. Maillot récemment arrivé subit le même sort, mais ce fut le salut. Il s’engagea à payer la rançon exigée par les pirates et fut dece fait envoyé à Hanoï pour se procurer la somme d’argent nécessaire. Mais quand il fut relâché, M. Barrière était excessivement fatigué et dut aller à Hongkong pour se reposer en attendant son retour en France en février 1933. Désormais il aura une vie pénible, souffrant de rhumatismes et marchant difficilement à l’aide d’une canne. Ne voulant pas cependant resterinactif, il accepta l’emploi d’aumônier de l’hôpital civil de Châtillon-sur-Indre, où, soigné par les dévouées religieuses de l’établissement, il rendit encore les services dont il était capable

     

    En 1945, la maladie fit de rapides progrès et le 11 mars 1946, notre confrère rendit son âme à Dieu. Il repose maintenant dans le petit cimetière de cette localité ; loin des siens, loin de ses confrères du Kouangsi, mais ni les uns ni les autres ne l’oublieront devant Dieu.

     

     

    • Numéro : 2227
    • Pays : Chine
    • Année : 1896