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Joseph VOISIN (1797-1877)

[349]. VOISIN, Joseph-Etienne-Polycarpe, naquit le 25 janvier 1797 à Bellevaux (Haute-Savoie). Il commença ses études classiques à Thonon, les continua chez un ami d'Alsace, et les termina à Mélan, commune de Taninges ; il fit ses études théologiques à Chambéry où il fut ordonné prêtre le 31 mars 1822. Nommé vicaire à La Compôte, il y resta huit à neuf mois, et entra le 18 décembre 1822 au Séminaire des M.-E.
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    [349]. VOISIN, Joseph-Etienne-Polycarpe, naquit le 25 janvier 1797 à Bellevaux (Haute-Savoie). Il commença ses études classiques à Thonon, les continua chez un ami d’Alsace, et les termina à Mélan, commune de Taninges­ ; il fit ses études théologiques à Chambéry où il fut ordonné prêtre le 31 mars 1822. Nommé vicaire à La Compôte, il y resta huit à neuf mois, et entra le 18 décembre 1822 au Séminaire des M.-E.

    La maison n’ayant pas un nombre suffisant de directeurs, M. Voisin fut nommé à cette fonction, et officiellement reçu le 18 juillet 1823. Peu de mois après, sur ses instances, on lui permit de partir le 12 janvier 1824 pour le Se-tchoan.

    Il apprit la langue à Ho-pao-tchang, travailla dans le district de Gan-io, puis devint supérieur du séminaire de Mou-pin.

    En 1833, il fut nommé député au Séminaire des M.-E. par les missions de Chine (Se-tchoan, Yun-nan, Kouy-tcheou, Hing-hoa au Fokien)­ ; le 26 mai 1834, il fut « reçu officiellement député »­ ; c’est la formule de sa réception qui n’a été employée que pour lui, sans doute parce qu’il avait été déjà reçu directeur en 1823. Le 13 avril 1835, il était nommé secrétaire du Conseil­ ; les 17 octobre 1839 et 25 octobre 1841, procureur de la recette­ ; il donna sa démission de cette charge le 27 novembre 1843, parce qu’on venait de lui confier la classe de dogme, à laquelle fut ajouté, en 1847, le soin de la bibliothèque. Le 14 octobre 1851, il reprit les fonctions de procureur de la recette, pour redevenir ensuite professeur. Il enseigna tantôt la théologie dogmatique, tantôt le droit canonique, jusqu’en 1875.

    Il avait fait venir de Chine deux corps complets de caractères chinois mobiles, au nombre de 80000­ ; ces caractères furent déposés en 1838 à l’imprimerie royale (nationale).

    En 1848 et 1849, il fut pendant quelque temps procureur de Mgr Blanchet, archevêque d’Orégon.

    En dehors du Séminaire, il s’occupa de la direction spirituelle des Dames de Saint-Maur (religieuses du Saint-Enfant Jésus), tradition léguée par MM. de Brisacier et Tiberge et qui cessa avec lui. Il mourut au Séminaire des M.-E. à Paris le 30 janvier 1877, et fut enterré au cimetière Montparnasse.

     

    Notes bio-bibliographiques

    C.-R. [autographiés­ ; de 1855 à 1859 inclusivement, signés par lui].

    C.-R., 1871, pp. 14, 15­ ; 1872, p. 50.

    A. P. F., i, 1822-25, n° iv, p. 83­ ; ii, 1826-27, p. 202­ ; iv, 1830-31, Les puits de feu, p. 409­ ; Ib., p. 418­ ; vii, 1834-35, p. 666.

    M. C., ix, 1877, p. 257.

    A. M.-E., 1900, p. 117.

    — Am. de la Rel., iic, 1838, p. 149. — Tablet. du Clergé, v, 1824, p. 73.

    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Lett. à l’év. de Langres, pp. 114, 234. — Vie de Mgr de Marion-Brésillac, pp. 67 et suiv., 324, 426, 446. — Hist. de l’Inst. de Saint-Maur, pp. 456 et suiv.

    Notice nécrologique

    — Lettre commune du 31 mars 1877, n° 7, par M. Delpech. — Typographie Georges Chamerot, 19, rue des Saints-Pères, Paris, in-8, pp. 7.

    Portrait

    M. C., ix, 1877, p. 255.

    • Numéro : 349
    • Pays : Chine France
    • Année : 1824