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Jean BALANCHE (1861-1889)

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    M. Jean Balanche naquit à Combe-la-Motte, au diocèse de Besançon, le 13 juillet 1861. Il entra, en septembre 1879, au Séminaire des Missions-Étrangères, où il fit toutes ses études de philosophie et de théologie. Ordonné prêtre le 8 mars 1884, il fut destiné à la Cochinchine Occidentale, où il arriva en mai de la même année.

    Le climat de cette mission et les premiers travaux affectèrent si sérieusement sa santé, que deux ans plus tard, il dut partir pour le sanatorium de Hong-kong ; puis en janvier 1887, il revint demander son rétablissement à l’air natal. Il rentra dans sa mission au printemps de 1888, mais bientôt le mieux qu’il avait éprouvé disparut, et un nouveau voyage en France fut jugé nécessaire. Il partit de Saïgon le 21 avril ; mais, arrivé à Singapore, son état parut tellement grave, qu’il fut débarqué d’office. Quinze jours passés à l’hôpital, et les bons  soins qu’il reçut de la part des Sœurs du Saint-Enfant Jésus, lui permirent de reprendre la mer. Mais à Aden, il dut s’arrêter encore ; cette fois, c’était pour mourir.

    M. Ed. Rastoul des Messageries Maritimes, alors chargé de l’agence à Aden, eut la charité de recevoir sous son toit le pauvre missionnaire. Deux jours plus tard, il écrivait au P. Beauté, Procureur de Marseille, pour annoncer sa mort :« Votre confrères est monté au ciel le jour de l’Ascension, et je considère comme une grâce du ciel de m’avoir permis de le posséder sous mon toit, à ses derniers jours. Grâce à Dieu, nous avons pu lui procurer tout ce qui était nécessaire, sinon pour le faire vivre, du moins pour prolonger ses derniers moments, et le mettre en état de recevoir, avec toute sa connaissance, les derniers sacrements.

    « Une sœur était venue d’Aden, et, pendant les trente-six heures qu’il est resté ici, tous les soins lui ont été prodigués. Mgr Lasserre est venu le 30 pour l’administrer ; dès ce moment, le malade, qui ne rêvait que la France, a été résigné, et s’est disposé à mourir d’un instant à l’autre. Tout le jour de l’Ascension, il a eu à ses côtés la sœur française et un Père Capucin de passage ici. Le soir, à neuf heures en prenant un verre de lait, il a rendu son âme à Dieu. Le lendemain, 31 mars, nous l’avons enterré dans le cimetière d’Aden. J’ai fait placer sur sa tombe une croix de bois. »

    Depuis, elle a été remplacée par une croix de fer, avec une inscription rappelant le nom du missionnaire défunt et la date de sa mort ; et c’est encore M. Rastoul qui a bien voulu se charger de ce soin. Qu’il nous soit  permis de lui exprimer ici l’hommage de notre plus vive gratitude.

    • Numéro : 1591
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1884