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Auguste BARREAU (1910-1987)

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    Enfance et jeunesse

    Auguste Barreau naquit à Bourgneuf-en-Mauges, diocèse d’Angers, le 13 août 1910. Il était le second enfant d’une famille qui devait en compter trois : une sœur aînée, puis une sœur cadette. C’est vers l’âge de sept ans qu’il fit part à sa maman de son désir d’être prêtre. Souvent il allait prier au calvaire, non loin de la maison.

     

    En 1918, un deuil cruel éprouva la famille, car le père fut tué à la guerre, en cette année-là.

     

    Vers l’âge de 11 ans, ses études primaires terminées à Bourgneuf, il entra au petit séminaire diocésain, à Beaupréau, où il fit toutes ses études secondaires. Après quoi, poursuivant son désir d’être prêtre, il entra au grand séminaire d’Angers. Mais un autre désir grandissait aussi dans son cœur : il voulait être missionnaire.

     

    En 1930, après avoir reçu les ordres mineurs, il fit sa demande d’entrée aux Missions Étrangères, le 3 mai ; admis le 10 mai sur recommandation du supérieur du grand séminaire d’Angers, il entra au séminaire de la Rue du Bac, le 12 septembre 1930, pour y poursuivre ses études de façon régulière, avec une année de service militaire du mois d’octobre 1931 au mois d’octobre 1932. Ordonné prêtre le 1er juillet 1934, il reçut sa destination pour la Mission de Pakhoi, dans le sud de la Chine. Le 16 septembre, il partait avec vingt-cinq compagnons, jeunes missionnaires affectés comme lui aux diverses missions confiées alors aux Missions Étrangères.

     

     

    En mission

     

    Dès son arrivée en mission, le P. Barreau est envoyé dans le district de la Sainte-Trinité qui se trouve dans la presqu’île de Lui-Chow. Cette région est habitée surtout par les Lai. Cette ethnie, fort intéressante, assez différente des vrais Cantonais, parle aussi une langue sensiblement différente. Les Lai sont, en général, d’un caractère doux, affable. C’est pourquoi beaucoup de missionnaires désiraient être affectés dans cette partie de la mission, voisine de l’île de Hainan. Le P. Barreau va rester dans ce district, de 1934 à 1940 pour l’étude de la langue et sa formation sous la direction du P. Jégo. C’est un district bien équipé avec un village fortifié qui semble imprenable par les bandits qui ne cessent de rôder dans toute la presqu’île. Ce district compte 56 « stations », c’est-à-dire chrétientés ; c’est dire que le travail ne manque pas pour visiter toutes ces communautés et s’occuper des chrétiens et des catéchumènes. Heureusement les Pères sont aidés par des catéchistes qui vivent sur place et sont les animateurs de la vie chrétienne et les auxiliaires dévoués des missionnaires.

     

    En 1937, tout en restant vicaire du P. Jégo, le P. Barreau est chargé de mettre sur pied un nouveau district entre Topi et la Sainte-Trinité. Ce nouveau district, une fois érigé, diminuera le travail apostolique pour ceux de la Sainte-Trinité.

     

    En 1938, le P. Barreau est envoyé à Lui-Chow pour remplacer le P. Zimmermann. En fait, il réside à Pok-ké, car la résidence de Lui-Chow a été complètement dévastée. Il va rester dans ce poste de Lui-Chow jusqu’en 1945. Cependant un accroc de santé l’oblige, en 1941, à se soigner et à aller se reposer à Fort-Bayard, durant les mois de septembre-octobre.

     

    En 1945, il est affecté au poste de Lim-Kong, où l’on parle surtout cantonais. Il se met à l’étude de cette langue assez différente du lai. En peu de temps, il est à même d’exercer son apostolat. Le P. Pinsel, arrivé en juillet 1946, lui est adjoint pour l’étude de la langue et pour s’initier au ministère. Dans ce secteur, ce n’est pas non plus la tranquillité parfaite, loin de là. Dans la nuit du 17 au 18 décembre 1947, les deux Pères sont arrêtés par une bande de maquisards communistes et emmenés à plusieurs centaines de kilomètres. La Mission est en partie pillée. Le P. Pinsel est libéré et envoyé à Pakhoi pour réclamer une rançon de 200 millions de dollars chinois ! Naturellement il n’est pas question de payer une pareille somme, et cela pour plusieurs raisons, notamment parce que la mission ne dispose pas d’une somme aussi importante ; de plus il ne faut pas créer un précédent qui serait dangereux pour l’avenir. Des tractations s’engagent et le 17 février 1948, le P. Barreau est remis en liberté.. Il se rend à Pakhoi, demande à changer de poste et à retourner à la Sainte-Trinité. Le P. Cotto qui dirige la Mission de Pakhoi accède à son désir, nomme donc le P. Barreau à la Sainte-Trinité et confie le poste de Lim-Kong au P. Elhorga. Il était préférable en effet que les Pères Pinsel et Barreau ne restent pas à Lim-Kong. Tous les deux y avaient fait du bon travail : ils avaient une école que de nombreux élèves fréquentaient avec assiduité. Le dispensaire du P. Barreau était très bien équipé. L’école, aussi bien que le dispensaire, étaient des moyens efficaces pour entrer en relation avec la population et prendre contact avec les non-chrétiens. Sans être détruit par les maquisards communistes, le poste de Lim-Kong avait cependant été endommagé.

     

    Au mois d’avril 1948, à la suite de cette aventure à Lim-Kong, le P. Barreau et le P. Elhorga se mirent en route pour regagner leurs postes respectifs. Le P. Barreau jouait vraiment de malheur. Au moment de s’embarquer, les douaniers visitèrent les bagages et les portefeuilles des deux Pères. Pour le P. Elhorga, pas d’histoire. Mais pour le P. Barreau, il en fut autrement. Il emportait une somme assez importante, en dollars US, pour réparer le poste de la Sainte-Trinité. De ce fait, il était en faute. En tout cas, les douaniers subtilisèrent purement et simplement cette somme ! De plus, une tempête retarda le départ des voyageurs, tant et si bien que ce ne fut qu’au bout d’une semaine qu’ils arrivèrent chez le P. Lebas qui les accueillit à bras ouverts à Fort-Bayard. Mais ils n’étaient pas au bout de leur voyage : le P. Elhorga devait aller à Lim-Kong pour prendre possession de son poste, et le P. Barreau à la Sainte-Trinité en repassant par Lim-Kong pour y prendre ses bagages. Après beaucoup de recherches et de patience, ils réussirent à trouver un vieux car, plus ou moins poussif, qui s’en allait à Lim-Kong. Les voilà embarqués tous les deux avec une foule d’autres voyageurs. Quiconque a voyagé dans ce genre de car, soit en Chine, soit au Vietnam, se rend compte de l’inconfort de pareils véhicules. En cours de route, à environ trente kilomètres de Lim-Kong, alerte : une bande de maquisards est signalée dans les environs. Donc on stoppe, et les deux Pères passent la nuit dans une auberge chinoise dont chacun connaît l’agrément. Le lendemain matin, le car reprend la route et conduit nos deux voyageurs à destination sans autre ennui. À Lim-Kong, ce fut une grande joie de revoir le P. Barreau : visites sans discontinuer pendant deux ou trois jours, le tout couronné par un banquet à la chinoise, largement arrosé. Au beau milieu du banquet arrive le préfet de la ville venu faire ses adieux au P. Barreau. Dès le lendemain, le P. Barreau reprit le chemin de Fort-Bayard, puis quelques jours plus tard se mit en route vers son nouveau poste, la Sainte-Trinité.

     

     

    À la Sainte-Trinité

     

    Mais ce n’était plus le beau poste que le P. Barreau avait connu lors de son arrivée en mission. Les communistes étaient passés par là. Tout était dévasté. Le P. Barreau réussit à aménager un local dans ce qui avait été une écurie. Il ne restait de l’église que les quatre murs et un bout de toit. Le dimanche, le P. Barreau disait la messe dans ces ruines quand il faisait beau temps. Pour la messe de minuit, à Noël, les chrétiens purent voir les étoiles : ce qui leur rappelait l’étoile de Bethléem ! Tout était à refaire. Le P. Barreau serait arrivé au bout de cette tâche avec le temps. Mais un autre malheur s’abattit sur la contrée : l’arrivée non plus des maquisards pillards, mais celle des armées de Mao Tse Tong. Comme partout ailleurs, tout alla bien au début, mais peu à peu, l’espace vital du P. Barreau se restreignit, sans compter les multiples tracasseries qu’il eut à subir. Il réussit malgré tout à se maintenir dans son poste jusqu’en 1953. Il fut expulsé le 9 septembre 1953 et forcé à gagner Hongkong. Sa vie missionnaire en Chine était terminée.

     

     

    En France

     

    Arrivé en France, le 18 novembre 1953, il prit dans sa famille les mois de repos qui lui étaient bien nécessaires, après tous les moments pénibles qu’il avait vécus.

     

    Madagascar

    C’est au mois de janvier 1954 que le P. Barreau fut affecté à Madagascar.

     

    Il faut ouvrir ici une parenthèse pour comprendre la suite des événements. Mgr Lebreton, montfortain, avait demandé des missionnaires des Missions Étrangères pour s’occuper des Chinois de la grande île. La Société répondit à cette demande et le P. Cotto, ancien administrateur de Pakhoi, fut envoyé à Tamatave. Il débarqua le 7 août 1953. Son plan, pour avoir du personnel, était de faire appel, avec l’accord des supérieurs de Société, à tous les anciens de Pakhoi expulsés de leur mission. C’est pourquoi le P. Barreau avait été affecté à Madagascar, en janvier 1954. Mais, de fait, il ne partit que le 4 mars 1955. Le P. Elhorga l’avait devancé de quelques mois, car il était parti le 3 septembre 1954.

     

    Le plan du P. Cotto était le suivant : établir un Centre catholique chinois à Tamatave, avec école et catéchuménat, puis détacher un ou deux Pères itinérants à travers toute l’île pour contacter les Chinois, spécialement dans les villes, et s’en occuper. De fait, le plan se réalisa : d’abord le Centre catholique chinois qui débuta modestement et alla se développant au cours des années, et simultanément deux Pères itinérants à travers toute l’île, dont un prêtre chinois de Pakhoi. Tout cela se mit en place peu à peu.

     

    Le P. Barreau partit pour Tamatave le 4 mars 1955. L’école chinoise fonctionnait déjà et était bien fréquentée. Le P. Barreau, dès son arrivée, est nommé directeur de l’école et professeur de français. À cela il joint une certaine activité pastorale auprès des fidèles français de la ville.

     

    Cependant il souffre de la solitude, car son travail ne lui laisse guère de loisirs pour des contacts extérieurs. Il souffre aussi de l’incompréhension de certains missionnaires un peu jaloux de ce que les Chinois sont mieux traités que les Malgaches ou les Créoles. Dès le mois de juin 1955, il écrit à un confrère : « Hélas !, il y a encore beaucoup à faire pour que les missionnaires du coin et même certains évêques comprennent notre œuvre ! »

     

    À peu près à la même époque, il entre en contact avec le P. Lebas, lui aussi ancien de Pakhoi, qui accepte de venir, au moins temporairement, à Tamatave. De fait, le P. Lebas passa un peu plus d’une année à Tamatave, du mois de septembre 1955 au mois d’octobre 1956.

     

    Dans le cadre de ses fonctions, le P. Barreau participe de façon régulière à des réunions à l’échelon diocésain et même interdiocésain de directeurs d’écoles libres à Madagascar. Certains évêques voudraient que l’on établisse un centre catholique chinois dans chaque diocèse. Évidemment c’est impossible, car il faudrait pour cela des renforts importants et compétents.

     

    Le P. Barreau tombe malade et est obligé de rentrer en France, le 22 octobre 1957, pour se soigner. Ce n’est que le 23 juin 1960 qu’il peut regagner Tamatave et reprendre son travail au centre. Pendant son absence, le Centre a continué ses activités et au mois de mai 1961, 73 candidats sont prêts pour passer le certificat d’études primaires. Le succès de l’école l’a placée au premier rang des écoles de la ville, tant pour les activités purement scolaires que pour les activités sportives.

     

    En 1962, étant donné le développement du centre, des agrandissements sont indispensables et, de fait, ils sont réalisés. Le 25 mai 1963 arrive le P. Blusson, lui aussi ancien de Pakhoi ; il prend en charge une classe. Ce qui permet au P. Barreau d’enseigner le français en cinquième et en quatrième, deux nouvelles classes ouvertes dans les nouveaux bâtiments, en attendant l’ouverture de la troisième en 1968.

     

    Comme le P. Elhorga est retenu en France pour d’autres fonctions, le P. Pinsel, qui avait jusque-là travaillé à Cholon (Vietnam) en milieu chinois, est envoyé pour remplacer le P. Elhorga et faire des tournées dans l’île.

     

    Le centre fonctionne à plein ; malheureusement le P. Blusson tombe malade et est obligé de rentrer en France, le 8 août 1967. Le Père décédera peu après son retour. Le départ du P. Blusson cause au P. Barreau une grande tristesse. Il continue cependant avec courage son travail au centre. Mais sa charge et son isolement lui pèsent de plus en plus. C’est pourquoi, au début de 1970, il demande à rejoindre le groupe de Mananjary. Il travaille là environ trois ans comme économe-assistant du groupe, car il ne sait pas le malgache et est ainsi incapable de faire du ministère. Ce n’est pas de sa faute ; à Tamatave, il n’a vraiment pas eu le temps  d’apprendre cette langue. Se voyant ainsi sous-employé et sans aucune perspective de pouvoir travailler en district, il demande à rentrer en France, au mois d’avril 1973. Il était en mission depuis vingt-neuf ans. Il faut le dire : ce sont les circonstances qui l’ont obligé à rentrer, mais c’est ailleurs, en France, qu’il va continuer à exercer son ministère.

     

     

    En France ministère actif : 1973-1981

     

    Mgr Brunon, évêque de Tulle, s’était adressé à la Société des Missions Étrangères pour avoir des prêtres de la Société encore valides et capables d’exercer du ministère dans son diocèse. C’est ainsi que le P. Barreau, au début de 1974, se met au service de l’évêque de Tulle qui l’envoie comme vicaire à Alassac. Voici le témoignage de l’ancien curé d’Alassac avec qui le P. Barreau a travaillé pendant huit ans : « Le P. Auguste Barreau, sur l’invitation de Mgr Brunon, alors évêque de Tulle, est arrivé en Corrèze, en janvier 1974. Il fut dirigé sur Alassac, gros bourg rural de 3600 habitants, où j’étais curé à l’époque.

     

    Je garde un excellent souvenir du Père. Il ne s’agit pas de le parer de toutes les qualités : personne ne peut se vanter de les posséder toutes. Mais ce qui m’a frappé en lui, c’est une grande humilité. Il aurait pu, à juste titre, se vanter de ses « campagnes » de Chine et de Madagascar, et nous donner d’abondantes directives apostoliques. Il n’en fut rien. Comme un bon missionnaire, le Père se mit tout simplement à l’école des Corréziens, essayant de s’adapter à leurs habitudes, s’étonnant souvent de leur peu de foi et surtout de pratique religieuse, mais continuant à semer imperturbablement la bonne nouvelle, la bonne parole.

     

    Il parlait peu de ses missions précédentes ; parfois au cours d’un repas il laissait échapper une confidence sur ses années de Chine, montrant par là combien il restait attaché à ce pays.

     

    Il s’intégrait parfaitement à l’équipe de secteur, prêtres et religieuses, se faisant un devoir de ne manquer aucune réunion, même lorsque des problèmes de santé auraient pu l’en dispenser. Très sensible au caractère fraternel de ces réunions, il aimait côtoyer surtout les plus anciens avec qui il se sentait davantage en communion.

     

    Il avait une grande dévotion à la Vierge Marie et passait chaque jour de longs moments devant le Saint-Sacrement, priant pour la paroisse : ce dont nous lui avons toujours été reconnaissants. Lors de son séjour à Montbeton, bien des Alassacois que l’on aurait pu croire indifférents demandaient souvent des nouvelles du Père, preuve qu’il avait marqué d’une certaine façon cette paroisse.

     

    Pour nous, prêtres du secteur, nous avions gardé l’habitude de le rencontrer à la maison de retraite, au moins deux fois par an, et nous étions heureux de partager avec lui le repas qu’il appréciait, commençant toujours par la phrase devenue rituelle : « Je suis au régime, mais aujourd’hui, je peux bien faire une bonne entorse ».

     

    Après la Chine, après Madagascar, merci P. Barreau de nous avoir consacré huit années d’une vie apostolique bien remplie ».

     

     

    À Montbeton : 1981-1981

     

    Le 21 septembre 1981, le P. Barreau demanda à se retirer à Montbeton. Comme le dit le supérieur de cette maison, le P. Barreau y mena une vie de retraité, partageant son temps entre la prière, la lecture et quelques promenades solitaires dans le parc. Chaque année, il allait, pendant l’été, passer quelques semaines auprès de ses sœurs en Anjou. Il souffrait parfois de troubles cardiaques, mais c’est pour des troubles urinaires qu’il dut être hospitalisé à la clinique Saint-Michel, à Montauban, au début de janvier 1987. C’est là qu’il mourut subitement, le 12 janvier 1987, alors qu’il s’entretenait avec un Père et une Sœur venus lui rendre visite et quelques instants après que l’aumônier de la clinique lui eût apporté la Sainte Communion.

     

    Son corps fut ramené à la maison et le 14, après la messe de Requiem célébrée dans la chapelle de Montbeton, sa dépouille mortelle, à la demande de ses sœurs, fut transférée dans sa paroisse natale, Bourgneuf-en-Mauges, où ses obsèques eurent lieu le 15 janvier.

     

    La cérémonie des obsèques, un peu improvisée en raison des circonstances atmosphériques — il neigeait — ne manqua pas pour cela de vérité et de chaleur. 200 paroissiens étaient là, avec la famille, dans cette paroisse de 600 habitants, communiant au mystère de Dieu qui appelle — d’une façon ou de l’autre — à la Mission. Monsieur le Curé et le P. Durgeaud, montfortain originaire de la paroisse, prirent tour à tour la parole pour rappeler les liens du P. Barreau avec la paroisse et pour situer sa vie missionnaire en Chine et à Madagascar, en lien avec la Mission qui demande à chacun de « mourir pour porter du fruit ». Tout cela fut exprimé simplement au milieu d’une petite communauté qui priait et chantait avec toute sa foi. La famille fit la lecture de l’épître et de la prière universelle.

     

    « Que la mort du P. Barreau reste un appel pour chacun ! » Telle est la brève relation faite des obsèques du P. Barreau à Bourgneuf-en-Mauges. En raison du temps et de l’état des routes, beaucoup de personnes n’avaient pas pu venir.

     

    Terminons cette évocation de la vie sacerdotale et missionnaire du P. Barreau par quelques passages de son testament, daté du 27 février 1986 :

     

    Après avoir donné quelques indications pour l’utilisation de l’argent qui pourrait lui rester au moment de sa mort, le P. Barreau continue : « Au moment de mourir, je remercie Dieu de toutes les grâces qu’il m’a accordées, spécialement de la grâce du sacerdoce. Je suis heureux d’avoir appartenu au Christ toute ma vie et, encore une fois, je lui demande pardon des nombreuses fautes de mon existence. Je remercie tous ceux qui m’ont aidé pendant ma vie sacerdotale ».

     

     

    • Numéro : 3519
    • Pays : Chine
    • Année : 1934