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Joseph VULLIEZ (1912-1975)

[3572]. VULLIEZ Joseph (1912-1975) né au Biot (Haute-Savoie) le 5 mars 1912, admis au Séminaire des Missions Étrangères en 1932, ordonné prêtre le 5 juillet 1936, partit pour la mission du Cambodge le 15 septembre suivant. Après a-voir étudié la langue à Russey-Keo, il fut chargé en 1939 de la congrégation des Frères de la Sainte-Famille, à Banam. De 1956 à 1965, il fut aussi responsable de lécole de langue installée à Banam. En 1968, il devint curé de Vinh-phuoc (Prêk-Krabao).
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    [ 3572] VULLIEZ Joseph est né le 5 mars 1912 au Biot (Haute-Savoie)  dans le Chablais, au diocèse d’Annecy, dans une famille profondément chrétienne. Joseph a trois frères qui sont devenus prêtres dans le diocèse d’Annecy. Après ses études primaires à l’école du Biot avec sa maman et ses études secondaires au petit séminaire St-François-de-Sales à Thonon, il fait un essai aux Missions Etrangères en septembre 1930, mais revient au grand séminaire d’Annecy pour deux années scolaires. Il entre définiti-vement au séminaire des Missions Etrangères le 31 décembre 1932.

     

    Ordonné prêtre le 5 juillet 1936, il part pour la mission du Cambodge le 15 septembre suivant. Le P. Vulliez va d’abord étudier la langue à la paroisse de Russey-Keo, puis dans la vieille chrétienté de Pinhealu. Mgr Chabalier, qui vient d’être nommé évêque de Phnom-penh, lui confie alors le soin de diriger et de réformer la congrégation des Frères de la Sainte-Famille, fondée en 1931 par Mgr Herrgott. En février 1939, il va pour cela faire un stage chez le P. Sion, à Quinhon, qui a fondé une œuvre similaire. Peu à peu il élabore un règlement et met au point les constitutions de cette congrégation. Il prévoit un noviciat et même un postulat suivant toutes les normes du droit. L’organisation de la congrégation se fait peu à peu et au milieu d’obstacles nombreux notamment pendant l’occupation japonaise et la guerre d’Indochine, de 1945 à 1954.

     

    Malgré tout, la congrégation se développe, et en 1963, elle compte 54 juvénistes, 10 novices et 39 profès. Pendant cette même période, de 1939 à 1968, le P. Vulliez remplit aussi d’autres fonctions: il est longtemps provicaire de la mission et pendant quelques années devient supérieur local des Missions Etrangères. De 1956 et 1965, il est aussi responsable de l’école de langue installée à Banam pour  les jeunes missionnaires du Viêt-nam et du Cambodge. En 1968, le P. Vuillez juge qu’il est temps pour lui de se retirer. Il quitte alors Banam et la direction de la congrégation des Frères de la Sainte-Famille, puis devient curé de la paroisse de Vinh-Phuoc (Prêk-Krabao). Mais son ministère dans cette paroisse située sur le bord du Mékong, en aval de Neak-Luong, ne va pas durer longtemps. Au mois de mai 1970, éclatent de graves incidents au Cambodge et une flambée de nationalisme dresse les Cambodgiens contre les Vietnamiens. Les Vietnamiens regagnent en grand nombre le Viêt-nam. C’est ainsi que le 9 mai 1970, le P. Vulliez, en compagnie des PP. Gouin et Parais, et quelques milliers de Vietnamiens doit quitter le Cambodge et arrive au Vietnam. Les réfugiés sont répartis sous des tentes dans la paroisse de Kiên-Phong, au bord de la Plaine des Joncs. Ils vont y rester pendant trois mois avant de venir défricher la forêt et fonder une nouvelle paroisse à Thông-Nhut, au mois de mars 1971.

     

    Petit à petit, le P. Vuillez va faire construire un presbytère, une école, une église, une maison d’habitation pour les soeurs. La population augmente sans cesse. De nouveaux réfugiés, attirés par le succès de ce centre de réimplantation, rejoignent Thông-Nhut, et en 1975, la population du centre dépasse 4 500 personnes. Quand les communistes attaquent au mois d’avril 1975, le P. Vuillez reste d’abord à Thông-nhut, mais le 16 avril il se décide à partir, accompagné de son chauffeur, le frère Modeste. En cours de route, les Vietcong tirent sur eux: le frère est blessé et le P. Vuillez est tué. Les quelques chrétiens qui sont restés à Thông-Nhut sont avertis par les Viêt-cong. Quand ils arrivent, le corps a déjà été enterré en face de l’église de Hung-Binh, au pied d’un arbre fruitier. Il sera ramené et inhumé le 7 mai à Thông-Nhut.

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1936 p. 235. 284.

    CR 1936 p. 233. 1953 p. 49. 1955 p. 49. 1958 p. 55. 1961 p. 56. 1962 p. 69. 70. 1963 p. 79. 1964 p. 44. 1965 p. 84. 90. 1966 p. 105. 128. 1967 p. 77.

    BME 1930 p. 320. 1936 p. 688. 922. 923. 1937 p. 66. 289. photo p. 41. 1938 p. 60. 1939 p. 214. 283. 292. 875. photo p. 225. 1940 p. 286. 1941 p. 729. 730. 734. 1949 p. 531. 1952 p. 677. 1953 p. 298. 1954 p. 795. 1020. 1028. 1955 p. 152. 544. 567. 903. 905. 906. 1956 p. 74. 75. 654. 657. 658. 1957 p. 169. 968. 971. 1958 p. 71. 570. 862. 974. 1959 p. 636. 639. 873. 976. 1961 p. 758.

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    MEM 1975 p. 37.

     

     

    • Numéro : 3572
    • Pays : Cambodge Vietnam
    • Année : 1936