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Paulin ALBOUY (1880-1954)

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    I. – LA VOCATION

     

    « Je voudrais bien aller en Chine et être martyr. »

     

    Le futur archevêque de Nanning était le troisième enfant d’une famille de treize, dont quatre moururent en bas âge. Parmi les neuf autres, trois se consacrèrent à Dieu.

     

    C’est dans la paroisse de Camboulazet, au hameau des Tavernes, commune de Carcenac-Peyralès (Aveyron) qu’il naquit le 9 juin 1880 : petit pays qui devait avoir l’honneur de donner à la Société des Missions-Etrangères deux autres missionnaires, les Pères Antoine et Julien Gombert, partis ensemble pour la Corée en 1900, morts ensemble pour la foi les 12 et 13 novembre 1950.

     

    M. et Mme Albouy étaient des cultivateurs aisés et d’excellents chrétiens. Le jeune Paulin avait été inscrit à l’Œuvre de la Sainte-Enfance : déjà très généreux, il donnait ce qu’il pouvait « pour les petits enfants infidèles ». Il en fut récompensé un jour par M. le Curé, qui lui fit don d’un petit livre parlant de missions et de missionnaires ; les sœurs du futur évêque se souviennent encore de la réflexion de l’enfant, alors âgé d’une dizaine d’années, après la lecture de ce livre : « Je voudrais bien, moi aussi, aller en Chine et être martyr, je me laisserais bien tuer pour défendre ma foi, je serais ainsi certain d’aller au ciel tout droit. »

     

    L’instituteur du village, M. Paillasse, lui enseigna les premières notions de la grammaire et du calcul ; les études n’étaient pas très poussées alors, et l’élève passait pour être d’une intelligence moyenne. Dieu devait se servir d’un petit ami, actuellement curé de Lavergne de la Salvetat, M. l’Abbé Imbert, pour le mettre sur le chemin du sacerdoce. Un jour de l’hiver 1893, celui-ci se rendait au presbytère pour prendre une leçon de latin chez l’abbé Latieulé, vicaire, quand il rencontra le petit Paulin sortant de l’école communale : « Ne serais-tu pas content, toi aussi, lui dit-il, de venir étudier le latin avec moi ? – Mais oui, si papa le permet. » Le vicaire, informé de la nouvelle, en parle à M. Albouy et le lendemain, ils étaient deux à se rendre au presbytère où, d’abord sous la direction de l’abbé Latieulé, puis sous celle de l’abbé Cassagne, ils suivirent des cours préparatoires au petit séminaire. Les vacances de 1894 furent aussi consacrées à des répétitions sous la direction d’un élève de rhétorique, l’abbé Barran, et ils entrèrent dès l’automne en quatrième au séminaire Saint-Pierre de Rodez.

     

     

    Aspirant missionnaire.

     

    Le départ des deux frères Gombert pour le Séminaire de la rue du Bac eut-il une heureuse influence sur la vocation de Paulin ? C’est possible. Mais nous savons aussi qu’une lecture spirituelle donnée à cette époque par un missionnaire de passage à Rodez y contribua également. Quoi qu’il en soit, dès l’été 1898, Paulin Albouy demandait à M. le Supérieur du Séminaire de lui faciliter son admission prochaine en philosophie aux Missions-Etrangères de Paris. En septembre, il part donc pour la rue du Bac. Et son père, répondant alors à un voisin qui trouvait bien inutiles les dépenses engagées pour l’éducation de son fils, lui disait : « Si c’était à refaire, je le ferais encore, je voudrais qu’il y en eût beaucoup à suivre son exemple. Ce grand chrétien devait mourir six ans plus tard, quelques mois après le départ de son fils aîné pour la Chine, mais Mme Albouy aura l’honneur de voir celui-ci devenir évêque, elle ne fut rappelée à Dieu qu’en 1940.

     

    En 1898, Paulin Albouy âgé de dix-huit ans, devient donc officiellement aspirant missionnaire. Ses années de philosophie et de théologie le montrent travailleur acharné. Il passe tous ses examens avec des notes excellentes.

     

    Sa piété, nourrie par l’étude, se fortifie, elle s’appuie sur le véritable esprit apostolique. Avec ses confrères, il est gai, enjoué, un peu caustique parfois, mais sans manquer à la charité.

     

    Il est fait prêtre le 21 juin 1903 et reçoit sa destination pour le Kouangsi, province de la Chine du Sud, limitrophe du Tonkin, dans laquelle on meurt jeune et où les chrétiens baptisés dépassent à peine le chiffre de 2.000. Mais le Père Albouy est un fort qui résistera au climat débilitant de là-bas, un vaillant qui ne se laissera jamais abattre par les difficultés ou les soucis : à l’exemple de saint Paul, il puisera toujours sa force en Celui qui l’anime et le soutient.

     

     

    II. – LE MISSIONNAIRE

     

    Il part en 1903. C’est à Wuchow que le Père Albouy débute. Pas de chrétiens en ville, ni même de catéchumènes, mais il va apprendre le chinois tout en rendant service à ses confrères en qualité de sous-procureur. Il étudie d’arrache-pied la langue cantonaise, et il mène tout de suite de front cette étude et celle des difficiles caractères chinois.

     

     

    Nanning (1905-1 910).

     

    Moins de deux ans plus tard, Mgr Lavest l’appelle à ses côtés pour lui faire tenir la procure et diriger en même temps les néophytes et catéchumènes de Nanning. Voilà donc le Père Albouy curé de la cathédrale, mais quelle cathédrale ! Elle sort à peine de terre, et c’est sous sa direction qu’en 1908, elle sera achevée. Le missionnaire est alors déchargé de la procure, il n’aura plus désormais que la seule direction spirituelle du district.

     

    Les cinq années qu’il vient de passer au Kouangsi l’ont rendu maître de la langue, il lit assez couramment le chinois littéraire, et il s’est attaqué déjà à l’étude du mandarin. Il s’assimile aussi de plus en plus la mentalité de ceux qui l’entourent ; il arrivera à avoir un comportement tout à fait chinois, tant dans ses manières que dans son langage, se faisant « tout à tous, comme saint Paul, pour les gagner à Jésus-Christ ».

     

     

    Wuming (1910-1918).

     

    Il visite souvent les villages et marchés situés à des dizaines de kilomètres à la ronde, il se rend même plus loin encore. Bientôt il jettera son dévolu sur le village de Kiangna, puis sur celui de Soupan (Wuming), afin d’y établir une chrétienté. Mais que de tracas et de persécutions locales n’aura-t-il pas à subir dans cette région au climat très malsain, avec une nouvelle langue à apprendre, le tho, qui n’a rien de commun avec le chinois ! Et en 1910, il s’y établira à demeure.

     

    L’année suivante, son nouvel évêque, Mgr Ducœur, l’envoie se reposer à Hong-Kong. Quand il en revient au bout de trois mois, il est déchargé de Nanning, et il est de retour à Soupan, pour y demeurer, au début de 1912. L’empire vient d’être renversé en Chine, on est en pleine révolution. Les avanies reprennent de plus belle, mais le Père Albouy veut tenir envers et contre tout, il arrivera à ses fins. Il s’est construit une chapelle où il peut célébrer à partir de Noël, et il continue l’instruction des catéchumènes. Malgré l’absence de livres dans un pays où personne ne sait lire sa propre langue (le tho, dialecte thaï, n’a pas d’alphabet), le Père enseigne oralement la doctrine, tout en prévoyant bien que ce ne sera qu’au compte-gouttes qu’augmenteront ses ouailles : en 1913, il fait 15 baptêmes, 18 l’année suivante, puis 25, puis 27 en 1915 et en 1916, sans compter les baptêmes administrés à l’article de la mort. Au milieu de tribulations incessantes, le Père pose des jalons pour l’avenir, il plante la croix parmi les Thos de Wuming, et en 1918, Mgr Ducœur décide sa mutation pour un pays moins malsain.

     

     

    Kweiping (1918-1930).

     

    Il se retrouve, avec de vrais Chinois. Il s’installe d’abord à Fongtong, village situé non loin du fleuve, dans une maison louée, et bientôt des conversions se dessinent. Mais la guerre civile se déclenche : le Kouangsi est envahi par les troupes cantonaises, puis c’est une piraterie sans pareille qui devient bientôt générale, sous prétexte de libérer la province. Cela dure près de trois ans, de 1921 à 1924 ! Le Père multiplie les gestes de dévouement.

     

    Une telle charité porte bientôt ses fruits. En reconnaissance, les chefs du pays offrent au missionnaire un bel emplacement, tout près du marché de Paksha, où il bâtira une mission avec ses dépendances : écoles, dispensaire, couvent de religieuses, maison de formation pour catéchistes et école préparatoire pour futurs petits séminaristes.

     

    Le Père Albouy devient de plus en plus populaire parmi les païens. Il parle à tous ceux qu’il rencontre, il s’intéresse à ce que font les travailleurs et les pauvres qu’il aborde. Bientôt il ne peut suffire à la tâche, aussi un aide lui est adjoint en la personne du Père Kiang, prêtre chinois qui mourra confesseur de la foi en 1951 sur le marché de Setsen.

     

    Paksha devient un centre important d’un district de la Mission. On y compte vite quelques centaines de chrétiens baptisés et autant de catéchumènes, chiffres-records pour une province où les conversions sont si difficiles.

     

    Le vicaire apostolique de Nanning, Mgr Ducœur, meurt le 10 juin 1929. Neuf mois plus tard, le 26 mars 1930, le S. Père nommait le Père Albouy vicaire apostolique avec le titre d’évêque de Cidyessus. Quand la nouvelle parvint à Paksha en avril, le missionnaire était absent, il instruisait des catéchumènes dans un village où on eut de la peine à l’atteindre : il fut sans doute le dernier à être instruit de sa nomination.

     

     

    III. – L’ÉVÊQUE

     

    Le 24 août 1930, Mgr Albouy est sacré à Hong-Kong. A ce moment, Nanning est assiégé par les troupes cantonaises. La guerre civile fait rage dans la province : Mgr Albouy n’y arrive qu’à la fin de février 1931.

     

    Dès sa prise de possession, Mgr Albouy prendra comme règle de conduite l’enseignement de saint Paul, et s’inspirera des directives et de l’esprit de Mgr Pallu. Nous avons vu que Mgr Albouy avait choisi comme devise épiscopale : « Sectare caritatem » : « A la recherche de la charité ».

     

     

    Apôtre.

     

    Souvent il faisait la visite complète des districts et stations chrétiennes de sa Mission, donnant des directives à ses prêtres, allant souvent voir ceux-ci, parfois à plusieurs reprises dans la même année, s’occupant des plus petits détails. Dans chaque poste, il est arrivé à si bien connaître une partie des fidèles qu’il peut les appeler par leur nom : cela lui donne une popularité extraordinaire et favorise l’acceptation des consignes. Il voyage à pied, à cheval ou dans des camions décorés du nom d’autocars, sous une pluie tropicale ou par un soleil de feu, mangeant n’importe comment et couchant n’importe où.

     

    En 1930, la Mission ne comptait encore que 5.800 chrétiens. Notre évêque exprimait alors à un confrère le souhait de voir un jour atteint le chiffre de dix mille baptisés « après quoi, ajoutait-il, je pourrai chanter mon Nunc dimittis ». Vingt-deux ans plus tard, quand il sera expulsé de Chine, on pouvait dénombrer pour toute la province environ trente mille chrétiens, malgré l’occupation japonaise et l’emprise communiste à partir de 1949, et cela, grâce au zélé concours des missionnaires américains venus prêter leur aide à ceux des Missions-Etrangères de Paris.

     

     

    Chef.

     

    Homme de devoir, plein de bravoure, toujours confiant en la Providence, il ne s’est jamais départi, même au milieu des plus grandes épreuves, de l’optimisme d’un chef qui sait entraîner ses sous-ordre.

     

    De juillet 1933 à février 1934, un voyage ad limina pendant lequel il accomplit le tour du monde, lui permet d’observer ce qui, du point, de vue de l’apostolat, se passe ailleurs qu’en Chine.

     

    Il revient après plusieurs mois d’absence.

    En novembre 1944, les locaux de l’évêché sont occupés par l’armée japonaise. Monseigneur se retire avec le Père Dalle dans la chrétienté des Cent Mille Monts, non loin de la frontière du Tonkin, et les autres Pères se dispersent. Quand ils rentrent à Nanning, en septembre 1945, ils trouvent l’évêché brûlé.

     

    En janvier 1949, grave accident d’auto ; pas de morts, mais Mgr Albouy reste dans le coma, grièvement blessé : on doit lui couper plusieurs doigts d’une main et il restera longtemps incapable de s’habiller seul, il marchera depuis avec difficulté.

     

    Enfin, le 4 décembre 1949, l’armée dite libératrice entre à Nanning ; le peuple fait fête aux communistes ; il devra vite déchanter. Au début, tout se passe assez bien, mais peu à peu les « libérateurs » montrent leur véritable tactique. Mgr Albouy garde son optimisme, cependant sans trop nourrir d’illusions. Les confrères sont molestés, plusieurs ne tardent pas à être expulsés ; de même des prêtres chinois sont jetés en prison et mis à mort. Cependant les chrétiens resteront fidèles malgré tout.

     

    A Nanning, les premières perquisitions communistes commencent le 13 mai 1952. Dès lors les événements vont se précipiter. Mgr Albouy, arrêté dans la nuit du 10 au 11 septembre, est aussitôt conduit dans une maison, prisonnier ; il subit un interrogatoire le 12, puis comparaît le 17 avec le Père Giraud devant un jury populaire, en présence de plus de mille personnes. La sentence d’expulsion est prononcée ; Monseigneur, qui ne peut rester debout pendant la lecture de cette sentence, est affaissé aux pieds de son missionnaire. Le lendemain 18, ils sont tous deux emmenés sous escorte et partent de Nanning en chemin de fer, d’où ils parviennent après deux jours à Hong-Kong. Mgr Albouy est exténué, mais il ne pense qu’aux Chinois qu’il a quittés, et déjà il envisage de travailler à l’évangélisation de ceux qui se sont réfugiés dans l’île sous protection britannique.

     

    Cependant il part pour la France et arrive à Paris le 26 novembre. A peine descendu d’avion, il se rend à Rome avec son vicaire général le 21 décembre. Le lendemain de Noël, il est reçu en audience privée par le Saint Père : Sa Sainteté Pie XII accueille en Père ses fils persécutés qui ont confessé la foi en Chine il s’informe, il bénit, il approuve, et c’est tout réconfortés par le représentant du Christ sur la terre que les deux missionnaires quittent la Ville éternelle le 4 janvier 1953.

     

    Le 12, Mgr Albouy est enfin à Rodez, fêté comme il convient par ses parents et amis qu’il n’a pas revus depuis 1933. Il repart bientôt visiter dans toute la France les familles de ses missionnaires. Dans les derniers jours d’octobre, il est de nouveau à Paris où il pense rester plusieurs mois. Il décide de reprendre le bateau pour l’Extrême-Orient pour évangéliser les Chinois de la diaspora ; il ne pourra y arriver. Il provoque des générosités pour l’œuvre des réfugiés de Hong-Kong.

     

    Il est de nouveau à Rodez le 2 février, apparemment bien remis et marchant normalement : il voudrait rester un mois chez lui. Mais le 4 dans l’après-midi, il est terrassé par une crise d’urémie, et il meurt chez une de ses sœurs le 6 dans la soirée. Mgr Albouy offrit ses souffrances « pour nos chers Chi­nois prisonniers ».

     

    On célébra ses funérailles le 9 février à la cathédrale de Rodez. Il repose désormais dans son village natal de Camboulazet, parmi les siens.

     

    Avant d’être expulsé de Chine, Mgr Albouy avait nommé administrateur du diocèse un prêtre chinois, Mgr Hôang. Celui-ci est mort le 15 mai 1953 : depuis lors, le diocèse de Nanning fait partie de l’Eglise du silence !

     

     

    Docteur.

     

    Un évêque doit avoir un tempérament de chef, il faut aussi qu’il soit docteur, or on peut dire que Mgr Albouy l’a été. Il avait compris la consigne du grand Apôtre : « Malheur à moi si je ne prêche pas ! » Il y fut toujours fidèle. Partout, il était disposé à prendre publiquement la parole. Déjà au temps de sa jeunesse missionnaire, nous l’avons vu prêcher à temps et à contre-temps, même dans les écoles païennes, comme à Wuming.

     

    L’habitude acquise, son savoir-faire, sa connaissance des langues mandarine, cantonaise et tho lui permirent de s’adresser à tous les milieux selon le langage et la mentalité de chacun, en ville comme à la campagne, à des lettrés aussi bien qu’à des paysans ou des ouvriers sans culture. Quant à la doctrine et à l’exposé des problèmes d’actualité, il les met à la portée de ses auditeurs, brièvement, mais clairement, et résout les objections qu’il sait deviner dans les âmes.

     

    Il a la hantise du salut à procurer à ceux dont il est chargé. Cet amour des âmes se manifeste dans bien des occasions : il est toujours prêt à se mettre au confessionnal, toujours disposé à prendre la parole. Lors des nombreuses visites pastorales de leur évêque, chrétiens, catéchumènes, voire païens sont avides d’écouter cet Européen si simple mais qui a des connaissances si étendues. Et quand ont lieu les retraites des prêtres chinois ou des confrères missionnaires, c’est le moment pour Mgr Albouy de leur exposer la doctrine paulinienne, la doctrine missionnaire : il le fait à sa manière, bonnement, sans phrases, pleinement.

     

    Enfin, pendant les deux années de persécution 1951 et 1952, tous ont besoin de réconfort, tous attendent des directives fermes. Les consignes que donne Mgr Albouy sont droites et justes. Il a du sang-froid, il n’éteint pas la mèche qui fume encore, il ne craint pas non plus de faire voir le chemin qui conduit au schisme afin de garder le sens catholique au cœur des siens. Docteur, il garde un cœur de père.

     

     

    L’homme, le père, l’ami.

     

    Charitable et réaliste, Mgr Albouy était aimé, il savait comprendre les besoins de chacun. D’un caractère « soupe au lait », il était énergique et ne gardait pas rancune. Homme de devoir sa volonté n’était animée que par des vues surnaturelles.

     

    Il était vraiment « père » : à l’égard de ses missionnaires, à l’égard de ses séminaristes qu’il suivait d’aussi près que possible, à l’égard de ses diocésains enfin, pour lesquels il avait la plus grande affection.

     

    Il était aussi un véritable ami pour nous, missionnaires. Parce qu’il était profondément humble et surnaturel, aucun n’était tenté de s’opposer à ce qu’il avait décidé ; on le voyait bien quand, le soir venu, il abordait un confrère auquel il savait avoir fait quelque peine, lui montrait sa sympathie et exprimait son regret de l’avoir inconsciemment contristé.

     

    De telles qualités s’appuyaient sur un sens spirituel profond : en voyage comme chez lui, toujours levé avant 4 heures, Mgr Albouy faisait une longue oraison et priait et étudiait encore longuement dans la journée.

     

    C’est pour cela qu’il fut un si bon et si fidèle ouvrier dans la Vigne du Seigneur. Nous garderons le souvenir de ses exemples et de tout son travail pour Dieu et pour les âmes.

     

     

    • Numéro : 2756
    • Pays : Chine
    • Année : 1903