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Joseph VUILLEMOT (1865-1912)

[1886]. VUILLEMOT, Joseph-François-Alexandre-Stanislas, né à La Marre (Jura) le 7 mai 1865, entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 9 septembre 1887. Prêtre le 21 septembre 1889, il partit le 23 décembre suivant pour la Mandchourie. Après un séjour au séminaire à Cha-ling, il se forma à la vie apostolique à Yang-kouan où il resta deux ans.
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    [1886]. VUILLEMOT, Joseph-François-Alexandre-Stanislas, né à La Marre (Jura) le 7 mai 1865, entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 9 septembre 1887. Prêtre le 21 septembre 1889, il partit le 23 décembre suivant pour la Mandchourie. Après un séjour au séminaire à Cha-ling, il se forma à la vie apostolique à Yang-kouan où il resta deux ans.

    En 1893, il reçut « la direction des grands séminaristes réunis à Moukden ». Dans ses moments de liberté, il s’occupait des chrétientés fondées par M. Noirjean, dans les montagnes situées à l’est de cette ville. Au bout de quelque temps, il fut exclusivement chargé de ces stations, et fixa sa résidence à Hoang-tan-touen. En 1896, il éleva une église dans ce village qui devint le centre d’un mouvement de conversions. Dès l’année 1898, les catéchumènes furent si nombreux qu’une partie du district dut être cédée à d’autres missionnaires.

    Cette même année, le vicariat de la Mandchourie ayant été divisé, Vuillemot appartint à la Mandchourie méridionale. En 1900, les Boxeurs brûlèrent son église. Le missionnaire partit alors pour Tie-ling, et, sous la protection de soldats russes, il réussit à gagner Kharbine avec M. Lamasse, deux religieuses de la Providence de Portieux et quelques chrétiens.

    Cette fuite fut très périlleuse et très dure­ ; il arriva que les fugitifs, sans cesse poursuivis et attaqués, marchèrent 36 heures de suite, presque sans manger. De Kharbine, ils gagnèrent Khabarovka, puis Vladivostok, et enfin le Japon, d’où Vuillemot rentra dans la Mandchourie pacifiée par les Russes.

    Il fit un voyage à Moukden, et y retrouva les papiers et les archives que Mgr Guillon, avant d’être massacré, avait pris la précaution d’enfouir dans le sol. Quelques mois plus tard, il s’installa définitivement dans la capitale de la Mandchourie, rassembla les fidèles, et construisit une nouvelle résidence.

    En 1901, il fut choisi pour provicaire par Mgr Choulet. En 1908, il reprit la direction de son ancien de district Hoang-tan-touen. Il mourut à Moukden, le 6 mars 1912. Son corps repose dans le jardin du séminaire de la mission, à Moukden.

     

    Notes bio-bibliographiques

    C.-R., 1894, p. 10­ ; 1895, p. 20­ ; 1897, pp. 11, 342­ ; 1898, p. 20­ ; 1900, p. 380­ ; 1902, p. 83­ ; 1908, p. 55­ ; 1909, p. 62­ ; 1910, p. 60.

    A. M.-E., 1901, pp. 16, 17­ ; 1910, p. 178.

    Les miss. cath. franç., iii, p. 383.

     

     

    • Numéro : 1886
    • Pays : Chine
    • Année : 1889